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Jaya Naugah Associate Professor au MIE
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Jaya Naugah Associate Professor au MIE
- L?un des chevaux de bataille du Gender and Science and Technology (GASAT), dont vous présidez la 11e conférence à Maurice, est la performance des filles en sciences. Comment évaluez-vous cette performance ici ?
Le GASAT est né en 1981 du constat de la régression de la participation des filles en sciences et en technologie. En tant que Head of Department of Mathematics and Science, j?ai noté que cette baisse de performance chez les collégiennes atteint un niveau dramatique. Sur les cinq dernières années, la moyenne des réussites en sciences représente 30 % chez les garçons et moins de 15 % chez les filles.
-A quoi l?attribuez-vous?
Les mathématiques reposent sur une logique de pensée qu?on ne voit pas, ce qui les rend abstraites. Ensuite, elles n?offrent pas beaucoup de débouchés et quand ils existent, ils sont mal rémunérés. Finalement, il y a un manque de modèles féminins qui donneraient aux filles l?envie de les émuler.
-En quoi le GASAT changerait-il cela ?
Le GASAT favorise les échanges et analyse les recherches faites ailleurs. On essaie ensuite d?en adapter les résultats à nos pays.
-Que fait Maurice pour encourager les filles à participer en sciences ?
Nous avons tenté, grâce à un projet pilote proposé par le Commonwealth Secretariat à l?intention de quatre pays de la Southern African Development Community de modifier l?approche innovante dans l?enseignement des sciences. Après une formation des enseignants, ce projet a été proposé en janvier à des enfants de Form III fréquentant 12 écoles publiques et privées de l?île. Une première évaluation a eu lieu en avril. Elle démontre une amélioration au niveau du résultat des sciences et de l?intérêt suscité auprès des élèves. La dernière évaluation est prévue en juillet. Je souhaite que le projet soit étendu car pour devenir une cyberîle, comme le veulent nos décideurs, il faut indéniablement une base scientifique.
- Comment en êtes-vous arrivé à présider cette conférence du GASAT, une organisation internationale regroupant d?éminents scientifiques, ingénieurs et académiques ?
J?ai découvert le GASAT dans une newsletter du British Council. J?ai demandé mon adhésion à titre personnel. Et depuis 1993, j?ai assisté à plusieurs de leurs conférences. Au cours de la dernière, en 2001, j?ai proposé que la 11e rencontre ait lieu à Maurice.
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