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Virginie Lauret : «Les entreprises jouent un rôle clé dans la décarbonation»
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Virginie Lauret : «Les entreprises jouent un rôle clé dans la décarbonation»
Virginie Lauret, directrice exécutive de Cap Business Océan Indien
Dans un contexte marqué par les défis climatiques et économiques spécifiques aux îles de l’océan Indien, Cap Business Océan Indien (CBOI) a lancé «The Move : accompagner le changement», un outil innovant destiné à soutenir les entreprises du sud-ouest de la région dans leur transition vers des pratiques plus durables et responsables. Ce programme se déploie progressivement à travers plusieurs éditions thématiques, allant de la réduction de l’empreinte carbone à la préservation de la biodiversité, en passant par l’inclusion sociale. Virginie Lauret, directrice exécutive de CBOI, détaille les objectifs, les enjeux et les résultats de cette initiative, qui mobilise déjà une cinquantaine d’entreprises pilotes à Maurice, à Madagascar, aux Comores et aux Seychelles. Elle revient également sur les perspectives de ce projet régional, qui ambitionne de faire de la décarbonation un levier de compétitivité et d’adaptation face aux risques climatiques.
En quoi consiste «The Move» et quelle est sa finalité pour les entreprises du sud-ouest de l’océan Indien ?
«The Move : accompagner le changement» est un nouvel outil développé par l’association Cap Business Océan Indien (CBOI) pour appuyer les entreprises de la région sud-ouest de l’océan Indien dans une transition vers un développement plus équitable, durable et résilient.
Cet outil vise plusieurs objectifs : sensibiliser les acteurs du secteur privé aux priorités de la Feuille de route 2021-2026 de CBOI, établir un diagnostic des entreprises volontaires, coconstruire un plan d’action personnalisé, renforcer les compétences et proposer un accompagnement à travers un programme de coaching.
La première édition, intitulée «The Move bas-carbone», s’est tenue en mai 2025 à Maurice dans le cadre du projet Empreinte Carbone, soutenu par l’Agence française de développement (AFD). Elle portait sur l’analyse de l’empreinte carbone des entreprises et l’élaboration de plans de réduction.
La deuxième édition, «The Move biodiversité», est prévue pour octobre 2025 à Maurice dans le cadre du projet Renforcement de l’engagement du secteur privé dans l’Adaptation basée sur les Écosystèmes, financé par le Fonds de partenariat pour les écosystèmes critiques.
La troisième édition, également axée sur la biodiversité, se déroulera en décembre 2025 à Madagascar dans le cadre du projet Business for Biodiversity (B4B) du programme Varuna, avec le soutien d’Expertise France et de l’AFD. Enfin, la quatrième édition, «The Move inclusion», est prévue pour février 2026 à Maurice et s’inscrit dans le cadre du plan d’action Genre de l’association.
Pourquoi avoir axé cette première édition sur les stratégies bas-carbone ? Quels enjeux cela représente-t-il pour les économies insulaires ?
La première édition de «The Move», soutenue par la Chambre de Commerce et d’Industrie de Maurice, s’inscrit dans la phase de clôture du projet Empreinte Carbone. Elle vise à initier une dynamique collective en faveur de la décarbonation du tissu économique régional. Cofinancé par l’AFD, ce projet répond à l’urgence climatique et aux vulnérabilités propres aux territoires insulaires. Il témoigne de l’engagement de l’AFD à coconstruire, avec ses partenaires, des solutions concrètes pour une économie plus résiliente, équitable et durable dans la région.
Les îles de l’océan Indien, en raison de leur insularité et de leur forte dépendance aux énergies fossiles importées, sont particulièrement exposées aux enjeux liés à la transition énergétique et à la réduction de leur empreinte carbone. Leurs économies, souvent connectées à des chaînes de valeur internationales, sont également sensibles aux fluctuations des marchés mondiaux.
C’est dans ce contexte que Cap Business Océan Indien a lancé, en juin 2024, un projet d’une durée d’un an consacré à l’analyse de l’empreinte carbone des entreprises et à l’élaboration de plans de réduction, dans le sud-ouest de l’océan Indien. Ce projet a permis de sensibiliser 50 entreprises pilotes réparties entre Maurice, Madagascar, les Comores et les Seychelles, aux enjeux énergétiques et climatiques.
Les entreprises participantes ont bénéficié d’un diagnostic de leur empreinte carbone, couvrant les Scopes 1, 2 et 3 sur l’ensemble de leurs chaînes de valeur, grâce à l’outil Bilan Carbone®. Elles ont également été accompagnées dans l’élaboration de plans d’atténuation de leurs émissions de gaz à effet de serre (GES) et formées à l’utilisation des outils d’analyse. En parallèle, une étude de préfaisabilité sur la mise en place d’un référentiel régional de compensation carbone dans l’océan Indien a été réalisée.
Quelles conditions ont guidé la sélection des 50 entreprises pilotes ?
La procédure a débuté par un appel à manifestation d’intérêt à l’échelle régionale, ouvert aux entreprises. Les candidatures ont ensuite été analysées par Cap Business Océan Indien selon des critères prédéfinis, avant un contrôle de conformité réalisé par l’AFD. Après obtention de l’accord des entreprises concernant un financement à hauteur de 40 %, un contrat-cadre de cofinancement a été signé pour officialiser leur participation.
Quel bilan d’étape tirez-vous, un an après le lancement du projet Empreinte Carbone ?
Un an après le lancement du projet, près de 50 entreprises ont bénéficié d’une analyse complète de leur bilan carbone, aboutissant à l’identification de 140 actions concrètes. Ces mesures représentent un potentiel de réduction de plus de 250 000 tonnes équivalent CO₂ à l’horizon 2030, en ciblant notamment les postes d’émissions liés aux achats, à la consommation d’énergie et à l’usage des produits vendus.
Pour encourager l’adhésion aux démarches de transition bas-carbone, ces plans d’action ont été coconstruits lors d’ateliers participatifs réunissant les équipes des entreprises. Cette approche a également contribué à renforcer leur gouvernance carbone.
Par ailleurs, la sensibilisation est apparue comme un pilier central du projet. Si les initiatives mises en place ont permis d’améliorer les connaissances et la compréhension des enjeux climatiques au sein du secteur privé, la nécessité de poursuivre et d’intensifier cette prise de conscience reste importante. Un effort constant de sensibilisation sur le long terme est donc indispensable.
Quel rôle joue l’outil Bilan Carbone® dans l’analyse ?
Cet outil fiable et transparent, développé par l’Agence de la transition écologique (ADEME), permet de comptabiliser l’ensemble des émissions de gaz à effet de serre, directes et indirectes, liées à l’activité étudiée. En identifiant les postes d’émissions les plus importants, le Bilan Carbone® facilite non seulement l’élaboration d’un plan d’action pour réduire l’impact environnemental, mais donne également accès à la base de données de l’association Bilan Carbone® afin d’obtenir des facteurs d’émission précis.
Comment garantissez-vous la fiabilité, la transparence et la qualité des données collectées dans les bilans carbone des entreprises ?
La méthodologie, le rythme de collecte ainsi que la fourniture des données ont été strictement respectés, grâce à l’implication forte des entreprises, à l’engagement actif des chefs de projet et à l’appui des dirigeants.
Parmi les principales difficultés identifiées figure la variabilité des standards comptables d’une entreprise à l’autre, ce qui complique l’identification des postes de dépenses ainsi que le contrôle de l’exhaustivité entre données physiques et financières.
Concernant les données d’activité, il a parfois été difficile d’obtenir des informations complètes, notamment lorsque celles-ci n’étaient pas déjà suivies par l’entreprise. C’est particulièrement le cas dans le secteur de l’immobilier, où les données physiques sont dispersées et peu consolidées, notamment pour les tonnages de matériaux utilisés. Il a donc fallu recourir à des approches basées sur des typologies de bâti, en s’appuyant sur les données de surfaces concernées.
Enfin, comme mentionné précédemment, la seconde phase de formation avait pour objectif de renforcer les compétences des entreprises afin de les rendre autonomes dans la réalisation de leur bilan carbone et d’assurer ainsi la pérennité du processus de collecte des données.
Quels sont les défis spécifiques liés à l’inclusion de secteurs comme le textile, la pêche ou l’hôtellerie ?
La typologie des entreprises accompagnées lors de ce projet révèle une diversité d’acteurs, avec 14 secteurs représentés : immobilier, bureaux, logistique, loisirs, informatique, industrie, import, hôtellerie, équipements, énergie, éducation, construction, automobile et agriculture.
Pour mieux refléter le tissu économique de la zone océan Indien, il serait pertinent d’intégrer de nouveaux secteurs d’activité, tels que le textile et la pêche, et de renforcer la couverture géographique, notamment aux Seychelles et aux Comores. Il conviendrait également d’inclure un panel plus diversifié d’entreprises pilotes, en particulier les petites et moyennes entreprises (PME), qui représentent une part importante du tissu économique mais sont encore peu impliquées.
Un fort potentiel existe pour mobiliser davantage d’entreprises et d’organisations prêtes à s’engager dans l’élaboration de leur bilan carbone. L’objectif est de faire de ce projet un modèle de décarbonation dans l’Indianocéanie, incitant le secteur privé à adopter cette démarche.
À terme, un des résultats attendus est de capitaliser les données issues de plusieurs bilans carbone sectoriels, afin de faire émerger des facteurs d’émission locaux et régionaux, représentatifs et fiables. Plus la mobilisation sera large, plus les capacités à décarboner les secteurs d’activité se renforceront à l’échelle régionale.
Comment évaluez-vous concrètement son impact sur les entreprises accompagnées ?
La majorité des entreprises a exprimé sa volonté de poursuivre l’accompagnement jusqu’au prochain bilan carbone. Pour assurer un suivi durable de leur stratégie de décarbonation, CBOI lance un programme de coaching post-bilan carbone d’une durée de 12 mois.
Ce soutien, qui vise à faire le lien entre diagnostic et impact concret, s’adresse aussi bien aux entreprises déjà engagées qu’à de nouveaux acteurs souhaitant bénéficier d’une dynamique collective.
Cet accompagnement personnalisé se déroulera au sein d’un groupe de travail régional bas-carbone, avec une capitalisation des résultats prévue pour juin 2026.
Quelles sont les principales sources d’émissions identifiées au sein des entreprises suivies ?
Les principales sources d’émissions sont liées à la consommation d’énergie, en raison d’un mix électrique fortement carboné ; aux achats de produits et matières premières, notamment à cause du fret maritime en amont ; ainsi qu’à la construction, en raison de l’artificialisation des sols et de l’importation de matériaux à forte empreinte carbone comme le béton, le ciment ou l’acier.
Pourquoi l’intégration du Scope 3 représente-t-elle une étape clé dans l’évaluation des émissions ?
Le Scope 3, qui constitue souvent la part la plus importante de l’empreinte carbone d’une entreprise, permet d’obtenir une vision plus complète de son impact environnemental. En l’intégrant, l’entreprise peut ainsi mettre en place des actions de réduction plus ciblées et efficaces.
Le Scope 3 englobe les émissions indirectes liées à la chaîne de valeur, telles que les achats de matières premières, le transport, l’utilisation des produits par les clients, ainsi que la gestion des déchets. Ces émissions représentent généralement entre 70 % et 90 % — voire la majorité — de l’empreinte carbone totale d’une entreprise.
Quelles perspectives de réduction des émissions sont envisagées à l’horizon 2030 ?
Les actions identifiées par les entreprises ont été ajustées pour s’aligner sur l’objectif de limiter le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C. La décarbonation est encore majoritairement abordée de manière classique, avec un recours fréquent à la compensation carbone, sans remise en cause profonde des modèles d’affaires, même si une volonté de progrès est présente.
Cette approche reste freinée par des contraintes structurelles telles que la dépendance aux importations, au tourisme et un marché local restreint.
Les entreprises élaborent généralement des plans d’action à horizon 5 à 10 ans, en cohérence avec le référentiel Science Based Targets initiative, mais rarement au-delà de 20 ans. Cependant, une réflexion sur l’adaptation des modèles économiques à un monde neutre en carbone d’ici 2050 a été intégrée dans certains plans.
Des éléments de sensibilisation ont également été apportés sur les risques de transition, les risques physiques, la disponibilité énergétique et les coûts pour les industries. Il a été rappelé que la priorité reste la réduction des émissions au sein de la chaîne de valeur, puis hors chaîne de valeur, avant de développer des puits de carbone.
Comment les risques climatiques (physiques, juridiques, économiques) influencent-ils déjà l’activité des entreprises dans la région ?
Le projet a également mobilisé les acteurs économiques locaux autour des enjeux de décarbonation et des risques climatiques, à travers des ateliers et conférences.
Maurice, les Comores, les Seychelles et Madagascar, en raison de leur situation insulaire, sont confrontés à divers impacts du changement climatique, tels que la montée du niveau de la mer, les catastrophes naturelles récurrentes, le stress hydrique et la baisse de la productivité agricole. Ces territoires dépendent fortement des énergies fossiles, ce qui augmente leurs émissions de gaz à effet de serre ainsi que leurs coûts énergétiques.
Une conférence a été organisée pour sensibiliser aux risques et vulnérabilités climatiques, à la gestion des risques, ainsi qu’aux impacts des réglementations européennes et internationales sur les entreprises régionales, avec une approche centrée sur la gestion d’entreprise.
Des outils internationaux d’évaluation de la vulnérabilité climatique ont également été présentés, en soulignant leurs avantages et leurs limites, afin d’améliorer la connaissance des entreprises.
Quelles sont les prochaines étapes pour produire des facteurs d’émission locaux fiables ?
À terme, l’objectif est de capitaliser l’expérience accumulée à partir de plusieurs bilans carbone afin de faire émerger des facteurs d’émission locaux et/ou régionaux, représentatifs et fiables.
Dans un premier temps, il serait utile de lancer des études d’Analyse du Cycle de Vie (ACV) sectorielles pour identifier les impacts environnementaux spécifiques à certains secteurs. Ces travaux permettront ensuite de développer des facteurs d’émission propres à chaque secteur.
Pour garantir la cohérence et la fiabilité des données ainsi que des méthodologies employées, il serait pertinent qu’un acteur régional prenne en charge leur centralisation et leur validation, à l’image de ce qu’a fait l’ADEME en France, activité aujourd’hui reprise par l’Association pour la transition Bas-Carbone (ABC).
À court terme, la transition bas-carbone représente-t-elle un coût ou une opportunité pour les entreprises ?
Les entreprises jouent un rôle clé dans la décarbonation en adoptant une stratégie bas-carbone, ce qui leur permet de réduire leur dépendance aux énergies fossiles et de se prémunir contre les facteurs susceptibles de perturber leurs coûts opérationnels et déstabiliser leur équilibre financier.
Atteindre cet objectif nécessite une démarche collective vertueuse, contribuant à la neutralité carbone. Parmi les actions possibles figurent la réduction des émissions de gaz à effet de serre en limitant la consommation énergétique, ce qui permet aussi de diminuer les coûts ; l’adoption de modèles d’affaires innovants ; l’investissement dans des technologies propres ; la prise en compte de l’impact environnemental par la mesure et la communication de l’empreinte carbone des produits, conformément aux normes européennes de reporting en matière de durabilité ; et enfin, le respect des exigences réglementaires et de performance environnementale.
Avez-vous des exemples concrets d’entreprises ayant déjà réduit leurs coûts ou gagné en compétitivité ?
Parmi les actions concrètes mises en œuvre, on peut citer l’installation de panneaux photovoltaïques, le tri des déchets, la réduction des emballages, ainsi que la mise en place de systèmes de consigne en verre. Ces initiatives ont permis à certaines entreprises de réduire leurs coûts opérationnels tout en améliorant leur image et leur compétitivité sur le marché.
Cette transition influence-t-elle les relations commerciales avec l’Union européenne, notamment face aux nouvelles exigences en matière de durabilité ?
En effet, certains produits exportés directement vers l’Union européenne, qui met progressivement en œuvre son Pacte Vert, sont soumis à une pression réglementaire croissante concernant leur impact carbone et environnemental. Cette évolution constitue une opportunité pour les entreprises mauriciennes d’intégrer des stratégies bas-carbone dans leur développement et de se préparer efficacement aux nouvelles exigences internationales.
L’analyse de l’empreinte carbone devient un outil stratégique pour assurer la conformité réglementaire, gérer les risques climatiques, optimiser les coûts et renforcer le positionnement sur le marché. Elle permet d’identifier les inefficacités, de répondre aux attentes ESG (environnementales, sociales et de gouvernance) des parties prenantes, et d’accroître la compétitivité des entreprises.
En tant que membre fondateur de CBOI, la MCCI, avec le soutien de ses partenaires, accompagne les entreprises sur ces enjeux via un projet technologique lancé en juin 2025. Celui-ci repose sur un code-barres GS1 intégrant des données ESG et implique cinq PME, afin de faciliter l’accès au marché international et de soutenir les parties prenantes.
Quelles lacunes identifiez-vous dans les politiques nationales pour appuyer la transition écologique ?
On constate un manque de dispositifs incitatifs destinés à accompagner les entreprises dans leur transition, tels que les certificats d’attribut d’énergie. Par ailleurs, il existe peu de réglementations et de normes spécifiques dans le secteur du BTP visant à réduire les émissions de CO₂.
De plus, les mécanismes permettant aux entreprises de décarboner leurs activités, comme les dispositifs d’autoconsommation de l’électricité produite, restent insuffisamment développés ou encouragés.
Des collaborations sont-elles envisagées avec d’autres régions insulaires pour partager les savoir-faire ?
CBOI se concentre actuellement sur des collaborations régionales et le lancement de projets pilotes, tout en restant ouverte à des partenariats élargis avec d’autres acteurs insulaires dans une phase ultérieure.
Le Forum économique des îles de l’océan Indien, ainsi que nos autres événements, sont ouverts à tous et suscitent un intérêt croissant, comme en témoigne la participation d’une délégation africaine (Kenya, Mozambique) lors du 14ᵉ Forum économique des îles de l’océan Indien.
L’organisation présente également ses actions lors d’événements internationaux, notamment sur l’égalité professionnelle, comme au Rwanda en juin 2024.
En tant que directrice exécutive de CBOI, je suis moi-même membre depuis 2023 du réseau des 22 accélérateurs soutenu par l’ONU, qui vise à renforcer les partenariats entre petits États insulaires de la région océan Indien / Asie-Pacifique.
Le «2030 Agenda Partnership Accelerator» est une initiative collaborative portée par le Département des affaires économiques et sociales des Nations Unies, en partenariat avec The Partnering Initiative, le Bureau des partenariats des Nations Unies, le Pacte mondial de l’ONU et le Bureau de la coordination du développement de l’ONU. Son objectif est de favoriser la création de partenariats efficaces pour accélérer la mise en œuvre des Objectifs de développement durable.
Par ailleurs, la méthode de mobilisation du secteur privé régional développée par CBOI a été saluée lors des UN SIDS Partnership Awards 2024, où elle a obtenu la 3ᵉ place.
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