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Platform Komun Syndikal
Pensions, emplois, pouvoir d’achat : les syndicats appellent à la mobilisation ce samedi
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Pensions, emplois, pouvoir d’achat : les syndicats appellent à la mobilisation ce samedi
La Platform Komun Syndikal mobilise ses troupes pour une marche pacifique le 31 octobre et appelle le public de tous bords à y participer.
La Platform Komun Syndikal (PKS) appelle la population à une marche pacifique le 31 octobre. Le rassemblement débutera à 13 heures devant le centre Marie-Reine-de-la-Paix pour rejoindre le Jardin de la Compagnie. Les syndicats veulent mettre en lumière les difficultés liées au travail, aux pensions, à l’éducation, à l’emploi des jeunes et au coût de la vie. Deux ans après l’arrivée du gouvernement, ils estiment nécessaire de raviver la pression sociale.
Un dialogue social jugé insuffisant
Pour les dirigeants de la PKS, les difficultés des travailleurs se sont accrues et le dialogue social ne répond plus aux enjeux. Atma Shanto, président de la Fédération des travailleurs unis, dénonce une «pensée unique» dans la manière de gouverner. Il affirme que la PKS continuera à soutenir les travailleurs confrontés à des difficultés, notamment dans l’éducation, où certains enseignants feraient face à des menaces. Il critique également le traitement réservé aux personnes âgées lors des activités du ministère de la Sécurité sociale au J&J Auditorium. Il appelle ceux qui estiment leur emploi menacé à rejoindre la marche, rappelant que le gouvernement doit renouer un véritable dialogue social conforme aux principes du Bureau international du travail.
«Nous avons réussi à faire reculer le gouvernement»
Jane Ragoo, secrétaire générale de la Confédération des travailleurs des secteurs public et privé (CTSP), souligne les mobilisations syndicales depuis l’arrivée du gouvernement. Selon elle, la pression populaire a déjà permis d’obtenir des reculs : «Nous avons réussi à faire reculer ce gouvernement.» Elle dénonce les conséquences de certaines décisions sur les pensions et le pouvoir d’achat, et liste les défis : éducation préprimaire et secondaire, santé, emploi des travailleurs étrangers, problèmes d’eau, pesticides. Elle insiste sur le caractère pacifique de la marche : «Dans la violence, on ne pourra rien faire», rappelant la grève de la faim de 2018.
Reeaz Chuttoo, président de la CTSP, évoque les difficultés des familles face aux frais de garderie, les emplois menacés par la main-d’œuvre étrangère et les problèmes liés aux pensions. Il critique le système politique et appelle à «une mobilisation non politicienne», en précisant que les politiciens devront participer «comme citoyens». Il déplore les rumeurs de violences, tandis que la PKS réaffirme le caractère pacifique du rassemblement.
Les jeunes au cœur des préoccupations
Le secteur de l’éducation secondaire privée constitue un sujet majeur d’inquiétude. Arvind Bhojun, président de l’Union of Private Secondary Education Employees, évoque la baisse démographique, la fermeture annoncée de trois collèges et les incertitudes pour le personnel. Selon lui, quelque 12 000 employés pourraient se sentir menacés. Malgré des discussions avec le ministre de l’Éducation, les syndicats attendent des réponses concrètes. Haniff Peerun, président du Mauritius Labour Congress, met l’accent sur les difficultés des jeunes diplômés à trouver un emploi, alors que le recours à des travailleurs étrangers progresse. Il évoque aussi le coût de la vie et le sentiment de déclassement : pour lui, «enough is enough». Ashvin Gudday, négociateur de la General Workers Federation, considère la PKS comme une «opposition extraparlementaire» nécessaire pour maintenir un équilibre face au pouvoir. Il cite le manque d’eau, les licenciements, les inégalités et les incertitudes sur les compensations salariales.
Une marche disciplinée
Malgré la diversité des revendications, la PKS veut éviter tout débordement. «Notre plus grand outil, c’est notre pancarte», résume Ashvin Gudday. La plateforme appelle travailleurs, jeunes, retraités et familles à descendre dans la rue pour une démonstration de force syndicale, pacifique mais déterminée. Elle invite tous les «citoyens» à venir «battre le pavé» ce samedi 31 octobre à 13 heures devant le centre Marie-Reine-de-la-Paix.
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