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Atelier Maurice-Meta

Vers une riposte plus rapide face aux dérives du numérique

8 octobre 2026, 12:00

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Facebook X WhatsApp

Vers une riposte plus rapide face aux dérives du numérique

■ Les représentants du gouvernement, des institutions et de Meta réunis à Ébène, hier. © Dev Ramkhelawon

Sécurité en ligne, désinformation, usurpation d’identité, cyberharcèlement, contenus générés par l’intelligence artificielle et deepfakes : ces défis étaient au cœur d’un atelier organisé hier au Telecom Campus, à Ébène, réunissant représentants du gouvernement, forces de l’ordre, institutions et responsables de Meta. «Nous sommes maintenant dans la phase de recherche de solutions», a déclaré le ministre des Technologies de l’information, de la communication et de l’innovation, Avinash Ramtohul.

Avec 82,5 % de pénétration d’internet et plus d’un million d’utilisateurs de WhatsApp et Facebook, Maurice est un marché important pour Meta, ce qui implique, selon lui, une véritable «duty of care» envers les utilisateurs. Pour le ministre, les dérives des réseaux sociaux sont devenues un problème de société. «C’est trop facile de faire de la diffamation à Maurice», a-t-il souligné, estimant que les victimes disposent de peu de recours. «N’importe qui peut devenir une victime», a-t-il rappelé. Balkissa Idé Siddo, la Public Policy Director pour l’Afrique subsaharienne chez Meta, a assuré que l’entreprise était venue «pour écouter» et s’est engagée à poursuivre la collaboration.

Le gouvernement prépare plusieurs projets de loi et amendements sur la cybersécurité, la cybercriminalité et l’Information and Communication Technologies Act, avec le State Law Office, le bureau du Directeur des poursuites publiques et Meta. L’objectif : améliorer le cadre légal tout en protégeant la liberté d’expression et la vie privée. La Première ministre par intérim, Arianne Navarre-Marie, a évoqué les violences numériques visant les femmes et les personnalités publiques : insultes, attaques sur l’apparence ou les origines, menaces, appels anonymes. «La critique et l’humiliation ne sont pas la même chose», a-telle insisté, plaidant pour des mécanismes de signalement plus rapides et efficaces.

Les chiffres présentés illustrent l’ampleur du phénomène. Les incidents de sécurité signalés sont passés de 5 221 en 2024 à 6 073 en 2025. Les cas de harcèlement en ligne ont progressé de 1 324 à 1 636 et le cyberharcèlement de 491 à 702 cas. Il s’agit désormais d’établir des canaux plus directs entre Meta, les autorités et les forces de l’ordre, notamment pour les demandes urgentes de retrait de contenus. Le gouvernement souhaite aussi une meilleure prise en compte du Kreol Morisien et des langues ancestrales dans la modération.

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