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Réforme électorale

Patrick Belcourt, leader du mouvement En Avant Moris, plaide pour un référendum

14 septembre 2025, 07:00

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Patrick Belcourt, leader du mouvement En Avant Moris, plaide pour un référendum

Patrick Belcourt et Nita Jaddoo, présidente d’En Avant Moris.

Patrick Belcourt estime que la discussion est bienvenue mais doit sortir des cercles restreints des grands partis traditionnels. «J’ai écouté avec beaucoup d’attention la conférence de presse du Deputy Prime Minister et je trouve cela intéressant qu’il lance le débat sur la réforme de notre système électoral», affirme le leader d’En Avant Moris, avant de nuancer immédiatement : «Par contre, ce serait souhaitable que ce dé- bat soit élargi le plus rapidement possible pour que les autres partis politiques et citoyens qui ont la compétence puissent faire des propositions et recommandations, et pas seulement Bérenger ou Ramgoolam ou quelques advisors qui décident à notre place.»

Pour lui, la réforme électorale ne peut pas rester l’apanage des vétérans de la scène politique. Il pointe du doigt la réticence des anciens leaders à se détacher d’un système obsolète. «Déjà, nous sentons que les vétérans comme Bérenger ou Ramgoolam sont toujours attachés au Best Loser System. C’est le moment pour qu’enfin, en 2025, nous mettions de l’avant le mauricianisme et non pas un recensement qui date de 1972. Je ne sais pas qui a conseillé à Paul Bérenger de dire ça, mais c’est absurde.»

L’une des propositions les plus controversées consiste à augmenter le nombre de députés de 20 sièges. Une mesure qui implique inévitablement une hausse des dépenses publiques. À l’heure où l’âge de la retraite vient d’être repoussé à 65 ans, beaucoup s’interrogent sur sa pertinence. Sur ce point, Patrick Belcourt se montre prudent mais ferme : la question mérite d’être débattue avec transparence et responsabilité, dans l’intérêt des générations futures.

Patrick Belcourt regrette également le silence de certaines voix autrefois très critiques. «Ce serait bien qu’on entende Ashok Subron sur le sujet ainsi que Rezistans ek Alternativ, car quand ils n’étaient pas au gouvernement, ils parlaient beaucoup, et aujourd’hui c’est silence radio.»

Selon lui, le débat ne doit pas être confisqué par quelques figures mais doit s’ouvrir à la société civile et aux nouvelles générations. En Avant Moris, dit-il, dispose déjà de propositions concrètes et se dit impatient de les mettre sur la table.

Pour Belcourt, la véritable réforme électorale doit reposer sur un processus démocratique participatif. «À la fin des fins, c’est le peuple qui doit décider. Ce serait bien qu’une fois que nous tombons d’accord sur les différentes formules, il y ait un référendum pour que les citoyens mauriciens puissent décider quel système est le mieux adapté pour le pays, pour les citoyens et pour les générations futures.»

Alors que le débat s’annonce animé, Patrick Belcourt trace une ligne claire : pas de réforme durable sans consultation populaire. Reste à savoir si les grands partis accepteront de laisser la parole finale au peuple mauricien.

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