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Une seule voix

21 février 2013, 20:00

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Air Mauritius a entendu les cris de ses partenaires rodriguais. C’est une bonne chose. En début de semaine, le responsable de communication de cette compagnie, Fooad Nooraully, a annoncé que les tarifs d’avant le premier février seront réintroduits à partir du 20 de ce mois.

Cette annonce a provoqué un ouf de soulagement chez beaucoup qui craignaient surtout l’opacité de ce système et son effet sur les personnes qui sont obligées de voyager en urgence pour des raisons familiales en cas de maladie, de mortalité ou autres. Ils soupçonnaient que la compagnie pouvait, à sa guise vendre les billets au prix qu’elle voulait. Il est d’ailleurs un fait que, même les personnes qui ont acheté leurs billets à la dernière minute tout récemment, ont pu bénéficier du tarif à bon marché. Il est clair que les choses n’allaient pas être tout le temps pareilles. Est-ce que c’était une stratégie bien calculée pour apaiser les colères qui venaient de toute part ?

Quoi qu’il en soit, nous estimons que dans le contexte actuel, Air Mauritius a pris une sage décision en réintroduisant l’ancien tarif.

Ce qui a contribué largement à ce dénouement est le fait que la quasi totalité des «opinions leaders» et la société civile étaient sur la même longueur d’onde. C’est un fait rare à Rodrigues. On peut dire qu’on s’est mis debout comme un seul homme pour exprimer une revendication commune. Au-delà de ce qui est arrivé et ce qui arrivera, c’est un fait qui mérite d’être inscrit en lettre d’or dans notre histoire. Cela démontre que l’esprit d’opposition systématique n’a pas toujours le dernier mot. On a le droit d’espérer que dans d’autres circonstances on pourra parler d’une seule voix quand le besoin se fera sentir.

Un élément qui attire l’attention en ce moment, c’est le fait que désormais les Mauriciens qui veulent bénéficier d’un Special Holiday Package (SHP) doivent acheter leurs billets 15 jours avant le départ. Or, de nos jours, les vacanciers se décident de plus en plus à la dernière minute pour effectuer leur voyage. Il y a le cas d’un groupe de dix personnes qui s’était organisé en l’espace de quelques jours pour venir à Rodrigues. Ces personnes ont dû annuler quand elles ont appris qu’elles n’allaient pas bénéficier du SHP.

On ne comprend pas la logique derrière cette mesure. C’est un handicap pour les voyageurs, pour les opérateurs touristiques et pour la compagnie d’aviation qui désormais aura davantage de peine à remplir les places libres à la dernière minute.

 

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