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Mo Kiltir

Sauvez le livre !

16 octobre 2026, 20:00

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Sauvez le livre !

Les livres se regardent, mais ne se lisent plus. On fait du lèche-vitrine, mais pas d’achat. Le nombre d’exemplaires vendus est à la baisse chez nous ou ailleurs. Pas besoin de lire entre les lignes pour découvrir ce triste chapitre.

Le livre ne fait plus recette. On le dit en silence, comme quand on lit un livre passionnant, tranquillement dans son coin, dans une librairie (chose rare), dans le bus, le métro, en voiture ou à la maison. Prendre le temps de lire, de découvrir un auteur, un ouvrage, un nouveau sujet… ce temps est devenu rare, voire précieux comme l’essence.

Il fut une époque où, pour calmer un enfant, on lui donnait un livre, une BD, un magazine, peu importe, mais quelque chose pour lire et apprendre. Avec la nouvelle génération, on balance un téléphone ou une tablette et le tour est joué. Et même si la technologie lui permet de lire ou d’écouter des livres (e-books), le jeune – presque la majorité – évite de s’aventurer sur la voie littéraire.

Festival

Le festival du livre n’attire pas le grand public, juste les passionnés des mots. Les habitués de cette manifestation littéraire et quelques curieux des mots, sans plus. On trouve des chapelets de sponsors pour soutenir un festival du livre sur trois jours, mais ils sont absents quand il faut soutenir les auteurs dans la publication d’ouvrages sur notre île, notre culture. Aujourd’hui, le besoin d’avoir un retour sur investissement, de voir son logo sur les affiches, de se donner bonne conscience prime sur l’impact concret de l’action. D’où la question : y a-t-il une volonté de faire découvrir ou redécouvrir le goût de la lecture et de favoriser la consommation de la littérature locale ou internationale ?

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Prix

Un tour des libraires de l’île permet de voir que la collection mauricienne s’allège au fil des ans. La vente est un mirage : pour masquer les pertes, les maisons d’édition et les librairies doivent jongler avec les chiffres pour trouver la bonne formule. Le prix est le premier obstacle : avec la perte de valeur de la roupie, tous les livres internationaux coûtent plus cher.

Les maisons d’édition locales disparaissent ou sont moins productives. Le nombre de tirages est réduit, rendant le prix du livre plus élevé. Le prix du papier grimpe. Dans cette escalade de prix, il n’y a aucun soutien, aucune subvention, aucune provision pour les gens du monde littéraire.

Recomposition

Partout ailleurs, les éditeurs réfléchissent à une recomposition du marché du livre. Le marché numérique gagne du terrain, sans pour autant combler le manque de lecture. Cette génération connectée en permanence est pourtant la moins cultivée, même si elle a accès à une encyclopédie d’infos en un clic. Malgré cela, le niveau académique baisse. Le mal est-il culturel, pédagogique ou générationnel ? Le livre a du pain sur la planche pour remonter sur le podium du succès.

Source : Cadre de l’UNESCO pour l’éducation culturelle et artistique (2024)

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La culture à l’école

Le cadre de l’UNESCO vise à fournir aux États membres et aux membres associés des orientations et recommandations politiques sur l’éducation culturelle et artistique, aux fins suivantes :

⚫ Veiller à ce que l’éducation culturelle et artistique puisse contribuer directement à la réalisation du développement durable et de la paix, conformément aux efforts actuels et à venir des Nations unies, y compris le Programme de développement durable à l’horizon 2030 et l’ensemble de ses 17 ODD, en particulier l’ODD 4 qui vise à assurer une éducation de qualité, inclusive et équitable ; et à promouvoir des opportunités pour tous, tout au long de la vie ; ainsi que l’ODD 8 visant à promouvoir une croissance économique soutenue, partagée et durable, le plein emploi productif et un travail décent pour tous.

⚫ Intégrer efficacement l’éducation culturelle et artistique dans les politiques, les stratégies, les programmes pertinents, dans et à travers les secteurs de la culture et de l’éducation, y compris en ce qui concerne la réglementation, les cursus, la formation, les qualifications et le développement professionnel des enseignants et des éducateurs, pour tendre vers un développement des connaissances, des compétences, des attitudes, des valeurs et des comportements, tels que la créativité, la réflexion critique et les aptitudes artistiques, qui dure tout au long de la vie et soit appliqué à toutes les dimensions de la vie.

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France : La chute des ventes des livres imprimés

Derrière l’abondance de nouveautés de la rentrée littéraire, le marché du livre français connaît un ralentissement. Selon le Syndicat national de l’édition (SNE), le nombre d’exemplaires de livres vendus a reculé de 1,5 % en 2025. Le chiffre d’affaires des éditeurs a lui aussi diminué. Et la chute continue en 2026.

Selon les dernières statistiques, les ventes ont reculé de 4,4 % en juin. Derrière chaque exemplaire vendu se trouve une multitude d’acteurs : l’auteur, l’éditeur, l’imprimeur, le diffuseur, le distributeur et enfin les libraires. C’est notamment chez ces derniers que la baisse des ventes se fait particulièrement ressentir.

Alors que des centaines de nouveaux romans arrivent simultanément dans les librairies françaises, le marché du livre ne suit pas. Baisse des ventes, fragilité des librairies, essor de l’occasion et nouveaux usages : toute l’industrie du livre est en pleine recomposition. Avec 3 400 librairies indépendantes, la France dispose de l’un des réseaux les plus denses du monde. Mais ces boutiques doivent faire face à une concurrence de plus en plus diverse et forte, notamment celle du «e-commerce» et des grandes enseignes culturelles.

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