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Rodrigues

Le chef commissaire Grandcourt : «La dissolution n’est pas pour bientôt»

22 septembre 2026, 13:00

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Le chef commissaire Grandcourt : «La dissolution n’est pas pour bientôt»

■ Franceau Grandcourt maintient que l’Assemblée régionale ira jusqu’au bout de son mandat, le 5 mars 2027.

Alors que le chef commissaire adjoint de Rodrigues, Johnson Roussety, avait évoqué hier des discussions avec le Premier ministre, Navin Ramgoolam, pour une dissolution de l’Assemblée régionale, le chef commissaire, Franceau Grandcourt, affirme que ce scénario n’est «pas pour bientôt». Une divergence qui intervient sur fond de tensions au sein de l’Alliance Libération.

La dissolution de l’Assemblée régionale de Rodrigues n’est pas à l’agenda de Franceau Grandcourt. Au lendemain de la déclaration de son adjoint Johnson Roussety dans l’express, selon laquelle l’Alliance Libération compte entamer des discussions avec le Premier ministre en vue d’une dissolution, le chef commissaire a donc remis les pendules à l’heure.

Il souligne que plusieurs développements restent à concrétiser dans différents secteurs de l’île et que le gouvernement régional entend poursuivre son travail. Il rappelle également que les discussions concernant une éventuelle dissolution sont de son ressort. Cette mise au point intervient alors que le mandat de l’actuelle Assemblée régionale court jusqu’au 5 mars 2027.

À quelques mois des prochaines élections régionales, Franceau Grandcourt maintient ainsi la ligne qu’il avait déjà défendue le 28 août lors d’une conférence de presse : aller au bout du mandat. Mais la question de la dissolution vient surtout mettre en lumière les divergences qui semblent traverser l’Alliance Libération. Selon des proches de l’alliance, une certaine distanciation existe actuellement entre plusieurs membres de l’exécutif et Johnson Roussety. Ces derniers avancent que, sur les neuf membres du gouvernement régional, sept seraient en désaccord avec sa manière d’opérer.

Toujours selon ces mêmes sources, des reproches concerneraient notamment sa participation aux réunions du Conseil exécutif et sa présence au Parlement. L’Alliance Libération est composée de plusieurs formations et toute prise de position au nom de l’alliance doit faire l’objet d’une concertation.

Cette question rejoint le débat plus large sur l’avenir politique de l’alliance. Le 28 août, le chef commissaire avait ouvert la porte à une nouvelle configuration pour 2027, allant jusqu’à évoquer une nouvelle bannière et un fonctionnement différent. «Nou bizin al dan eleksion avek enn lot stil lalians kot pa pou ena One Man Show», avait-il déclaré.

Le message est désormais double : l’Alliance Libération pourrait évoluer en vue de 2027, mais, pour Franceau Grandcourt, la dissolution, elle, n’est pas pour maintenant.

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