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Secret dévoilé : Installer un réacteur nucléaire sur la lune… Avant les autres

15 août 2025, 18:00

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Secret dévoilé : Installer un réacteur nucléaire sur la lune… Avant les autres

Ce ne sont pas les sujets qui manquent pour votre chronique du vendredi. La «bombe plastique» qui asphyxie le monde, la saga de dilapidation des fonds, la guerre au Moyen-Orient, Poutine qui joue à cache-cache avec son admirateur Trump sur le cessez-le-feu, la valse des taxes exécutée par ce dernier, des millions de victimes en Somalie et au Soudan dont tout le monde s’en fout…

Prenons de la hauteur pour analyser une info des plus importantes qui semble échapper aux radars. Les États-Unis, la Chine et la Russie se livrent à une course effrénée pour être le premier à installer un réacteur nucléaire sur la Lune.

? USA, Chine, Russie

Les trois grandes puissances sont sur la ligne de départ. Déjà en 2022, Trump voulait envoyer des astronautes pour y rester longtemps et ensuite le faire sur Mars selon la NASA. Ça relève du domaine public, mais aussi du privé puisque Rolls Royce a déjà imaginé un concept sous forme d’étoile.

Mystère sur le budget. Restent certains problèmes comme la température de moins de 250 degrés sur la Lune. Pékin et Moscou misent sur trois petits réacteurs en 2030. Être le premier, cela veut dire : déclarer une zone d’exclusion pour s’installer et interdite aux autres. Le prétexte, c’est pour y trouver des terres rares et des minerais comme le silicium mais il y en a suffisamment sur Terre.

Les Chinois ont déjà démarré leur programme, d’où la crainte des USA d’être devancés. Ne ratons pas l’occasion de comparer avec la bande dessinée Objectif Lune de Tintin signée Hergé. On y voyait même un satellite du nom d’Astérix, et ce, en 1961. Ces grandes puissances ne sont pas seules. Onze autres y pensent, parmi lesquelles on trouve l’Iran et Israël. Déjà John Kennedy avait lancé la course aux étoiles et évoquait «les nouvelles frontières». Trump a annoncé ce projet dans son discours d’investiture à la présidence.

Les Américains veulent installer une base habitée en permanence grâce à la Lunar International Space Station. L’énergie serait fournie par un petit réacteur nucléaire transporté sur la Lune. La Chine et la Russie poursuivent le même objectif avec l’envoi d’astronautes en 2027 et un réacteur nucléaire en 2030. Le même pourrait servir pour la prochaine étape sur Mars. Ce petit réacteur pourrait produire 100 kW/h, soit alimenter l’équivalent de 75 foyers. Tout cela coûte une fortune colossale et les retards qui s’accumulent gonflent les budgets.

? Les problèmes

Le premier est qu’il faut un kilo d’oxygène par heure à un homme pour respirer. Quant à l’eau, on a détecté sa présence sur la Lune. Voilà qui dépasse largement le projet d’Elon Musk de coloniser Mars. Ce ne sera pas facile de transporter ce réacteur, le déposer sur la Lune et le faire fonctionner. C’est même dangereux. Imaginez si, au décollage, la fusée porteuse retombe et que le réacteur «crashe». Ce serait la catastrophe, même s’il est petit.

Cela fait 25 ans qu’on y pense, mais maintenant on est entré dans le concret. Dans le passé, l’humanité pensait que toutes les nations collaboreraient. Une aide commune pour aller plus vite et plus loin. La géopolitique s’en est mêlée. La Chine, très ambitieuse, veut s’assurer de la collaboration avec la Russie. Elle fait la course en tête puisqu’elle est allée «visiter» la face cachée de la Lune. Trump veut accélérer une mission humaine pour 2027-28. C’est devenu un enjeu militaire.

Par ailleurs, des milliers de satellites tournent dans l’espace et chez les Américains, la majorité appartient au secteur privé. Souvenez-vous du rêve dans le passé : Space belongs to everybody. Tout traité sur la Lune interdisait l’appropriation. C’est un bien commun de l’humanité. C’est de la foutaise ! Tout est remis en cause par la résonance militaire. Plus question de partage.

Pas question d’expédier des réacteurs énormes et lourds que l’on trouve sur Terre. Ce réacteur doit être petit. Même miniaturisé, il doit pouvoir fabriquer de l’électricité. Déjà dans l’espace, on a eu recours à des piles atomiques. On mettait même du plutonium dans un pacemaker, c’est-à-dire, une substance radioactive. Nous avons arrêté de telles pratiques.

? Le meilleur cratère

Il faudra des ingénieurs sur place pour assurer l’entretien de ce mini-réacteur. En outre, le plutonium, indispensable au nucléaire, même entretenu, n’a qu’une vie de 88 ans. Rolls Royce assure pour sa part qu’il produira plus de puissance sans être plus lourd.

Où alunir ? Nouvelle bataille en perspective. En raison de la présence de l’eau, tout alunissage doit se faire dans la partie sud de la Lune où il faudra repérer le meilleur cratère.

Ni Chinois, ni Russes, ni Américains ne peuvent donner la garantie qu’ils pourront expédier des astronautes dont la présence sur la Lune serait pour un long terme. Le programme américain Artémis travaille déjà sur l’appropriation d’une «zone d’exclusion». Qu’en est-il des zones sur la Lune qui sont perpétuellement à l’ombre ? Cette course mondiale de miniréacteur sur la Lune bat son plein. Chacun essaie de cacher l’état d’avancement de son projet. «Et si ça pète dans l’atmosphère, quels seraient les déchets rejetés dans l’espace ?» se demandent fort justement les écologistes.

Tranquillisons-nous. Beaucoup seront encore vivants pour assister à cette nouvelle étape. À moins que Charles Trenet mette la pagaille avec sa chanson :

«Le soleil a rendez-vous avec la Lune

Mais la Lune n’est pas là et le soleil attend…

La Lune est là, la Lune est là

mais le soleil ne l’est pas

Pour le trouver il faut la nuit

Mais le soleil ne le sait pas et toujours luit.»

Cela n’empêchera pas les lunatiques d’être rêveurs et romantiques. En attendant la militarisation de l’espace en écoutant un classique éternel : Fly me to the moon.

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