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Rapport de la FCC
Le maire de Quatre-Bornes réfute tout soupçon de malversation
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Rapport de la FCC
Le maire de Quatre-Bornes réfute tout soupçon de malversation
Lutchmee Gungabissoon, maire de Quatre-Bornes. (© Beekash Roopun)
«Il n’y a eu ni fraude ni malversation à la mairie de Quatre Bornes.» Lutchmee Gungabissoon, maire de Quatre-Bornes, tient à clarifier la position du conseil municipal après la publication d’un rapport de la Financial Crimes Commission (FCC) mettant en lumière plusieurs faiblesses dans les procédures de décaissement des fonds publics. Si la commission recommande des mesures correctives concernant notamment les ressources humaines, les contrôles internes et la gestion informatique, le maire insiste sur un point : ces lacunes administratives ne constituent pas, selon lui, la preuve d’une quelconque fraude.
Le rapport de la FCC sur les mécanismes de décaissement des fonds destinés aux projets du conseil municipal de la ville des fleurs n’a pas tardé à susciter une réaction de la municipalité. Lutchmee Gungabissoon a tenu à apporter des éclaircissements sur plusieurs observations formulées par la commission, à savoir celles relatives au manque de personnel, à la répartition des responsabilités et à la confidentialité des données du système Council Project Management (CPM).
D’emblée, le maire conteste toute interprétation qui pourrait laisser croire à des irrégularités financières au sein de la municipalité. «Depuis que nous avons pris les commandes du conseil, il n’y a eu ni malversation ni fraude à la mairie de Quatre-Bornes», affirme-t-il. Il soutient que le rapport de la FCC porte avant tout sur une évaluation des procédures et qu’il a également permis d’identifier des pistes d’amélioration dans le fonctionnement administratif.
Recrutement approuvé
Concernant l’absence prolongée d’un ingénieur civil, relevée par la FCC, Lutchmee Gungabissoon explique que le conseil a déjà approuvé le recrutement pour ce poste, mais que la municipalité ne dispose pas seule du pouvoir de procéder à l’embauche. «Le poste de civil engineer a été approuvé par le conseil. Toutefois, nous ne sommes pas en mesure de procéder directement au recrutement. Il y a la Local Government Service Commission, qui intervient dans ce processus», souligne-t-il.
Le premier magistrat de la ville ajoute que le recrutement devrait être enclenché en novembre et que la municipalité entend donner suite à cette recommandation. Pour le maire, cette situation relève davantage d’une contrainte administrative et de personnel que d’une défaillance volontaire dans la gestion des projets.
Confidentialité
Autre point soulevé par la FCC : les risques liés à la confidentialité et à la gestion des accès au système informatique CPM. Sur ce volet, le maire apporte une précision importante. Selon lui, ce système a été mis en place au niveau du ministère des Collectivités locales et la municipalité dispose d'un droit de regard sur les informations qui la concernent. Il réfute ainsi l’idée selon laquelle les données ne bénéficieraient pas d’un niveau de confidentialité adéquat.
«Nous accordons une grande importance à la confidentialité. Toutes nos réunions à la mairie se déroulent dans le respect de ce principe. Concernant le système CPM, nous allons prendre les dispositions nécessaires pour que les données restent accessibles uniquement aux personnes directement concernées», explique-t-il.
Risques potentiels de collusion
Le rapport évoque également des risques potentiels d’abus, de collusion et de détournement, en raison de certaines insuffisances dans la séparation des tâches et les mécanismes de contrôle. Sur ce point, Lutchmee Gungabissoon rappelle que la municipalité fonctionne avec ses responsables administratifs et financiers, le Chief Executive et le Financial Controller, ainsi qu’avec les chefs de département.
«Nous travaillons en étroite collaboration avec le Chief Executive*, le* Financial Controller et les différents chefs de département. Avec mes collègues, nous veillons à ce que les procédures soient respectées et qu’il n’y ait aucune malversation», soutient-il.
L’édile tient surtout à faire une distinction entre les vulnérabilités identifiées dans un exercice de prévention et la constatation d’une infraction financière. Il affirme qu’à aucun moment, depuis son entrée en fonction, la municipalité n’a manqué à ses obligations financières envers les entrepreneurs engagés dans les projets du conseil.
«À aucun moment la mairie n’a dû de l’argent à ses contracteurs», insiste-t-il, en faisant référence aux observations portant sur les retards de paiement et le traitement des réclamations des entrepreneurs.
Mesures correctives
Au-delà de ces explications, le rapport de la FCC préconise plusieurs mesures correctives : une meilleure application des directives du Public Procurement Office, une clarification des responsabilités entre le conseil municipal et la Land Drainage Authority, le renforcement des contrôles internes, une meilleure gestion des conflits d’intérêts ainsi qu’une amélioration de la sécurité des systèmes informatiques.
Lutchmee Gungabissoon affirme que la municipalité entend prendre en considération ces recommandations. Il souhaite toutefois que les conclusions de cet exercice soient replacées dans leur véritable contexte, car, insiste-t-il, un examen préventif des procédures destiné à identifier des risques ne saurait, à lui seul, être assimilé à la découverte de malversations.
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