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Alerte à Washington

Tentative d'assassinat contre Donald Trump lors du gala des correspondants

29 avril 2026, 04:27

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Tentative d'assassinat contre Donald Trump lors du gala des correspondants

Photo: AFP

Un vent de panique a soufflé sur la capitale américaine le 25 avril 2026. Cole Tomas Allen, un homme de 31 ans transportant un arsenal important, a tenté de forcer l'entrée de la salle de réception de l'hôtel Hilton où se déroulait le prestigieux dîner des correspondants de la Maison Blanche. La cible principale de l'assaillant, selon les premiers éléments de l'enquête et son propre manifeste, était le président Donald Trump, ainsi que plusieurs membres de son administration. Le suspect a été neutralisé et fait face à des poursuites pour agression d'un agent fédéral et usage d'arme à feu.

Des failles de sécurité pointées du doigt

Si Donald Trump est sorti indemne de cet incident, des experts en protection rapprochée dénoncent des lacunes inquiétantes dans le dispositif de sécurité. Pascal Bitot-Panelli, ancien commandant du Service de protection des hautes personnalités (SPHP), souligne une évacuation « techniquement réussie mais trop lente ». Pendant que les invités se jetaient sous les tables dans un moment de sidération, un temps d'attente jugé anormal s'est écoulé avant que le président ne soit mis en sécurité.

L'expert critique également le choix de l'hôtel Hilton pour un tel événement. Avec plus de 800 chambres et un flux de personnes massif, l'établissement est jugé extrêmement difficile à sécuriser. Une certaine « nonchalance » a été observée au niveau des barrages filtrants, permettant à un individu lourdement armé d'approcher dangereusement du périmètre présidentiel.

Un protocole de protection jugé « poreux »

Cet incident n'est pas isolé. Après l'intrusion d'un véhicule à Mar-a-Lago il y a quelques mois, la porosité des cercles de protection éloignés inquiète. Bien que la « bulle vitale » (le cercle le plus proche du président) ait tenu, les experts estiment que les cercles de détection et de renseignement en amont n'ont pas fonctionné de manière optimale. Aux États-Unis, où l'on compte environ 1,5 arme par habitant, la protection d'un chef d'État reste un exercice de haute voltige permanent.

Niveau d'alerte maximum pour la visite de Charles III

Cette tentative d'assassinat intervient dans un contexte diplomatique dense, alors que le roi Charles III est attendu aux États-Unis le 27 avril pour une visite d'État. Face à ce pic de menace, le niveau d'alerte a été porté à son maximum. Le service de protection britannique, le Royal Speciality Protection, devrait collaborer étroitement avec les agences américaines pour renforcer drastiquement les protocoles.

En France, ces événements sont suivis de près comme un rappel brutal que le « risque zéro » n'existe pas, malgré l'expertise des services spécialisés. L'analyse des risques et le professionnalisme des agents restent les seuls remparts face à une menace qui semble de plus en plus directe et imprévisible.

Source: FranceInfo.

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