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Pension universelle à 65 ans

Mᵉ Teeluckdharry évoque un recours international

21 août 2025, 07:00

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Mᵉ Teeluckdharry évoque un recours international

L’avocat Sanjeev Teeluckdharry a annoncé, il y a quelque temps déjà, qu’il allait contester en cour la décision du gouvernement de relever l’âge de l’obtention de la pension universelle de 60 à 65 ans. Accompagné de son équipe d’avocats, face à la presse mardi, il a redonné son avis sur cette mesure, qui selon lui, est non seulement injuste socialement, mais aussi discutable sur le plan constitutionnel et démocratique. Mᵉ Teeluckdharry a aussi évoqué la possibilité que l’affaire soit portée au niveau international, jusqu’à la Cour européenne des droits de l’homme, si nécessaire.

Il a expliqué que la plainte prend la forme d’un «Plaint with Summons and Constitutional Challenge», fondée notamment sur l’article 17 et le chapitre 2 de la Constitution mauricienne, qui protège les droits fondamentaux. D’après lui, la question centrale sera de déterminer si la pension universelle peut être considérée comme un droit acquis ou un droit de propriété.

L’avocat Teeluckdharry a rappelé que le gouvernement, disposant d’une majorité absolue, a pu modifier la loi sans consultation préalable de la population. Or, selon lui, cela va à l’encontre des principes démocratiques inscrits dans la Constitution, notamment la section 1 (Maurice comme État souverain et démocratique) et l’esprit de la section 57(2), qui garantit la tenue d’élections à intervalles réguliers.

Il a aussi soulevé des interrogations de procédure, à savoir si cette réforme figurait dans le manifeste électoral, si elle avait été annoncée dans le discoursprogramme du gouvernement et si la population a été consultée avant qu’elle ne soit intégrée dans le Budget 2025-26 ? Pour l’avocat, la manière dont la mesure a été introduite créé un précédent dangereux. «La population n’a découvert cette réforme qu’au moment de la lecture budgétaire», a-t-il dénoncé.

Sur le plan concret, il a expliqué que les Mauriciens nés en septembre 1969 perdront cinq ans de pension, ceux nés en 1968 en perdront quatre, et ainsi de suite. «Ceux qui devaient fêter leurs 60 ans cette année devront attendre 61 ans pour toucher leur pension», a-t-il illustré, soulignant l’impact direct et immédiat sur des milliers de familles.

En conclusion, il a insisté sur l’importance de ce combat : au-delà de la question financière, il s’agit de défendre l’État de droit, la démocratie et la protection des droits fondamentaux des Mauriciens.

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