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Petites et moyennes entreprises

Les actes de vandalisme ont mis l’activité à fleur de peau

21 octobre 2026, 17:30

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Les actes de vandalisme ont mis l’activité à fleur de peau

À l’approche de la fin d’année, les petites entreprises redoutent de voir leurs ventes et leur trésorerie affectées.

Les actes de vandalisme et les pillages survenus ces derniers jours ont provoqué quelques sueurs froides aux petites et moyennes entreprises (PME). Les employés ont eu du mal à se déplacer, la production a été perturbée ainsi que l’approvisionnement. À l’approche de la fin d’année, période cruciale pour les commandes, les ventes et la trésorerie pourraient en pâtir.

Pour Ajay Beedasee, président de la SME Chamber, l’impact n’est pas seulement économique : le climat d’insécurité a aussi pesé sur le moral des employés et sur leurs conditions de travail. Il avait recommandé aux entrepreneurs de protéger leurs commerces et leurs stocks en fonction des menaces propres à leur région. Dans le textile, Mac’Allan Ltée en a ressenti les effets. Mardi dernier, plusieurs employés ont eu du mal à se rendre au travail. L’organisation de l’entreprise en a été perturbée, alors qu’elle doit honorer d’importantes commandes de fin d’année.

«C’est très chagrinant de voir une telle situation dans le pays. En tant que petits commerçants et entrepreneurs, nous sommes pénalisés. Cette situation fait peur. Il n’y a aucune garantie», déplore son directeur, Jean-Claude Ip Man Pun. À Baie-du Tombeau, où cinq usines sont installées sur le site, la sécurité a été renforcée.

Des clients qui pourraient hésiter

La crainte de nouveaux débordements pourrait aussi éloigner la clientèle. Dev Santchurn dirige Julien R, une entreprise spécialisée dans les chaussures et les accessoires en cuir, dont l’atelier se trouve à Coromandel. Il redoute que les clients hésitent à se déplacer, au détriment des ventes.

Chez The Hamilton Furniture Co Ltd, qui exploite deux usines à Rivière-du-Rempart et à Coromandel, c’est la continuité de la production qui préoccupe. «Nous travaillons, nous produisons et nous vendons, mais avec la crainte. C’est une inquiétude généralisée», confie son directeur, Nadiim Bhoyroo. Le fabricant de meubles, de canapés et de chaises exporte une partie de sa production. Pour livrer à temps, il doit disposer des matières premières nécessaires. «Si nous avons des difficultés à nous approvisionner, toute la chaîne de production peut être perturbée. C’est un effet domino», explique-t-il. L’entreprise a refusé une importante commande destinée à l’étranger. Elle a vécu dans l’incertitude que ses employés ne travaillent pas à plein temps.

Les obligations financières demeurent

Les remboursements d’emprunts et les frais fixes restent à payer, même si l’activité est perturbée. Selon Nadiim Bhoyroo, la SME Chamber a demandé aux banques de se montrer plus souples envers les PME concernées.

L’indemnisation par les assurances pose également problème. Selon Ajay Beedasee, les remboursements en cas de vol ou de dégâts peuvent prendre du temps, car les dossiers doivent être examinés par la police scientifique et par les experts des assureurs. Ces délais fragilisent encore davantage les entreprises aux moyens limités.

Le directeur de The Hamilton Furniture Co. Ltd appelle, pour sa part, les autorités à intervenir rapidement pour aider les entreprises à faire face à leurs obligations financières dans les mois à venir.

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