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Verdict aujourd?hui sur les points légaux débattus
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Verdict aujourd?hui sur les points légaux débattus
Pendant près de trois heures, hier, le comité d?appel du Mauritius Turf Club, présidé par Me Raymond D?Unienville et composé de Hajee Abdullah, Gilles Étienne, Frantz Merven et Robin Ramburn, a écouté les arguments des représentants légaux du MTC et ceux du jockey Jeffrey Lloyd. Ce dernier donnait, en effet, avis d?appel contre une suspension de trois mois et d?une amende de Rs 100 000 que lui avait infligées l?équipe des Racing Stewards dirigée par le Chief Stipe, Alain Rousset, lors de la neuvième journée pour sa monte sur Perfect Warrior, cheval sorti deuxième derrière Lucky Bach dans la Coupe du Cent-cinquantenaire. Le comité d?appel rendra, cet après-midi à 15 heures, son verdict sur les points légaux débattus hier.
Représentant les intérêts du cavalier sud-africain de l?écurie Philippe Henry, Me Yves Hein, assisté de Me Mukund Gujadhur, a, entre autres, dans ses ?grounds of appeal?, contesté la présence de deux personnes au sein de l?équipe des Racing Stewards qui avait sanctionné son client, en l?occurrence Michel Coquet et Stéphane de Chalain. Dans sa plaidoirie, Me Yves Hein a souligné que Michel Coquet, n?étant pas un membre fondateur ordinaire du MTC, n?était pas éligible pour siéger comme commissaire de courses selon les dispositions des Statuts du Club. Il s?est aussi appesanti sur le rôle du Cadet Stipe, Stéphane de Chalain, une fonction décrite nulle part dans les Rules of Racing.
Me Yves Hein a aussi expliqué que selon les Rules of Racing, le comité des Racing Stewards doit être placé sous la responsabilité d?un Chairman. Or, selon lui, à aucun moment dans la transcription de l?enquête, référence est faite au chairmanship. Me Rishi Persum, qui représente les intérêts du MTC, a rétorqué qu?Alain Rousset, le Chief Stipe, agissait de facto comme le Chairman. Me D?Unienville a même fait ressortir qu?à un certain moment, Jeffrey Lloyd s?est adressé au Chief Stipe Alain Rousset en prononçant le mot Chairman. Une remarque qui a, en quelque sorte, détendu l?atmosphère.
Me Yves Hein a conclu, après son exposé, que son client Jeffrey Lloyd n?a pas eu un ?fair hearing? et que le ?rule of natural justice? n?a pas prévalu au cours de l?enquête. Une thèse rejetée avec force par Me Rishi Persum qui a soutenu que le cavalier sud-africain a eu tout le loisir et le temps de se défendre. La non-convocation de l?entraîneur Philippe Henry aux côtes de son jockey lors de l?enquête a aussi donné lieu à diverses interprétations des deux côtés.
Tout cela s?est déroulé en présence d?un Jeffrey Lloyd très attentif. Il était accompagné de son entraîneur, Philippe Henry.
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