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Navin Ramgoolam cible le commissaire de police
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Navin Ramgoolam cible le commissaire de police
L?opposition se tourne vers le commissaire de police, Ramanooj Gopalsingh, après avoir fustigé le ministre des Finances, Paul Bérenger pour son dernier budget. Le leader de l?opposition a essayé de démontrer, exemples à l?appui, que le CP n?agit pas en toute indépendance et se laisse influencer par les politiciens.
L?arrestation et la libération sur parole de l?assistant directeur général de la Mauritius Commercial Bank (MCB), Philippe Forget a fait déborder le vase. Selon Navin Ramgoolam, le CP a d?abord ordonné l?arrestation du n° 2 de la MCB dans le cadre de l?enquête de l?Icac sur le scandale financier. Ramanooj Gopalsingh a ensuite fait volte-face et l?a libéré sur parole à la suite de l?intervention de l?avocat de ce dernier, Me Ivan Collendavelloo. « D?abord, le CP, convaincu par les arguments de l?Icac, ordonne l?arrestation de Philippe Forget. Mais deux heures après, il change d?avis et le libère sur parole. Pourquoi ? »
Navin Ramgoolam a fait ressortir qu?un autre avocat de Philippe Forget, Me Bala Padiachy, n?a pas pu obtenir la libération de son client. « Pourquoi le secrétaire général du MMM, Me Collendavelloo, a-t-il réussi là où Me Padiachy a échoué ? »
Selon lui, une conversation téléphonique aurait eu lieu entre Paul Bérenger et Me Ivan Collendavelloo, alors que Philippe Forget était en détention policière. « Li clair ki finne éna ingérence du vice-Premier ministre pour relâche l?assistant directeur général de la MCB. »
La permission du CP
Le leader de l?opposition a fourni d?autres arguments qui, à son avis, démontrent que le CP a cédé à la pression des politiciens au pouvoir. Il a cité, entre autres exemples, le transfert des policiers de l?ex-Economic Crime Office (Eco) devant l?imminence de l?arrestation du ministre Cuttaree.
« Pourtant, en vertu de la section 71.4 de la Constitution, le CP est censé agir indépendamment de toute pression », soutient Navin Ramgoolam. Pour ce dernier, cette loi démontre bien que ni le Premier ministre, ni le vice-Premier ministre ne peuvent intervenir auprès du CP. « Mais Constitution finne violée car CP finne agir sous ingérence. »
De son côté, Ramanooj Gopalsingh rejette ces accusations. « J?ai usé de mes pouvoirs discrétionnaires après la demande de l?avocat de M. Forget. Ce n?est pas la première fois que je le fais, surtout lorsque j?ai l?engagement de l?avocat que son client ne compte pas échapper à la justice. »
Le leader de l?opposition a aussi affirmé que ce n?est que le 27 juin que le CP a décrété que les policiers attachés à l?Icac devaient le consulter avant toute inculpation ou arrestation. « C?est après arrestation Forget ki policiers attachés avec l?Icac népli kapav agir indépendamment. »
Le CP explique pour sa part qu?il a toujours donné des instructions à l?Icac en ce qui concerne les inculpations et les arrestations. « Il n?y a aucun conflit entre la police et l?Icac. »
Manque de détermination
Évoquant sa PNQ sur cette affaire à l?Assemblée nationale, Navin Ramgoolam a révélé que le Premier ministre a répondu qu?il n?était pas au courant que Philippe Forget avait contesté la validité de son arrestation.
Navin Ramgoolam a aussi souligné que ni l?ancien ministre du Logement, Mookeshwur Choonee, ni Robert Lesage, ni la comptable du NPF, Ameena Rojoa, n?ont bénéficié d?un traitement de faveur.
Pour lui, cela montre le « manque de détermination » du gouvernement de lutter contre la corruption. Il affirme que l?opposition « ne croisera pas les bras ». Navin Ramgoolam a aussi brièvement abordé l?ordre et la sécurité publique. « Personne ne se sent en sécurité à Maurice », a-t-il déclaré d?un ton catégorique.
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