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De la décrispation a la convergence
Il y a du nouveau dans la zone franche. Les entreprises de textile en difficultés auront un nouveau recours. Le ministère des Finances finalisera bientôt la composition et le fonctionnement de deux comités de gestion.
C?est le dégel. La réunion tenue hier au Domaine Les Pailles entre le gouvernement et le secteur privé a pris fin plus tôt que prévu sur un ton consensuel. Pas moins de douze membres du cabinet représentaient le gouvernement.
Franche et positive, ces deux mots sont souvent revenus lors des interventions des principaux porte-parole du gouvernement et du secteur privé. Le Premier ministre et le président du Joint Economic Council (JEC) se disent convaincus que le salut ne peut venir que d?une collaboration entre le gouvernement et le secteur privé. Ainsi, à la requête du JEC et après une analyse à trois volets de la situation économique, une Emergency Management Team et une Policy Intervention Team seront mises en place. Il s?agit d?étudier au cas par cas, les problèmes des entreprises de la zone franche.
Le ministère des Finances a été mandaté pour préparer un projet définissant le mode de fonctionnement et la composition de ces deux unités. À cet effet, un document sera présenté à la prochaine réunion du Conseil des ministres.
« Quick response » pour les problèmes La Management Team comprendra des gestionnaires de calibre. Elle aura notamment pour tâches de permettre aux entreprises d?utiliser au maximum l?Equity Fund disponible à la Banque de Développement pour la modernisation du secteur textile et de permettre aux entreprises d?avoir des fonds de roulement.
La Policy Intervention Team qui sera présidée par le vice-Premier ministre et ministre des Finances aura la responsabilité d?aplanir les difficultés pratiques. L?objectif de ces deux instances est de tout mettre en ?uvre pour offrir un « quick response » aux problèmes des entreprises « viables et profitables ».
Les deux partenaires se sont aussi entendus sur le fait de doter le pays de facilités pour la création d?un centre régional de formation ? Regional Knowledge Industry ? susceptible de former des cadres dans le domaine de la technologie informatique, l?hôtellerie, le textile et la mécanique. Le chef du gouvernement se dit pour sa part satisfait de cette rencontre. « Elle a été globalement positive. Nous l?avons abordée avec un esprit ouvert et je suis heureux de voir que le secteur privé est venu avec des suggestions valables. Elle nous a permis d?éclaircir de nombreux points et nous sommes tous convaincus que si nous mette la tête ensemble nou pou réussi. Nous sommes conscients qu?il n?y a pas de baguette magique pour régler d?un coup les problèmes de l?emploi. Nous sommes tous d?accord qu?il nous faut surtout privilégier la création d?emplois viables, profitables et productifs. » Sir Anerood souligne que « la lutte pour sauver la zone franche doit être menée non seulement à Maurice mais à la fois à Bruxelles, à Genève et aux États-Unis ».
Sauver la zone franche
Gilbert Espitalier Noël, président du JEC, a de son côté rendu hommage aux efforts du ministre de l?Industrie sur le plan international en faveur de la zone franche. Tout comme le Premier ministre et le vice-Premier ministre, le principal porte-parole du secteur privé est satisfait que la réunion a « débouché sur du concret ».
Il a aussi dit son inquiétude face au downgrading de la Mauritius Commercial Bank par Moody?s Investors Service. Selon lui, cette décision risque d?influencer le tissu économique du pays. Il souhaite ainsi que « toutes les parties concernées mesurent leurs actions et leurs décisions. » Raj Makoond, le directeur du JEC, explique que les propositions avancées hier, visent « à sauver ce qui peut encore l?être dans la zone franche ».
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