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Lutte contre la criminalité financière

Les agents de la FCC et de la NCC se forment au recouvrement des actifs illicites

27 février 2026, 09:00

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Les agents de la FCC et de la NCC se forment au recouvrement des actifs illicites

■ Le DG suppléant de la FCC, Titrudeo Dawoodarry, lors de l’ouverture de l’atelier le lundi 23 février.

Le lundi 23 février, la Financial Crimes Commission (FCC), en collaboration avec l’International Centre for Asset Recovery (ICAR) du Basel Institute on Governance, a lancé un programme de formation intitulé «Financial Investigations and Asset Recovery» au Holiday Inn Mauritius Mon-Trésor. Cette initiative, qui durera deux semaines rassemble des officiers de la FCC et des représentants d’institutions membres du National Coordination Committee, avec l’objectif de renforcer les compétences techniques en matière d’investigations financières et d’Asset Recovery (recouvrement des avoirs).

La cérémonie d’ouverture a été marquée par la présence du Solicitor General, Rajeshsharma Ramloll, qui a souligné la complexité croissante des crimes financiers dans un environnement de plus en plus numérique. Il a insisté sur l’importance de la formation continue et la maîtrise à la fois des techniques d’investigation et du cadre juridique encadrant la confiscation d’actifs et l’assistance juridique internationale. Il a rappelé que la coordination entre les institutions est essentielle pour répondre aux méthodes criminelles en constante évolution, notamment l’usage des crypto-assets.

De son côté, le directeur général (DG) par intérim de la FCC, Titrudeo Dawoodarry, a accueilli les participants et rappelé que l’Asset Recovery «doit rester au cœur des efforts d’exécution». Évoquant la lutte contre le trafic de drogue, il a précisé que plus de 250 individus ont été arrêtés depuis le début de l’année pour des infractions liées aux stupéfiants et que 30 à 35 trafiquants sont activement impliqués dans le commerce de drogues dures. Il a souligné que l’action des forces de l’ordre doit dépasser les simples arrestations et condamnations, en incluant le traçage, le gel et la confiscation des avoirs criminels afin de démanteler les réseaux organisés et de protéger l’intégrité du système financier mauricien.

«Learning by doing»

Le représentant de l’ICAR, Tom Walugembe, Senior Specialist in Asset Recovery, a remercié le Solicitor General et le DG par intérim de la FCC pour leur soutien. Il a rappelé que la formation s’inscrit dans la continuité d’une mission d’évaluation réussie en mars 2025 et d’un programme antérieur en septembre 2025, qui a conduit à la signature d’un protocole d’accord entre le Basel Institute on Governance et la FCC. Selon lui, Maurice joue un rôle croissant en tant que centre financier régional et dans la lutte contre la criminalité financière. Il a insisté sur l’importance de retirer les gains financiers des groupes criminels, notamment les réseaux de trafic de drogue, afin de les affaiblir.

Le programme repose sur une approche pratique «learning by doing». La moitié de la formation est consacrée à un cas simulé intégrant plus de 60 pièces de preuve. Les participants travaillent sur le cycle d’une enquête financière, incluant collecte d’informations en sources ouvertes, analyse de relevés bancaires, traçage des actifs, interviews de témoins et coopération internationale. La formation réunit également des représentants de l’AttorneyGeneral’s Office, du Bureau du Directeur des poursuites publiques, de banque, de la police, de la Mauritius Revenue Authority, de la Financial Intelligence Unit et de la Gambling Regulatory Authority, reflétant ainsi l’importance de la collaboration interinstitutionnelle.

Emmanuel Jacob Mringo, Specialist in Asset Recovery à l’ICAR, apporte son expertise pratique en tant qu’enquêteur et procureur à la Prevention and Combating of Corruption Bureau ainsi que Legal Officer au Ministry of Finance and Planning de Tanzanie. Cette formation s’inscrit dans le cadre des efforts continus de la FCC pour améliorer les compétences professionnelles, renforcer la coopération institutionnelle et garantir que Maurice dispose des outils nécessaires pour enquêter, poursuivre et récupérer les actifs illicitement acquis conformément aux meilleures pratiques internationales.

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