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Enregistrement des chiens

Vétérinaires et défenseurs des animaux réagissent vivement

3 octobre 2025, 11:00

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Vétérinaires et défenseurs des animaux réagissent vivement

Depuis le 1ᵉʳ octobre, l’enregistrement et le microchipping des chiens sont devenus obligatoires, conformément à une décision du Conseil des ministres du 26 septembre. Cette mesure, inscrite dans les articles 31 (1 et 3) de l’Animal Welfare Act, vise à encadrer la gestion des animaux domestiques et à lutter contre l’errance canine.

Dans un communiqué, la Mauritius Society for Animal Welfare (MSAW) a fixé les frais d’enregistrement et de microchipping à Rs 350 par chien. Une annonce qui a immédiatement suscité de vives réactions parmi les propriétaires, les vétérinaires et les défenseurs des animaux.

Pour Linley Moothien, fondateur de l’organisation non gouvernementale (ONG) 4 Ti Lapat, l’introduction soudaine de cette obligation risque de produire l’effet inverse à celui escompté : «L’étape du microchipping national est indispensable, mais imposée brutalement, elle risque d’entraîner une recrudescence des abandons. Beaucoup de Mauriciens n’ont pas les moyens ou la logistique pour s’y conformer immédiatement. Nous demandons un report de trois mois afin d’accompagner la population avec l’aide des ONG et des rescuers», explique-t-il.

Du côté vétérinaire, certains professionnels saluent la décision tout en appelant à plus de flexibilité. Om Lombard, de Zoomania Vetmania, souligne que cette pratique s’inscrit dans les standards internationaux : «C’est une très bonne chose. Cela responsabilise les propriétaires et permet de savoir si un chien errant a un maître. Mais pour être efficace, il est impératif que les cliniques privées collaborent avec la MSAW. Les propriétaires ont une relation de confiance avec leur vétérinaire et une proximité géographique qui faciliteraient grandement l’enregistrement.»

Même constat pour Ambissal Mohanpersad, vétérinaire à la clinique Woof’n’Whiskers de Beau-Vallon : «Si vous aimez vraiment votre chien, vous n’allez pas l’abandonner pour Rs 350. Ce système permettra de rendre les propriétaires plus responsables. Mais il aurait fallu impliquer toutes les cliniques vétérinaires et avancer progressivement, par exemple, lors du premier vaccin.»

Un outil contre la maltraitance animale

Le microchipping consiste à implanter une puce électronique sous la peau de l’animal afin de lui attribuer une identité permanente et traçable. Contrairement à certaines croyances, il ne s’agit pas d’un dispositif GPS mais uniquement d’un système d’identification. Pour les défenseurs de la cause animale, cet outil est essentiel pour lutter contre la maltraitance et l’abandon. Toutefois, la réussite de cette mesure dépendra d’une meilleure coordination entre autorités, cliniques vétéri- naires et ONG, afin d’éviter une hausse du nombre de chiens errants.

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