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Insolite

Les oiseaux s’envolent plus vite à l’approche des femmes : un mystère scientifique

26 octobre 2026, 16:45

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Les oiseaux s’envolent plus vite à l’approche des femmes : un mystère scientifique

Les oiseaux des villes seraient-ils plus méfiants envers les femmes qu’envers les hommes ? C’est ce que suggère une étude menée dans cinq pays européens. Les chercheurs ont constaté que les oiseaux urbains prennent généralement leur envol plus tôt lorsqu’une femme s’approche d’eux. Un phénomène surprenant dont les causes restent encore inconnues.

Publiés dans la revue scientifique People and Nature, les travaux ont porté sur 37 espèces observées en Tchéquie, en France, en Allemagne, en Pologne et en Espagne. Parmi elles figurent des mésanges charbonnières, des moineaux domestiques, des merles noirs, des pies et des pigeons.

Pour comparer leurs réactions, les chercheurs ont demandé à des hommes et à des femmes de taille similaire, portant des vêtements comparables, de marcher en ligne droite vers les oiseaux dans des parcs et des espaces verts urbains. Ils ont mesuré la distance à laquelle les animaux s’envolaient à l’approche des participants.

Le résultat est étonnant : en moyenne, les hommes pouvaient s’approcher d’environ un mètre supplémentaire avant que les oiseaux ne prennent la fuite. Cette différence a été observée dans les cinq pays et chez les 37 espèces étudiées, y compris les pies, réputées plus promptes à s’envoler, et les pigeons, généralement plus tolérants à la proximité humaine.

Un mystère encore entier

Comment expliquer cette différence de comportement ? Les scientifiques n’ont pas encore identifié les signaux auxquels les oiseaux réagissent. Plusieurs hypothèses sont envisagées, notamment les odeurs, les caractéristiques physiques ou encore la manière de marcher. Ces pistes restent toutefois à vérifier.

Le professeur Daniel Blumstein, de l’Université de Californie à Los Angeles, qui a participé à l’étude, estime que la cohérence des résultats est convaincante, même si leur origine demeure inexpliquée.

La chercheuse Yanina Benedetti, de l’Université tchèque des sciences de la vie de Prague, souligne pour sa part que cette découverte remet en question une idée souvent admise dans les études sur le comportement animal : celle selon laquelle la présence d’un observateur humain n’influence pas les réactions des animaux.

Au total, 2 701 observations ont été réalisées. Les chercheurs précisent néanmoins que ces résultats restent préliminaires et que des expériences supplémentaires seront nécessaires pour comprendre ce qui provoque cette différence.

Au-delà de son caractère insolite, cette étude montre que les oiseaux qui partagent notre quotidien pourraient être sensibles à des indices subtils que les humains ne remarquent pas. Les prochaines recherches devront déterminer si ces réactions sont liées à l’apparence, aux odeurs ou aux mouvements des personnes qui s’approchent d’eux.

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