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Affaire L’Amicale : le recours à la Cour suprême «une perte de temps»

7 septembre 2013, 00:39

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Affaire L’Amicale : le recours à la Cour suprême «une perte de temps»

Refusant de trancher ce dossier, la commission de pourvoi en grâce a redirigé Me Rama Valayden vers le nouveau Criminal Appeal Act. Mais celui-lui ci est-il un vrai recours pour les quatre condamnés de l’affaire L’Amicale ? D’aucuns émettent des doutes…

 

C’est hier, vendredi 6 septembre, que la décision de la commission de pourvoi en grâce est tombée : la présidence ne va pas gracier les condamnés. Mais elle réfère les quatre condamnés de l’Affaire L’Amicale au  Criminal Appeal (Amendment ) Act de 2013. Il est entendu que, selon cette loi, ce recours sera lui-même sujet à un «filtering process» de la Human Rights Commission qui décidera si l’appel est apte à être présenté au Appeals Tribunal de la Cour suprême. Si Me Rama Valayden, auteur du rapport Wrongfully Convicted, aidé d’un panel d’avocats, compte étudier cette proposition durant le week-end, Me Yousouf Mohamed, Senior Counsel, est, lui, d’un grand réalisme en disant que ce serait une perte de temps de porter l’affaire à la Cour suprême.

 

L’analyse catégorique de cet ancien avocat des condamnés démontre à quel point le refus de la grâce présidentielle est un coup dur pour les quatre condamnés qui, selon lui, n’ont pas de «fresh and compelling evidence» à présenter à la Cour suprême pour motiver un appel bien que cet appel reste une option théorique.  On se souvient aussi que le MMM au Parlement avait refusé de donner son appui au gouvernement sur l’amendement du Criminal Appeal Act car les mauves jugeaient aussi que le critère de «fresh and compelling evidence» était une barre trop haute pour y accrocher l’espoir que les quatre condamnés seraient libérés, ces nouvelles preuves n’ayant pas été obtenues.

 

Mais il n’empêche que Me Rama Valayden mais aussi les proches des condamnés de l’Affaire L’Amicale gardent espoir.  Contactée par l’express Rozina Sumodhee, l’épouse de Khaleeloudeen Sumodhee, se dit sous le choc. «Sa desizyon finn debalans ein pe mo leta despri. Me nou gard konfians. Nou ti krwar li pou sorti. Me malheureusement li pa finn grasye.Nou byen trist ek sagrin», a-t-elle déclaré.

 

 

Me Rama Valayden affirme également qu’il ne compte pas abandonner la lutte. Il compte solliciter une rencontre avec le Premier ministre, notamment pour évoquer l’institution  d’une commission d’enquête.  Il annonce également une marche strictement pacifique en faveur des quatre condamnés.

 

Pour rappel, sept personnes avaient péri dans cet incendie criminel survenu en 1999: l’épouse du propriétaire

de L’Amicale, Yeh Ling Lai Yau Tim, âgée de 44 ans, et ses deux enfants, la baby-sitter Jeanette Ramboro, enceinte de huit mois, le manager de L’Amicale, Jean Alain Lau Min, âgé de 34 ans, Krishna Luckhoo et Hakim Fauzy. Par la suite, quatre personnes ont été condamnées : Sheik Imran Sumodhee, Khaleeloudeen Sumodhee, Abdool Naseeb Keeramuth et Muhammad Shafiq Nawoor.

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