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L?US Postal impitoyable dans le contre-la-montre
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L?US Postal impitoyable dans le contre-la-montre
L?US Postal de Lance Armstrong respecte son plan de course à la lettre. Elle s?était fixé comme premier rendez-vous du Tour de France les 69 km du contre-la-montre par équipes Joinville-Saint-Dizier au cinquième jour de course. Elle a décroché sans coup férir sa première victoire dans cet exercice. Elle a pris les huit premières places du classement général et a offert son premier maillot jaune à la Colombie en la personne de Victor-Hugo Pena ainsi récompensé d?avoir réalisé un meilleur prologue que son leader.
Lance Armstrong est désormais deuxième à une seconde. Il en possède 32 d?avance sur Joseba Beloki et 38 sur Jan Ullrich, ses deux principaux rivaux pour le classement général final. Les coéquipiers de l?Américain ont devancé de 30 secondes l?équipe espagnole Once-Eroski de Beloki et de 43 secondes la Bianchi de Jan Ullrich.
Depuis le début du Tour de France, Armstrong, concentré sur les premières étapes qu?il redoute toujours, attendait son heure. Il l?avait fixée à ce 9 juillet et avait déterminé avec son directeur sportif Johann Bruyneel un plan de bataille idéal.
?Nous voulions absolument partir les derniers dans ce contre-la-montre et c?est pourquoi nous avons fait le prologue du mieux possible?, explique Bruyneel. ?Victor-Hugo Pena, Lance et ?Slava? Ekimov ont permis à l?US Postal d?occuper la première place du classement par équipes, ce qui nous donnait un avantage certain.?
Bruyneel était venu en mai reconnaître le parcours puis est revenu mardi soir après la troisième étape. ?Ce matin (NdlR : hier), nous avons fait un briefing très détaillé puis l?équipe a reconnu le parcours à faible allure. Les coureurs avaient en tête ce qui les attendait?, dit-il. ?Nous avons alors décidé une stratégie qui s?est avérée la meilleure : il y avait un vent de face très gênant dans la dernière partie de la course et c?est là que la différence s?est faite. Nous avons donc décidé de partir plutôt lentement et de tout donner dans les 30 derniers kilomètres.?
Au premier pointage, l?équipe Telekom de Santiago Botero, partie à fond, occupait la tête, une seconde devant le Crédit Agricole (Christophe Moreau), sept secondes devant Vini Caldirola (Stefano Garzelli) et Ibanesto.com (Francisco Mancebo), huit secondes devant la Once (Beloki), treize secondes devant la Quick Step (Richard Virenque) et l?US Postal.
<B>La montagne pointe</B>
Sans doute quelques observateurs se remémoraient déjà la performance moyenne du ?Boss? dans le prologue et imaginaient l?amorce de sa défaite. Le démenti est vite venu. Au deuxième pointage intermédiaire (km 44), l?US Postal n?était plus qu?à six secondes du meilleur temps établi par la Once-Eroski. Ibanesto.com était troisième à 11 secondes, la Bianchi de Jan Ullrich quatrième à 18 secondes.
Tout de suite après avoir traversé le village de Montier-en-Der, Lance Armstrong a pris les choses en main. Ses relais, chacune de ses relances faisaient grimacer les siens même si George Hincapie, Viatcheslav Ekimov, Floyd Landis et Victor-Hugo Pena, très efficaces dans cet exercice, ne donnaient pas leur part au chien. Les vingt derniers kilomètres ont servi l?équipe qui n?avait jamais réussi à s?imposer dans cet exercice.
?Avec le vent latéral puis de face, c?était très difficile?, assure Lance Armstrong. ?Au cours de cette étape, je n?avais pas de super sensations, ce n?était pas très fluide mais je suis très heureux de cette victoire que j?attendais depuis longtemps, depuis une deuxième place en 1994 avec l?équipe Motorola.? A l?arrivée, la Once-Eroski, victorieuse à Saint-Nazaire en 2000 et à Chateau-Thierry en 2002, a dû admettre sa défaite.
La surprise est venue de la Quick Step de Richard Virenque, cinquième à 1?23? derrière Ibanesto.com. La Telekom, dont le départ n?a pas été prudent, a fini sixième à 1?30?. L?addition est lourde pour la Cofidis et David Millar qui espéraient prendre la troisième place. Ils sont quatorzième à 2?06?. La Saeco de Gilberto Simoni a perdu trois minutes. L?Euskaltel d?Iban Mayo est reléguée plus loin encore, à 3?22?.
La FDJeux.com a connu un scénario catastrophe. Carlos Dacruz a été victime d?une crise d?asthme dès le deuxième kilomètre et ses équipiers l?ont attendu. Ils ont fini fort mais ont concédé 3?29?. Jean Delatour du maillot jaune Jean-Patrick Nazon n?a pas fait de miracle, concédant 3?37?. ?Nous redoutions surtout la Bianchi qui avait de très bons spécialistes?, dit Dirk De Mol, l?adjoint de Johan Bruyneel. ?Cette équipe a fait du bon boulot aujourd?hui mais elle sera sûrement moins à son affaire en montagne.? Et la montagne pointe à l?horizon. Le Tour du Centenaire l?abordera samedi.
<B>la cinquième étape</B>
Nouveau rendez-vous pour les sprinters
La cinquième étape du Tour de France offre, aujourd?hui, aux sprinters leur avant-dernière occasion de briller avant la traversée des Alpes. Le parcours, assez long de 196,5 km, mènera le peloton de Troyes à Nevers, deux villes qui sont d?anciens rendez-vous du Tour. Troyes a reçu pour la première fois la visite du Tour en 1939 pour une victoire d?étape du sprinter breton René Le Greves et pour la dernière fois en 2000, année où l?Allemand Erik Zabel avait mis un terme à trois années de disette. Troyes est aussi la ville dont était originaire Marcel Bidot, ancien coureur de l?équipe de France dans les années 30 devenu par la suite le très reconnu directeur sportif de cette même équipe de France dans les années 50. Avant de gagner Nevers, la guerre pour le maillot vert, voire pour les secondes de bonification, fera rage lors des trois points intermédiaires de Nitry (km 79,5), de Bailly (km 131) et Bazolles (km 154).
Christophe Mengin (FDJeux.com) défendra son maillot à pois du meilleur grimpeur à Tonnerre (km 57) et à Rennebourg près de Corbigny (km 136). L?arrivée à Nevers sera jugée au terme d?une ligne droite de 200 mètres avec un dernier virage qui fera la décision en cas de sprint. Nevers a la particularité d?avoir organisé le premier contrôle de ravitaillement de l?histoire du Tour de France en 1903 mais a attendu 1962 pour accueillir sa première arrivée d?étape et une victoire de l?Italien Dino Bruni. Son compatriote Guido Bontempi l?avait imité 25 ans plus tard, en 1987, date de la dernière venue du Tour dans la préfecture de la Nièvre.
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