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Crise de l’eau

Le ras-le-bol monte à Curepipe face aux robinets à sec

27 octobre 2026, 10:00

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Le ras-le-bol monte à Curepipe face aux robinets à sec

Photo d'illustration.

Des robinets à sec, des camions-citernes qui se font attendre et des habitants contraints de s’adapter au jour le jour. À Curepipe, l’exaspération monte face aux coupures d’eau répétées. D’Eau-Coulée au Morcellement Baptiste, les témoignages se multiplient, tandis que les différences d’approvisionnement entre quartiers alimentent le sentiment d’injustice.

«On comprend que le réservoir soit à sec, mais ce n’est pas une raison pour laisser les habitants sans eau. En fin de mois, nous continuons pourtant à payer nos factures», déplore Joëlle, une habitante d’Eau-Coulée. Elle s’interroge également sur les disparités entre quartiers. «Certaines personnes qui habitent dans la même région ont de l’eau tous les deux jours.» À Résidence Atlee, la situation semblerait différente. Louise affirme que l’eau coulerait dès 7 heures, avec une pression suffisante, et ce, «sans faute tous les deux jours».

Au Morcellement Baptiste, en revanche, l’approvisionnement serait beaucoup plus aléatoire. Lorsque le camion-citerne se déplace, il arriverait parfois après 20 heures, compliquant davantage le quotidien des habitants.

Une situation particulièrement difficile pour les personnes âgées. «Certains habitants sont âgés. Il faut aussi prendre leur situation en considération. Va-t-on demander à une personne de 75 ans de porter seule des seaux de 20 litres ?», s’indigne Ajay.

Au-delà des désagréments, c’est la question de l’équité dans la distribution de l’eau qui préoccupe ces habitants. Ils demandent à la CWA de prendre les mesures nécessaires afin d’améliorer l’approvisionnement et de tenir compte des besoins des quartiers les plus affectés. Pour eux, l’accès à l’eau ne devrait pas dépendre du quartier où l’on habite.

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