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Centres financiers mondiaux
Maurice recule à la 55ᵉ place du classement
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Centres financiers mondiaux
Maurice recule à la 55ᵉ place du classement
Photo d'illustration.
Maurice recule de cinq places dans le dernier Global Financial Centres Index (GFCI 40), passant de la 50e à la 55ᵉ place parmi 117 centres financiers évalués à travers le monde. Publiée le 16 septembre par le Z/Yen Group, en partenariat avec le China Development Institute (CDI), cette 40ᵉ édition constitue un indicateur de référence du positionnement et de la compétitivité des principales places financières internationales.
Malgré ce recul, Maurice conserve une position importante sur le continent africain. Le pays se classe deuxième parmi les centres financiers africains, derrière Casablanca au Maroc. Ce résultat intervient alors que la concurrence entre places financières internationales s’intensifie, notamment autour des services financiers à forte valeur ajoutée, de la technologie et de l’investissement international.
À l’échelle mondiale, New York conserve la première place, position qu’elle occupe depuis le GFCI 24 en 2018. Londres arrive deuxième, devant Hong Kong et Singapour. Shanghai progresse à la cinquième place, tandis que Tokyo gagne quatre places pour se hisser au sixième rang. Séoul, Shenzhen, Dubaï et Zurich complètent le top 10.
Le classement repose sur une combinaison d’indicateurs quantitatifs et d’évaluations du secteur financier. Le GFCI 40 utilise 144 facteurs instrumentaux provenant notamment de sources internationales telles que la Banque mondiale, l’Organisation de coopération et de développement économiques et les Nations unies. À cela s’ajoutent 39 531 évaluations recueillies auprès de 6 147 professionnels des services financiers.
La compétitivité des centres est analysée autour de cinq grands critères : l’environnement des affaires, le capital humain, les infrastructures, le développement du secteur financier et la réputation. Pour Maurice, le rapport relève notamment des progrès en matière de réputation internationale et de développement du secteur financier. En revanche, le capital humain, l’approfondissement des marchés financiers, la digitalisation et la maturité de l’écosystème FinTech, ainsi que l’environnement des affaires et les infrastructures, restent des domaines à développer.
Pour Faraz Rojid, Chief Executive Officer de Mauritius Finance, le classement doit être regardé au-delà de la seule position occupée. Il estime que les résultats mettent en évidence les facteurs déterminants de la compétitivité d’un centre financier et que les observations du Fonds monétaire international sont particulièrement utiles.
«La compétitivité d’un centre financier se construit dans la durée», souligne-t-il, en insistant sur la nécessité de développer les compétences spécialisées, de renforcer l’innovation financière, d’accélérer la digitalisation, d’améliorer l’efficacité de l’environnement des affaires et de maintenir une forte crédibilité réglementaire.
Le GFCI 40 identifie également plusieurs priorités pour consolider le positionnement de Maurice : développer les compétences en gestion d’investissement, marchés de capitaux, FinTech, intelligence artificielle, cybersécurité et gestion des risques, accroître la profondeur des marchés financiers, renforcer l’écosystème technologique et maintenir la crédibilité du cadre réglementaire. La diversification de la base d’investisseurs figure également parmi les enjeux identifiés.
Le recul de Maurice au 55ᵉ rang constitue ainsi un signal sur la nécessité de poursuivre les efforts de renforcement de la compétitivité du Mauritius International Financial Centre, dans un environnement où les grandes places mondiales continuent d’évoluer rapidement.
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