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ICAC : Appel à un véritable partenariat avec les institutions
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ICAC : Appel à un véritable partenariat avec les institutions
?Il y a une loi nouvelle, un système nouveau et une forme spécialisée de criminalité avec le blanchiment d?argent. Il y a toute une éducation à faire pour un vrai partenariat entre la presse, la police, le judiciaire et la population, entre autres. Sans cela, nous n?allons pas réussir dans notre combat.? C?est ce qu?affirme hier Navin Beekarry, le commissaire de l?Independent Commission against Corruption (ICAC) lors d?une rencontre avec la presse.
Sa conférence se situe dans le cadre du lancement demain de son plan d?action sur la prévention et la corruption, un volet important selon les dispositions prévues de la Prevention of Corruption Act.
L?éducation reste le mot clé dans le combat contre la corruption. ?Après discussion avec le ministère de l?Education, un volet du programme scolaire devra inclure le thème de la corruption. Des discussions sont en cours avec l?université de Maurice, mais les modalités restent à finaliser. ? L?ICAC la semaine dernière, a eu des séances de travail sur la corruption à l?intention des jeunes étudiants au collège Royal de Port-Louis.
?La prévention ne se limite pas à des campagnes de sensibilisation, précise Navin Beekarry. Il faut aussi détecter des failles de certains systèmes. C?est ce qui se fait à la douane et à la National Transport Corporation pour l?octroi des permis, entre autres .?
Navin Beekarry, entouré de ses assesseurs, ont aussi fait le point sur le travail accompli. Loin d?être un handicap, soutient-il, les critiques constructives ne peuvent qu?aider, Selon lui, les contestations des avocats et celles ayant trait aux pouvoirs de l?ICAC de même que les jugements en cour, n?entament pas le moral de l?ICAC. Les rapports de l?ICAC avec les autres institutions comme la police et le judiciaire, vont aussi se normaliser avec le temps, dit-il.
Navin Beekarry souhaite aussi que les institutions lui donnent le temps d?atteindre sa vitesse de croisière en rappelant que l?ICAC n?a qu?un an d?existence. ?La législation prévoit une structure moderne et il nous faut du temps pour la mettre en place. Comme toute nouvelle organisation, il y a des erreurs qui ont lieu, mais nous rejetons toutes les critiques hit below the belt.?
Soutien de la population et de la presse
L?ICAC note, d?ailleurs, une hausse des plaintes dénoncées. D?après un récent sondage, la commission a le soutien d?environ 60 % à 70 % de la population. Navin Beekarry reconnaît le soutien de la presse également dans ses enquêtes. La commission aura bientôt un département de presse pour des communiqués hebdomadaires dans un premier temps.
Au lancement demain du plan d?action sur la prévention et la corruption, Barry Rider, un consultant britannique spécialiste de la lutte contre les Economic and Organised crimes, fera un exposé à l?hôtel Hilton. Les autres intervenants à ce séminaire sont Raj Makoond, directeur du Joint Economic Council, Goolamhussen Mohamedbhai, vice-chancelier de l?université de Maurice, et le commissaire de police, Ramanooj Gopalsingh.
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