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Un Curepipien nie l?accusation de viol
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Un Curepipien nie l?accusation de viol
La police enquête sur deux doubles viols allégués. L?un s?est déroulé sur les plages de La Preneuse et Tamarin vendredi dernier. La victime est une habitante de Chamarel âgée de 32 ans. Un suspect, un Curepipien, a été appréhendé. L?autre victime est une Sud-Africaine de 20 ans. Elle a été agressée le samedi 28 juin à La Cuvette, Grand-Baie.
Pour le viol allégué de La Preneuse, le Curepipien, âgé de 26 ans, nie les faits qui lui sont reprochés et parle de consentement. Arrêté hier, il comparaît devant le tribunal de Bambous ce matin sous une accusation provisoire de viol. La police n?objectera pas à sa remise en liberté sous caution.
Dans le cas du viol dans le Nord, la Criminal Investigation Division de Grand- Baie est sur la piste d?un témoin, un employé de discothèque, qui pourrait les aider à retrouver l?un de deux suspects. La Sud-Africaine devait se rendre dans cette discothèque vendredi soir.
La jeune femme habitant Chamarel assistait pour sa part à un mariage au chassé de Yemen. Mère de deux enfants et vivant séparée de son époux depuis deux ans, elle s?y est rendue seule. Au cours de la soirée, elle fait la connaissance d?un merchandiser d?une compagnie d?informatique.
<B>Pas de consentement</B>
Ce dernier lui propose de la raccompagner. Selon les dires de la femme, au lieu de continuer vers Chamarel, le conducteur se rend sur la plage publique de Tamarin où il aurait abusé d?elle une première fois. Dans sa déposition consignée en présence de Me Hervé Lassémillante, elle affirme qu?elle n?était pas consentante.
L?accusé accompagné de son homme de loi, Me Siddhartha Hawoldar, s?est rendu au poste de police de Rivière-Noire hier. Dans sa version des faits, il explique qu?ils ont bien eu des relations sexuelles pour la première fois à Tamarin. Mais la victime était consentante. Lorsqu?ils ont vu une patrouille de l?Emergency Response Service (ERS), ils se sont rendus à La Preneuse et auraient eu des relations sexuelles une nouvelle fois. Le Dr Sudesh Kumar Gungadin, médecin légiste, a décelé pour sa part une petite égratignure au genou gauche de la victime. Le présumé agresseur a également été examiné lundi.
Le Sud-Africaine était quant à elle en compagnie de son petit ami devant la discothèque. Elle a une discussion avec ce dernier qui a été interdit d?accès par les videurs. La jeune femme décide d?y entrer seule et lorsqu?elle ressort quelques minutes après, elle ne voit pas son compagnon.
Il est presque quatre heures du matin. Un groupe de personnes se trouve à proximité de la discothèque. Pensant que son ami est parti au poste de police, elle leur demande où se trouve le poste le plus proche. L?un des hommes présents propose de l?y emmener. Ce dernier se rend cependant à la plage publique de La Cuvette. La Sud-Africaine interroge le ?Bon Samaritain? et ce dernier qui s?exprime bien en anglais, lui répond ?qu?il l?emmène voir des gardes-côtes?. Mais il abuse d?elle derrière les toilettes publiques de la plage.
A ce moment, un autre homme qui se trouvait à proximité de la discothèque arrive et la viole également. Les deux hommes n?hésitent pas à l?informer qu?ils se servent de préservatifs pour se protéger contre le sida, précise la victime.
Après avoir satisfait leurs pulsions sexuelles, ils reconduisent la Sud-Africaine près de la discothèque. Elle rentre chez elle dans un bungalow à Grand-Baie. Dans l?après-midi alors qu?elle se balade dans la localité, elle croise ses deux agresseurs. Elle décide donc de les dénoncer à la police mais les deux hommes ont vite fait de disparaître. La Sud-Africaine consigne une déposition formelle à la police. Le Dr Gungadin l?examine le lendemain. La victime était en vacances à Maurice pour une semaine. Elle a regagné son pays vendredi dernier.
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