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SC-HSC

Les épreuves annulées et le précédent de 2021 relancent les interrogations

24 octobre 2026, 16:00

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Les épreuves annulées et le précédent de 2021 relancent les interrogations

■ Cambridge prévoit d’attribuer des notes évaluées aux composantes concernées, une procédure qui avait déjà été appliquée à Maurice en 2021 après l’annulation de certaines épreuves.

Un mécanisme déjà utilisé en 2021, mais qui ne dissipe pas toutes les inquiétudes. Pour les candidats du School Certificate (SC) et du Higher School Certificate (HSC) n’ayant pu passer leurs épreuves du 13 octobre, Cambridge International prévoit d’attribuer des notes évaluées aux composantes annulées. Une méthode qui a un précédent à Maurice, mais qui inquiète des parents craignant que les performances individuelles ne soient pas pleinement reflétées.

Au SC, trois épreuves sont concernées : Biology (Alternative to Practical), Biology (Practical Test) et Physical Education. Au HSC, cinq papers n’ont pu avoir lieu : History, Economics, Pure Mathematics 2, Mechanics et Probability & Statistics 2.

Le principe de Cambridge repose sur une évaluation statistique. L’organisme examine d’abord les résultats de chaque candidat aux épreuves effectivement passées, puis les compare à ceux de candidats au profil comparable, en regardant ce qu’ils ont obtenu à l’épreuve manquée. Une note évaluée est ainsi attribuée à la composante annulée, puis intégrée aux notes réelles pour établir le résultat final.

Ce procédé n’est pas nouveau pour les candidats mauriciens. En avril 2021, certaines épreuves du SC et du HSC avaient été annulées en raison des conditions météorologiques et de la fermeture des établissements. Cambridge avait alors informé le Mauritius Examinations Syndicate (MES) de l’existence d’un mécanisme de «special consideration» : lorsqu’un candidat manquait une ou plusieurs épreuves dans une matière, une note pouvait être calculée, à condition qu’il ait passé au moins un autre papier dans cette matière. Elle était déterminée d’après ses performances aux autres épreuves et celles des candidats de Cambridge dans le monde. Cambridge avait assuré que les candidats seraient traités «in all fairness».

Une demande de transparence

Ce précédent explique la logique de la décision, mais ne rassure pas tous les parents. Rose réclame des explications précises sur les critères ayant conduit à l’annulation et sur la prise en compte des élèves dont les résultats avaient progressé depuis les examens blancs. Elle s’interroge aussi sur les mois de préparation et les sacrifices consentis : «Qu’en est-il de tous ces mois de préparation, de ces nuits passées à réviser et des sacrifices consentis par ces élèves ?» demande-t-elle, rappelant qu’une reprogrammation des examens avait d’abord été évoquée. Sa demande tient en trois mots : transparence, communication claire, équité.

Navin, parent d’un candidat au HSC Mechanics, soulève une autre difficulté. Cette matière évalue selon lui des compétences appliquées spécifiques, que les autres composantes ne reflètent pas nécessairement. Il craint qu’une note statistiquement estimée ne soit lourde de conséquences lorsqu’un résultat se situe à la limite entre deux grades ou conditionne une admission universitaire. Il demande que soient expliquées par écrit la méthode de calcul, les garanties contre les résultats injustes et les solutions envisagées pour les candidats dont l’admission pourrait être affectée.

Des questions persistent

Le MES affirme que les candidats concernés ne seront pas pénalisés et que l’équité ainsi que l’intégrité des qualifications seront préservées. Des sources proches du dossier présentent cette méthode comme la plus équitable dans les circonstances. Pour les parents, toutefois, l’enjeu dépasse la mécanique statistique. Wazid estime que les examens blancs ne sauraient équivaloir aux épreuves nationales ou internationales, le niveau et les conditions n’étant pas nécessairement les mêmes.

La question reste simple : comment garantir que chaque candidat sera évalué au plus près de son niveau réel, alors qu’il n’a pu démontrer ses compétences dans une épreuve préparée pendant des mois ?

Le précédent de 2021 apporte une réponse technique et rappelle que Cambridge dispose d’un mécanisme établi. Mais pour les candidats et leurs familles, la confiance passera par la transparence sur la méthode et par des explications suffisamment claires pour comprendre comment chaque note finale sera déterminée.

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