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TVA supprimée
Les tarifs des coiffures restent inchangés
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TVA supprimée
Les tarifs des coiffures restent inchangés
■ Dans les salons, la routine quotidienne se poursuit, mais les charges restent lourdes.
À Rose-Hill, l’ambiance est la même qu’avant dans le salon StyleUp. Ciseaux en main, Aadil Khan enchaîne les rendez-vous, entre coupes, brushings et colorations. Pourtant, une mesure fiscale est entrée en vigueur depuis juin : la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) sur les prestations de coiffure a été supprimée.
Pour lui, ce changement n’a rien bouleversé. «Nos prix n’ont jamais inclus la TVA, car notre chiffre d’affaires restait en dessous du seuil fixé. Les clients paient donc exactement la même chose qu’avant. Ce qui compte pour eux, c’est surtout la qualité du service et le temps qu’on leur consacre», confie-t-il.
À quelques kilomètres de là, dans la capitale, le constat est similaire. Jennifer, responsable de Haircare Studio, explique que la taxe n’a jamais vraiment pesé dans la grille des tarifs. «Quand on établit un prix, on tient compte des charges fixes et du coût des produits. Pour un brushing, la différence se fait selon la longueur des cheveux et le temps passé, pas à cause de la TVA. Et avec l’augmentation des frais généraux, il n’est pas possible de revoir les prix à la baisse.»
La Mauritius Revenue Authority a d’ailleurs rappelé, le 1ᵉʳ septembre, que l’exonération couvre l’ensemble des services de coiffure : coupes, colorations, mèches, permanentes, lissages, soins du cuir chevelu ou encore traitements à la kératine. Les prestations de barbiers, comme le rasage ou le styling de barbe, sont également incluses. Pour les salons déjà enregistrés à la TVA, il s’agit désormais d’appliquer un taux zéro.
Mais sur le terrain, peu d’établissements sont réellement concernés. Avant cette mesure, seuls ceux dépassant un chiffre d’affaires annuel de Rs 6 millions devaient collecter la taxe. La majorité travaillait déjà hors TVA.
Dans ce contexte, les professionnels de la coiffure pointent plutôt vers d’autres difficultés. À Vacoas, Camille confie que ce sont surtout les charges fixes et le prix des produits importés qui pèsent sur son activité. «Chaque mois, les factures d’électricité et d’eau s’accumulent. Et quand je dois acheter un lot de colorations ou de soins de qualité, c’est là que je ressens le plus la hausse des prix. Une exonération sur ces produits aurait eu beaucoup plus d’effet.»
Un avis que partage Aadil Khan, qui regrette que les shampoings, colorations et autres soins capillaires n’aient pas été inclus dans la mesure. «Là, on parle d’un changement administratif, mais pas d’un vrai coup de pouce économique. Les produits restent chers et on ne peut pas absorber ces coûts dans nos marges.»
Ainsi, derrière l’annonce fiscale, la réalité des salons demeure inchangée. Les prix restent stables, mais les coiffeurs continuent de jongler avec des factures de plus en plus lourdes.
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