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Santé

Virus Nipah: vigilance renforcée en Asie et au niveau local après deux cas en Inde

1 février 2026, 05:00

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Virus Nipah: vigilance renforcée en Asie et au niveau local après deux cas en Inde

■ Les chauves-souris frugivores, principales porteuses du virus Nipah, ne sont pas présentes à Maurice.

Alors que 2026 débute à peine, l’État du Bengale occidental, dans le Nord-Est de l’Inde, a confirmé deux cas d’infection au virus Nipah. En réaction, plusieurs pays voisins ont renforcé leurs mesures de surveillance pour éviter toute propagation.

Depuis le 24 janvier 2026, la Thaïlande contrôle environ 700 passagers par jour en provenance du Bengale occidental dans les aéroports de Suvarnabhumi, Don Mueang et Phuket. De son côté, le Népal a intensifié les contrôles à l’aéroport de Katmandou ainsi qu’aux postes frontaliers terrestres.

Le virus Nipah, identifié pour la première fois en 1998 en Malaisie, se transmet principalement des animaux à l’homme, notamment par les chauves-souris frugivores, les porcs ou les chevaux infectés, et par la consommation de fruits contaminés. La transmission interhumaine est également possible, notamment au sein des familles ou dans des hôpitaux surpeuplés. La période d’incubation varie généralement de trois à quatorze jours, mais peuvent atteindre quarante-cinq jours dans de rares cas.

Les symptômes sont variés et parfois graves. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), certains patients restent asymptomatiques, mais la majorité développe fièvre, troubles respiratoires et neurologiques comme maux de tête, confusion, somnolence ou vertiges. D’autres organes peuvent être touchés, entraînant fatigue, frissons, vomissements ou diarrhée. Les premiers signes peuvent ressembler à ceux d’une grippe, d’une angine ou même du Covid-19, ce qui complique le diagnostic. Dans les cas les plus sévères, le virus peut provoquer un gonflement du cerveau, souvent fatal. Le taux de mortalité varie entre 40 et 75%.

Aucun traitement spécifique ni vaccin n’existe pour le moment. La prise en charge repose sur un soutien médical intensif et sur une détection précoce des cas. L’OMS insiste sur l’importance de la prévention: éviter le contact avec des animaux malades, protéger les aliments, respecter strictement l’hygiène des mains et isoler les patients présentant des symptômes suspects.

À l’échelle locale, le Dr Fazil Khodabocus, directeur par intérim des services de santé, rassure : «Les chauves-souris frugivores ne sont pas présentes sur l’île. Nous surveillons néanmoins tous les passagers venant du Bengale occidental. L’hôpital de Souillac dispose d’une unité d’isolement et des tests nécessaires pour détecter tout cas suspect».

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