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Le soutien de l?Etat réconforte la zone franche
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Le soutien de l?Etat réconforte la zone franche
Et le sourire revient? C?est le cas de le dire. Le conseil des ministres a approuvé les mesures arrêtées lors de la réunion secteur privé-gouvernement le 5 juillet en vue de venir en aide à la zone franche. Mais cette aide risque d?être insuffisante pour contrer les effets des facteurs extérieurs sur lesquels l?Etat n?a aucun contrôle. Les mesures concernent la mise sur pied d?un Policy Invention Committee et d?une Textile Emergency Support Team (TEST).
La première instance, présidée par Paul Bérenger, vice-Premier ministre et ministre des Finances, comprendra d?autres ministres et des membres du TEST. Elle aura pour tâche d?intervenir sur des questions d?ordre général et politique que le TEST lui soumettra.
Ce dernier aura pour principale mission de redynamiser et restructurer les usines engagées dans le textile et l?habillement. Elle fera, avec l?aide des experts, l?évaluation des entreprises en vue de repérer leurs forces et leurs faiblesses dans divers secteurs tels le management, la production, l?organisation, les finances, le marketing.
« Nous sommes heureux de constater que le gouvernement a entériné les mesures recommandées lors de la réunion du 5 juillet au Domaine Les Pailles. Nous allons nous mettre au travail dans le plus bref délai », déclare Mukeshwarsingh Gopal, président de la Mauritius Export Processing Zone Association (Mepza). « Le TEST fera de son mieux pour que l?étude d?un dossier soit complété en un mois. »
L?espoir pourrait venir des Etats-Unis
La mise sur pied de ces deux instances marque le début d?une nouvelle ère de coopération entre le secteur privé et l?Etat. Les relations entre ces deux partenaires n?étaient pas au beau fixe après les critiques formulées contre les mesures du budget 2003-04, jugées insuffisantes pour le secteur manufacturier.
L?une de ces mesures est de rehausser le seuil du programme de financement de la modernisation du secteur, le Development Bank of Mauritius Textile Modernisation Loan Scheme de Rs 5 à Rs 20 millions assorti d?un taux d?intérêt de 8 %.
A la Banque de développement de Maurice, on souligne qu?une procédure rapide sera introduite pour faciliter l?accès des opérateurs de la zone franche à ce fonds de financement. « Cette aide de l?Etat est essentielle. Mais nous devrons nous battre contre les effets des facteurs qui sont hors de notre contrôle. Il s?agit, entre autres, de la compétition que nous mènent les pays producteurs de produits de textile tels que la Chine, l?Inde, le Bangladesh, l?élimination complète des tarifs avec la fin de l?accord multifibre et cette volonté de l?Organisation mondiale du commerce à aller dans ce sens, notre éloignement géographique par rapport aux principaux marchés des produits finis et des matières premières ou encore les délais de livraison qui est passé de dix à 12 semaines à cinq à six semaines. »
Jayen Cuttaree, ministre de l?Industrie quitte le pays ce dimanche à destination de l?Europe. Son itinéraire le conduira, entre autres, à Bruxelles où il participera aux travaux d?une réunion se rapportant au programme de restructuration de l?industrie du textile.
L?Etat ne mise pas seulement sur l?aide qu?il peut trouver auprès de la communauté européenne pour sauver la zone franche. Son regard est également tourné vers les Etats-Unis. Il attend avec impatience une réponse des Américains concernant l?extension de l?Africa Growth and Opportunity Act (Agoa). Maurice souhaite obtenir une dérogation qui lui permettra d?acheter ses matières premières également d?un pays tiers, c?est-à-dire d?un pays qui ne jouit pas des avantages liés à l?Agoa.
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