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A Grande-Retraite : il tue sa maîtresse d’un coup de marteau avant d''ingurgiter du poison

12 juin 2012, 20:00

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A Grande-Retraite : il tue sa maîtresse d’un coup de marteau avant d''ingurgiter du poison

Vishnu Bungaree, 55 ans, a fracassé le crâne de sa maîtresse, Marie Christiane Moussa, 45 ans, à l’aide d’un marteau. Il a ensuite bu du pesticide avant de se faire admettre à l’hôpital de Flacq. Le mobile serait la jalousie.

Six mois après le meurtre d’une handicapée de 65 ans par sa belle-sœur, le village de Grande-Retraite est frappé par un nouveau drame. Le cadavre de Marie Christiane Moussa, née Pierre-Louis, une employée de maison, a été retrouvé vers 20h30 ce mardi 12 juin 2012 dans une dépendance de la propriétaire sucrière de Constance qu’elle occupe avec quatre de ses huit enfants.

D’après un constat préliminaire conduit à 23 heures par le chef du service médico-légal de la police, le Dr Sudesh Kumar Gungadin, la victime, âgée de 45 ans, a été tuée d’un coup de marteau « carré » à la tempe. Selon l’hypothèse privilégiée par la police de Brisée-Verdière et de la CID de Flacq, basée sur la position du cadavre, la victime a été surprise durant sa sieste.

Jusqu’ici, tout laisse penser que c’est l’amant de la mère de famille, Vishnu Bungaree, dit Bala, 55 ans, qui a commis le crime. Cet habitant de Grande-Retraite est considéré comme le meutrier étant donné qu’il a ingurgité du pesticide dans les minutes suivant le drame.

Il se trouve actuellement à l’unité des soins intensifs de l’hôpital de Flacq, où il s’est rendu après son forfait. Son état est considéré comme étant très critique, la police estimant qu’il pourrait y laisser la vie. Quand il s''est rendu dans cet établissement vers les 14 heures, il a déclaré à un proche de la victime avoir commis un assassinat mais nul ne l''a pris au sérieux, étant donné qu''il était dans un état second.

Selon les renseignements fournis par le Dr Gungadin aux enquêteurs, Marie Christiane Moussa est décédée dans la matinée de mardi. Soit aux alentours de 10 heures après que la victime eut accompagné sa cadette à l’arrêt du bus afin qu’elle puisse se rendre dans l’école prévocationnelle qu’elle fréquente. Lorsque celle-ci ainsi que sa sœur de 16 ans sont rentrées de classe, vers 16 heures, elles ont regardé la télévision dans le salon, ignorant que leur mère gisait sans vie dans le « godon » fermé avec un cadenas.

Ce n’est que vers 20h30 que l’un des fils de Marie Christiane Moussa, Marc, 21 ans, a découvert la clé du cadenas. Il venait de rentrer du travail et cherchait du pain pour se restaurer. En ouvrant la porte cadenassée, il est tombé sur le cadavre de sa mère. Il a alors averti la police.

Un fort contingent d’enquêteurs mené par l’assistant commissaire de police (ACP) Chummun, Divisional Commander de l’Est, était sur place jusqu’à fort tard ce mardi. Ce n’est qu’aux environs de minuit que la série de prélèvements par des agents de la Scene of Crime Office (SOCO) s’est terminée.

« Mo ti pé manzé kan mo frer ine appel mwa. Line dire mwa mama ine mort. Mo l’assiette ine sape dans mo lamé. Mone dire li kiété ? » lâche Kamel, 30 ans, rencontré sur place vers minuit. Cet habitant de Roche-Bois explique que ses frères et lui-même n’ont jamais tenu Vishnu Bungaree en odeur de sainteté. D’autant qu’il est marié et que leur mère, séparée de leur père, disait toujours qu’il la fatiguait et qu’il était un homme jaloux.

Cela faisait deux ans que Vishnu Bungaree entretenait une liaison avec la victime. Le couple avait plus de bas que de hauts. Aux dires de Virginia, 16 ans, la cadette de la famille Moussa, rien que durant la semaine écoulée, les deux se disputaient.

La victime lui reprochait de passer son temps à boire et d’avoir perdu son emploi à l’hôtel Belle-Mare Plage. Elle menaçait de le quitter, ce qui l’aurait mis hors de lui. « Mo mama ti pé dire li ki line kit travaye pou veille li. Li ti pé envie kit li akoz li zalou », clame Virginia en présence de ses aînés.

Devenu oisif, explique Kamel, Vishnu Bungaree déprimait à vue d’œil. Il buvait jusqu’à trois bouteilles de bière ou de Guinness chaque soir. Surtout lorsqu’il venait rendre visite à leur mère. L’ainée de la fratrie, qui vient de sortir de prison, a tenté de lui faire entendre raison.

Originaire du quartier de Madame Azor, Goodlands, Marie Christiane Moussa avait trouvé un emploi de femme de ménage chez un cadre de la propriété sucrière de Constance peu après sa séparation avec son époux, un maçon. D''autant qu’elle devait subvenir aux besoins de ses deux plus jeunes enfants.

Les funérailles de la victime auront lieu à la mi-journée d’aujourd’hui à Poudre-d’Or, chez sa sœur. Ce, après réception du corps auprès de la police, l’autopsie étant prévue dans la matinée de mercredi, le médecin légiste étant assigné comme témoin dans l’affaire Michaela Harte, aux Assises.


Les dernières reactions
 
Education de la societe
 
Par:-pimaconfi Jun 13, 2012
 
Tout ces crimes prouve que la societe de Maurice est Malade. En pleine decadence. Je pense que la loi n''est pas assez severe. Que se soit par Jalousie ou autre personne n''a le droit de faire du mal a quelqu''un.

 

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