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«Impact-Based Forecasting»
Les avis météo diront bientôt ce que la pluie va provoquer
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«Impact-Based Forecasting»
Les avis météo diront bientôt ce que la pluie va provoquer
Les Services météo de Maurice (MMS) amorcent une évolution majeure : les avis de fortes pluies ne se limiteront plus aux millimètres attendus, mais indiqueront aussi les conséquences possibles. Cette transition vers la prévision basée sur les impacts a été lancée le lundi 12 octobre lors d’une formation à la tour Shri Atal Bihari Vajpayee, à Ébène, dans le cadre du projet WISER financé par le gouvernement britannique et placé sous l’égide du Prime Minister’s Office.
Le directeur suppléant des MMS, Prithviraj Booneeady, évoque une intégration progressive dans le plan stratégique 2027-2031. Les avertissements actuels reposent surtout sur des paramètres météorologiques. La nouvelle approche vise à indiquer ce que la pluie fera : fermeture d’un pont fragile, évacuation d’un quartier inondable, prépositionnement de vivres ou de matériel médical. «La météo est inévitable, mais la catastrophe ne l’est pas», a rappelé un intervenant.
La formation réunit le Disaster Management Centre, les collectivités locales, la police, les pompiers, des universités, des ONG et le secteur privé. Les participants devront identifier les risques prioritaires et élaborer une feuille de route nationale. L’enjeu est crucial pour un petit État insulaire exposé aux extrêmes climatiques. La démarche s’inscrit dans l’initiative Early Warnings for All lancée par l’ONU en 2022.
Venetia Phakula, du South African Weather Service, représentant le consortium RSMC Pretoria–Met Office– OMM, souligne qu’une alerte n’est utile que si elle atteint les personnes concernées. «Les gens vivent le risque différemment, et leur capacité à agir varie.» Elle insiste sur le «dernier kilomètre» : les populations doivent participer à la conception des alertes.
Cette formation s’appuie sur trois ans de travail de formation des points focaux mauriciens en Afrique du Sud. Un atelier national, prévu dans deux semaines, présentera la stratégie de mise en œuvre. Venetia Phakula appelle à associer agriculture et gestion de l’eau pour un dispositif durable. Sur la crise hydrique, elle reste prudente : «Le service météo peut annoncer la pluie, mais retenir l’eau relève d’une volonté collective.»
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