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Conflit au Moyen-Orient

Le Conseil des ministres passe à l’action

11 avril 2026, 09:00

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Le Conseil des ministres passe à l’action

Le pain augmente de Rs 1,30

Le Conseil des ministres a avalisé la révision du prix du pain contrôlé, qui passe de Rs 2,60 à Rs 3,90. Une hausse de Rs 1,30 par 100 g sera accordée aux boulangers afin de couvrir l’augmentation des coûts d’exploitation et de garantir la viabilité du secteur, sans nouvelle hausse prévue à court et moyen termes.

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Parallèlement, les subventions aux boulangeries seront revues : sur le sac de farine de 25 kg, passera de Rs 541,15 à Rs 432,50, tandis que la subvention de Rs 0,24 par pain de 100 g, versée via la Mauritius Revenue Authority, sera supprimée. Toutefois, la State Trading Corporation continuera à fournir la farine au prix subventionné de Rs 217,50, soit 66,5 % du coût réel. Une aide mensuelle de Rs 121 sera accordée aux ménages vulnérables inscrits au Social Register of Mauritius, soit environ 60 000 bénéficiaires, pour un coût annuel estimé à Rs 87,1 millions.

Nasser Moraby, président de l’Association des propriétaires des boulangeries : «Après 14 ans, seulement 70 sous, soit environ 5 sous par an.»

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«Nous remercions le Premier ministre et le gouvernement, qui ont revu le prix du pain. Je tiens à souligner que des Re 1,30 d’augmentation, seuls 70 sous reviendront réellement aux boulangers. En effet, 35 sous correspondent à la hausse du prix de la farine, 5 sous à l’augmentation du diesel et 25 sous à la suppression du remboursement de la MRA. Après 14 ans, nous obtenons seulement 70 sous, soit environ 5 sous par an. Nous allons rencontrer nos membres pour discuter de la marche à suivre.»

Hausse de 15 % des tarifs d’électricité

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Les tarifs de l’électricité augmenteront de 15 % à partir du 1ᵉʳ mai prochain. Toutefois, cette hausse ne s’applique pas aux ménages inscrits au registre social, ni aux consommateurs relevant des catégories tarifaires 110A et aux petites et moyennes entreprises (PME). Au total, 128 800 consommateurs sur 541 127 seront exclus de cette augmentation.

Selon le directeur général (DG) du Central Electricity Board (CEB), Shamshir Mukoon , l’institution subit directement les effets du conflit au Moyen-Orient. «Nous travaillons sur des chiffres pour contenir la situation autant que possible, mais nous nous retrouvons dans une situation où la facture d’importation du heavy fuel oil continue d’augmenter et se maintient à un niveau élevé.» Cette hausse est considérée inévitable, dans la mesure où 40 % de l’électricité est produite à partir de l’huile lourde, dont le prix est fortement influencé par les marchés internationaux.

Il précise que la hausse de 15 % des tarifs de l’électricité ne couvre pas entièrement les coûts réels. «D’après nos calculs, il nous faudrait au moins 25 % pour pouvoir faire face à l’augmentation actuelle du marché. Mais nous pensons que nous pouvons absorber une partie de ce coût additionnel.» Le coût total est estimé à Rs 4,8 milliards, dont Rs 3 milliards seront récupérées à travers la hausse des tarifs, tandis que Rs 1,8 milliard incombera au CEB. Le DG insiste sur le caractère équilibré de l’exercice, tenant en compte les consommateurs vulnérables. «Nous avons les catégories 110A et les bénéficiaires du registre social, qui consomment moins de 85 unités d’électricité. Ces deux catégories représentent environ 70 000 consommateurs.» Il ajoute que d’autres catégories sont protégées, notamment les petits commerces et petites industries. «Au total, si l’on regroupe ces catégories, environ 128 000 consommateurs sur plus de 540 000 seront épargnés de la hausse des tarifs.»

Shamshir Mukoon rappelle par ailleurs les défis structurels auxquels fait face le CEB, notamment le vieillissement des infrastructures de production et de distribution. Les récents épisodes de tension durant la période estivale ont mis le système à l’épreuve. «Nous allons lancer de grands projets pour renouveler nos installations et augmenter la capacité des sous-stations», affirme-t-il. Concernant les projets futurs, il évoque le programme de 405 MW d’énergie solaire avec stockage par batteries. «Pour intégrer ces 405 MW dans le système, nous devons investir environ Rs 5 milliards pour renforcer le réseau électrique.» Il conclut que la hausse des tarifs d’électricité est inévitable au regard des défis liés à ces investissements et au contexte international.

Claude Canabady, secrétaire général de l’Association Consumers Eye (CEA) : «On doit prendre soin de ceux AU bas de l’échelle»

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«Il faut tenir compte de la réalité économique. Mais la CEA a toujours proposé qu’on doit prendre soin de ceux au bas de l’échelle, les plus vulnérables. Des mesures ont été prises pour ces derniers. La hausse de 15 % de l’électricité est due à la situation, mais il faudrait en examiner les conséquences. Il y a ceux au bas de l’échelle, les très riches et il faut considérer le reste. La classe moyenne souffre aussi de la hausse du coût de la vie. Pour la hausse de Rs 1,30 sur le pain, les plus vulnérables auront un soutien. Cette hausse n’est ni trop sévère ni trop faible.»

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