Publicité
Affaire Harte : des responsables de la police convoqués par le Premier ministre vendredi soir
Par
Partager cet article
Affaire Harte : des responsables de la police convoqués par le Premier ministre vendredi soir
Navin Ramgoolam a reçu les principaux chefs de la police ayant supervisé le dossier Harte vers 18 heures ce vendredi 13 juillet 2012. Plus tôt, le chef de la police s’est entretenu avec l’équipe d’enquêteurs pour passer en revue le dossier. Le PMO a ensuite fait savoir que tout sera fait pour traduire les auteurs de ce crime en justice. 
A peine 24 heures après qu’un jury ait blanchi à l’unanimité les deux accusés dans le procès concernant le meurtre de la touriste irlandaise Michaela Harte à l’hôtel Legends, le Premier ministre s’est entretenu avec les principaux responsables de la police. Vers les 18 heures ce vendredi 13 juillet 2012, Navin Ramgoolam a reçu, entre autres, le commissaire de police, Dhun Iswur Rampersad , son adjoint, Ravin Sooroojebally, responsable de la police criminelle, l’assistant commissaire Yousoof Soopun, patron de la Major Crimes Investigation Team (MCIT) , le Dr Sudesh Kumar Gungadin, chef du service médico-légal de la police, et l’inspecteur Sunildutt Nuckcheddy, responsable du poste de police de Grand-Gaube, à son bureau, au bâtiment du Trésor, à Port-Louis. Le directeur du National Security Service, l’adjoint au commissaire de police, Dev Jokhoo, et le Directeur des poursuites publiques (DPP), Me Satyajit Boolell  S.C, étaient également présents.
En sa qualité de ministre de l’Intérieur, le chef du gouvernement a, comme Dhun Iswur Rampersad l’a déclaré aux autres officiers impliqués dans cette affaire plus tôt dans l’après-midi de vendredi, fait part de son appréciation quant à la façon dont l’enquête a été menée dans cette affaire. Peu d’informations transpirent de cette réunion au sommet, sauf qu’elle a duré un peu moins d’une demi-heure et que de ceux qui s’étaient pointés au Treasury  Building, une douzaine d''officiers subalternes a dû faire le pied de grue sans pouvoir rencontrer Navin Ramgoolam.
Plus tôt dans l’après-midi, ces mêmes officiers engagés dans l’enquête sur le meurtre de Michaela Harte avaient été convoqués aux Casernes centrales pour un debriefing. Le rendez-vous était prévu aux alentours de 14 heures. Mais le commissaire de police étant pris avec les questions parlementaires de mardi prochain, il ne les a reçus que trois heures plus tard. Pendant une vingtaine de minutes, il a indiqué que l’équipe « a bien fait son travail » et qu’il faut respecter la décision du jury.
Toujours concernant le procès, le chef de la police a fait ressortir à ses hommes que le représentant la poursuite aurait été mieux inspiré de rappeler aux jurés, lors de son réquisitoire, que les allégations de brutalité policière ont toujours été brandies par les avocats de la défense lors des procès criminels. Il a aussi souligné à un officier, dont c’étaient les premiers pas dans une affaire criminelle, que son témoignage en Cour a donné au monde une mauvaise image de la police mauricienne.
Dhun Iswur Rampersad a aussi saisi l’occasion pour souligner à ses officiers qu’ils doivent désormais revoir leurs méthodes d’investigations. En se mettant en quête de preuves scientifiques. Il a donc réclamé davantage de vigilance de la part des experts de la Scene of Crime Office (SOCO) et du Forensic Science Laboratory (FSL) lorsqu’ils se rendent sur le lieu d’un crime. 
Vers les 20h15, le bureau du Premier ministre a émis un communiqué, en anglais, pour dire que l’État et le peuple mauricien comprennent et partagent la douleur des familles Harte et McAreavey concernant cette affaire. Le texte ajoute que le gouvernement considère « toutes les options » quant aux actions futures afin de traduire les auteurs de ce crime en justice.
 
Publicité
Publicité
Les plus récents