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Nigérian intercepté à l’aéroport

Un trafic estimé à Rs 16 M déjoué par CANS et l’ADSU

17 février 2026, 11:22

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Un trafic estimé à Rs 16 M déjoué par CANS et l’ADSU

Un important coup de filet antidrogue a été réalisé à l’aéroport international sir Seewoosagur Ramgoolam tôt dans la matinée du 12 février. Les officiers de l’Anti-Drug and Smuggling Unit (ADSU) et de la Customs Anti-Narcotics Section (CANS) ont intercepté un passager nigérian soupçonné de transporter des boulettes d’héroïne dans l’estomac d’une valeur estimée à Rs 16 millions.

Les faits se sont déroulés à l’arrivée d’un vol en provenance de Nairobi, Kenya. Le suspect, identifié comme le Nigérian Joshua Chidi Yankees, aurait rapidement éveillé les soupçons des autorités lors de son passage au comptoir des douanes.

Selon les premiers éléments de l’enquête, l’homme se serait montré incapable de fournir des réponses claires concernant son séjour et sa réservation d’hôtel. Il paraissait particulièrement tendu, transpirant abondamment et adoptant une attitude jugée évasive.

Face à ces signes inquiétants, les officiers ont renforcé le contrôle. Bien que ses bagages ne contenaient aucun objet incriminant, les enquêteurs ont suspecté un cas de transport de stupéfiants par ingestion, une méthode fréquemment utilisée par les réseaux internationaux.

Informé de la procédure de scan corporel envisagée, Joshua Chidi Yankees aurait finalement reconnu avoir avalé environ 57 boulettes de drogue, représentant un poids total d’environ un kilogramme. Placé sous surveillance médicale, il a été admis à l’hôpital où il aurait expulsé 56 boulettes au cours des jours suivants. Outre la drogue saisie, les autorités ont récupéré des devises étrangères, soit USD 1 800 dollars et 17 300 nairas, représentant environ Rs 83 000, ainsi qu’un téléphone portable, éléments désormais examinés dans le cadre de l’enquête.

Cette affaire, évaluée à plusieurs millions de roupies, illustre une fois de plus la pression constante exercée par les trafiquants sur les frontières mauriciennes. Les autorités affirment maintenir une vigilance maximale pour empêcher que l’île ne serve de plaque tournante au trafic régional. Une enquête approfondie est en cours.

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