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Le FMP maintient la pression sur les dossiers sensibles
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Le FMP maintient la pression sur les dossiers sensibles
Les rencontres avec la presse du samedi du Fron Militan Progresis (FMP) étaient de retour, hier 31 octobre, au Hennessy Park Hotel, à Ébène. Deux sujets ont notamment donné lieu à un ton plus critique. Le premier est l’affaire Soopramanien Kistnen, remise sur la table par le leader de l’opposition, Chetan Baboolall. Le second est la proposition d’abaisser l’âge de responsabilité pénale, pour laquelle le leader du parti, Paul Bérenger, a mis en cause la Deputy Prime Minister et ministre de l’Égalité des genres et du bien-être de la famille, Arianne Navarre-Marie. Le député Sydney Pierre était également présent à la table.
Paul Bérenger a rappelé la position du parti sur la National Crime Agency (NCA). Le FMP reste «fondamentalement» opposé à l’amendement constitutionnel qui placerait le directeur de la NCA au-dessus du commissaire de police, dont le poste est inscrit dans la Constitution. Il rappelle que la Bar Association a, à l’unanimité, rédigé un document très critique sur la NCA telle qu’elle est conçue aujourd’hui.
Sur l’âge de responsabilité pénale, il n’a pas mâché ses mots. Que la proposition de passer de 14 à 12 ans vienne de la ministre chargée du bien-être et des droits des enfants relève pour lui d’une «vraie honte». Le Conseil des ministres l’aurait approuvée sans discussion, avant de la renvoyer en Select Committee. Le leader du FMP y voit une manière de laisser traîner le texte jusqu’à ce qu’il disparaisse.
Visiblement plus à l’aise que lors de sa Private Notice Question (PNQ) de mardi dernier, Chetan Baboolall s’est attardé sur l’affaire Kistnen. Il rappelle que depuis le début de cette affaire, quatre PNQ et une treizaine de questions parlementaires ont été posées, sans réponse. Le refrain «l’enquête est toujours en cours» revient, alors qu’aucune arrestation n’a eu lieu et qu’aucun dossier n’est parvenu au DPP. Le gouvernement, et son chef, Navin Ramgoolam, avait pourtant présenté ce dossier comme une priorité absolue.
Le FMP parle d’incompétence, mais aussi d’un «cover-up». Le parti insiste sur une distinction souvent oubliée : à côté de l’enquête sur la mort de Kistnen, il y a celle sur les personnes soupçonnées d’avoir détruit des données pour la saboter. Le leader de l’opposition est aussi revenu sur les articles 53 et 54 du projet de loi sur la NCA. Il n’y trouve aucun garde-fou sur les écoutes téléphoniques, alors que le Premier ministre avait promis au Parlement un contrôle strict du judiciaire.
La procédure d’immunité accordée par le DPP l’inquiète tout autant. Qui approche le témoin : l’avocat, la police ou la NCA ? La loi ne le dit pas. Le FMP précise toutefois avoir confiance dans le DPP. Paul Bérenger a soulevé, lui, un problème moral : accorder l’immunité à un complice qui parle, quand d’autres ont participé au même crime.
Aux questions des journalistes, le FMP a fait savoir qu’il ne soumettra aucune proposition à la Constitutional Review Commission. Paul Bérenger reproche à la commission son manque de transparence… Comme à son habitude, Paul Bérenger a terminé par un tour de l’actualité internationale – des élections au Brésil et en Israël au vote de l’ONU sur l’embargo contre Cuba – avant de réaffirmer le soutien du FMP à la cause palestinienne.
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