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La Vision : Rendre à Maurice sa grandeur !

23 août 2025, 08:00

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Nous avons une vision : une vision tournée vers l'avenir, fondée sur la science moderne et éthique et offrant un potentiel économique à long terme. - Rendons à Mauice sa grandeur !

Imaginez Maurice comme un leader dans le développement durable et dans la science et la recherche éthiques fiables, comme un centre régional de recherche et développement de pointe en biotechnologie avec des cultures cellulaires humaines in vitro, la technologie des organes sur puce et la recherche médicale basée sur l'intelligence artificielle.

Imaginez Maurice jouant un rôle clé dans la découverte plus rapide de traitements indispensables, par exemple pour la maladie d'Alzheimer, la maladie de Parkinson, le cancer, le diabète, le sida ou l'asthme sévère, entre autres maladies qui affligent notre société.. - et dans la mise au point de traitements sans effets secondaires importants.

Imaginez que Maurice conclue des partenariats avec des entreprises et des organismes de recherche éthiques pour des projets financés par l'UE tels que Horizon Europe, Erasmus+, etc.

Imaginez que Maurice crée une croissance à long terme en promouvant l'éducation dans ce domaine spécialisé et en garantissant des opportunités d'emploi à nos jeunes universitaires.

Imaginez Maurice avec des entreprises durables qui ne font pas l'objet d'une controverse internationale, des entreprises qui ne constituent pas une menace pour la santé humaine, tant pour leurs employés que pour le grand public, ni pour notre environnement.

Et pour remplacer des installations d'élevage de primates à Maurice, imaginez :

Un sanctuaire animalier éthique et un centre d'éducation écologique intégrant l'écotourisme, un sanctuaire de classe mondiale et un centre de conservation des primates.

La création d'un institut international de recherche en bioéthique et bien-être animal

Des laboratoires de cosmétiques et d'extraits botaniques à forte valeur ajoutée pour l'industrie de la beauté propre (avec des laboratoires de distillation et de R&D pour les huiles essentielles, les parfums et les extraits botaniques).

Des centres de R&D pharmaceutiques et nutraceutiques à base de plantes, avec des marchés d'exportation à forte marge

Des centres de formation pour l'agriculture basée sur l'IA, les technologies de santé ou l'automatisation des processus robotiques.

Des centres de formation en agroforesterie intelligente face au climat*, avec des pépinières et des laboratoires de permaculture pour les systèmes agroforestiers

Tout ces idées permettront de transformer les installations d’élevage de primates en piliers économiques innovants, à forte valeur ajoutée, éthiques et durables, de requalifier les anciens employés de l'industrie de l'élevage de primates, de créer de nouveaux secteurs d’emploi et de former des jeunes à de nouveaux emplois durables.

Qui / Qu'est-ce que « Progress Science Mauritius / No Animal Experiments » ? :

«Progress Science Mauritius / No Animal Experiments» est une initiative citoyenne / une campagne menée par des citoyens mauriciens qui se sont unis pour plaider en faveur de une recherche biomédicale plus efficace et plus pertinente pour l'être humain.

Notre initiative a été fondée en mars 2013 après que le gouvernement (PTR) ait annoncé en 2012 son premier projet de loi sur la recherche préclinique à Maurice et des amendements à la loi sur le bien-être animal (MAWA) à cet égard.

Il ne s'agit pas d'une ONG enregistrée, et n'est financée par aucune organisation ni entreprise ; il s'agit simplement de citoyens informés qui se soucient de la science, de l'éthique, de la santé humaine et de l'avenir de notre île.

Signant de cet publication est notre porte-parole actuelle, Jacqueline Talbot, une citoyenne Mauricienne avec double-nationalité de Suisse et Maurice.

Nous soutenons l'idée de faire de Maurice un ‘hub’ scientifique et de recherche et developement biomédical, MAIS inclure l'expérimentation animale n'est pas la bonne voie !

Nous tenons à préciser clairement : Nous nous soucisons des progrès médicaux, de la santé humaine et des solutions aux maladies -et - bien sûr, de l'avenir de nos enfants et de notre pays !

Notre message à tous les membres du gouvernement et au publique:

Ne laissez pas le loup déguisé en bebris rester dans la bergerie !

Bien qu'il s'agisse d'une expression symbolique, transposée dans notre réalité mauricienne dans le contexte du développement de la science et de la recherche biomédicale, elle illustre les dangers d'associations avec des partenaires et des conseillers inappropriés.

Les dernières activités et des annonces faites par de certains membres du gouvernement, des chercheurs et des acteurs du commerce des primates à Maurice vont toutes dans le sens de la mise en place d'expérimentations animales pour la recherche biomédicale à Maurice, en mettant l'accent sur l'utilisation des primates cynomolgus de Maurice :

• L'l'intention des certaines memberes de notre gouvernement de signer un protocole d'accord avec CHARLES RIVER Laboratories, un laboratoire d'essais sous contrat controversé ayant fait l'objet de poursuites judiciaires pour fraude en matière de santé et de sécurité, commerce illégal de primates (blanchiment de primates), maltraitance animale et heures supplémentaires non rémunérées pour les employés de production/fabrication.

• L’aquisition de NOVEPRIM par CHARLES RIVER, qui lui confère une participation majoritaire de 90 %.

• L’annonce du Ministre Sukon dans le budget 2025-2026 qu’il apprecie les mésures visant à attirer plus des laboratoirs et chercheurs à Maurice dans de le domaine de la médcine génétic. Suivi par son participation dans une coférence de trois jours sur la gestion des primates à Maurice - une initiative de la Cynon Breeders Association avec le MD Anderson Cancer Center de l'université du Texas, des chercheurs et des éleveurs de primates vantant la valeur supposée des primates dans la recherche..

• Sept publications et interviews du Dr Shivraj Soohur dans la presse locale, dans lesquelles il plaide en faveur de l'expérimentation animale à Maurice et de modifications de la loi sur le bien-être animal afin d'y inclure les expériences animales terminales.

• Une campagne de publireportage menée par la CBA (Cynon Breeders Association) soidisant au sujet santé, soulignant l'importance de l'utilisation des primates dans la recherche.

• Vidéo series par la CBA sur Radio Plus titulés ‘mots de recherche’ : mettant en avant leurs argumentations en faveur de l’élevage et de l’utilisaiton de primates dans la recherche biomédicale.

• Plusieurs publications par des économistes comme celui de Rattan Chand, appuyant sur les mêmes argumentations alignées sur les déclarations de la Cyno Breeders Association : La nécessité de l'expérimentation animale, la valeur unique de nos primates cynomolgus, faisant de Maurice la « Suisse de l'Afrique » dans le domaine du développement biomédical.

• Entretien du Dr Rattan Kumar Gujadhur dans BizWeek Mauritius - republié par la Cyno Breeders Association sur sa page - dans lequel il déclare que Maurice ne devrait pas gaspiller l'avantage que représente l'approvisionnement en primates cynomolgus. Il déclare que, selon lui, l'expérimentation animale reste cruciale pour le développement de nouveaux médicaments.

C’est alarmant, car en continuant à suivre l'influence des éleveurs de primates et de leurs associés issus du conglomérat de l'expérimentation animale, Maurice s'expose à de nombreux risques et à une perte de crédibilité dans le secteur de la science, recherche & development biomedical actuel, qui est en pleine évolution et abandonne les modèles animaux au profit de solutions bénéfiques pour la santé humaine.

La mise en place de laboratoires d'expérimentation animale à Maurice serait en décalage avec les tendances mondiales et poserait divers risques et désavantages :

Coûts liés à la réglementation, à la conformité, au développement des installations

Risques pour la biosécurité et la santé publique

Risques environmentals

Répercussions négatives sur les autres piliers existants de notre économie

Obsolescence du domaine imminente dans un avenir proche

Sécurité de l'emploi limitée

Atteinte à la réputation

• Coûts: La mise en place d'installations conformes aux normes internationales (par exemple, AAALAC ou directive européenne 2010/63/UE) est extrêmement coûteuse, car elle nécessite des laboratoires de pointe, des soins vétérinaires et des systèmes de confinement.

• Les entreprises étrangères pourraient simplement utiliser Maurice comme une faille réglementaire, nous offrant peu d'avantages tout en nous laissant gérer les conséquences éthiques et à court terme.

• Santé Publique: Les derniers rapports soulignent les dangers liés à la transmission de zoonoses par les primates en captivité. De nombreux employés d'éleveurs à Maurice ont été infectés par l'hépatite A, et un scandale lié à la tuberculose provenant de primates importés fait actuellement la une des journaux aux États-Unis.

• Impact environnemental : Les déchets biologiques, les produits chimiques (par exemple, les anesthésiques, les antibiotiques), les matières fécales et les émissions des incinérateurs provenant des installations d'élevage et de recherche peuvent contaminer les sources d'eau, le sol et l'air locaux.

• L'île Maurice dispose de capacités limitées pour l'élimination sécurisé des déchets biologiques dangereux, ce qui augmente le risque de fuites toxiques dans l'environnement.

• Les fermes d'élevage et les infrastructures de laboratoire nécessitent souvent le déboisement de terres forestières ou agricoles, ce qui peut nuire à la biodiversité locale.

Maurice manque actuellement d'un large vivier de chercheurs et de techniciens formés à la recherche biomédicale sur les animaux, ce qui signifie que le pays devrait s'appuyer fortement sur l'expertise étrangère, ce qui augmenterait les coûts et limiterait la création d'emplois pour la population locale. Même si les scientifiques locaux étaient formés dans ce domaine, leur avenir serait incertain.

• Les principaux marchés sont déjà en train d'abandonner progressivement l'expérimentation animale pour la recherche et le développement de médicaments. Les leaders pharmaceutiques investissent dans les organoïdes, le criblage par IA et les modèles basés sur des cellules humaines :

➡ Avec la fin prévue des tests sur les animaux d'ici 5 à 10 ans au plus tard, cela entraînerait des pertes d'emplois et un gâchis des investissements réalisés dans les infrastructures.

• En outre, le développement de laboratoires d'expérimentation animale à courte durée de vie pourrait également empêcher le développement d'autres secteurs économiques durables:

➡ L'adoption des tests sur les animaux susciterait des critiques internationales, la condamnation des ONG et d'éventuelles répercussions économiques et boycotts.

Impact sur le tourisme : Maurice est mondialement connue pour sa biodiversité et son écotourisme. L'expérimentation animale nuirait à cette image de marque et entraînerait une **réaction internationale** de la part des groupes de défense de l'environnement et des droits des animaux.

Répercussions commerciales et diplomatiques : les pays et les entreprises ayant des politiques strictes en matière de bien-être animal pourraient boycotter ou restreindre leurs échanges commerciaux** avec Maurice si celle-ci venait à être associée à des pratiques de recherche contraires à l’éthique.

Perte d'attrait éthique pour les investisseurs : Maurice est souvent considérée comme une destination d'investissement paisible et éthique. Son implication dans l'expérimentation animale pourrait nuire à l'image du pays et dissuader les investisseurs soucieux des critères ESG (environnementaux, sociaux et de gouvernance).

Aujourd'hui, l'expérimentation animale, en particulier pour un petit pays en développement comme Maurice, serait une décision imprudente !

La santé publique ne dépend pas des tests sur les animaux, elle peut même en être entravée.

Comme le soulignent de nombreuses publications scientifiques (voir annotations) :

• S’appuyer sur des données issues d'animaux peut en réalité retarder ou compromettre des traitements efficaces : en effet, si un traitement échoue chez les animaux, il risque de ne jamais être utilisé chez les humains, même s'il aurait pu fonctionner.

• De plus, les ressources consacrées à l'élevage et à l'entretien des animaux de laboratoire pourraient être réorientées vers des recherches scientifiques plus prédictives et plus pertinentes pour l'être humain.

La médecine moderne peut fonctionner sans recourir à l'expérimentation animale, et c'est déjà le cas

Des progrès médicaux ont déjà été réalisés sans recourir à l'expérimentation animale, notamment dans les domaines suivants :

• Recherche sur les vaccins

• Diagnostics in vitro

• Le développement de produits pharmaceutiques biologiques

Voici quelques exemples:

Le vaccin contre le HPV, Gardasil® – développé uniquement à partir de tests de puissance in vitro

Le vaccin contre l'encéphalite japonaise, JecVax – développé à partir de la production de cellules Vero

Le Sutimlimab, commercialisé sous le nom d'Enjaymo® et développé à partir « uniquement* sur les données d'efficacité issues d'un système organoïde humain sur puce…

• Et permettez-nous de souligner les vaccins contre la COVID-19

De nombreux aspects du développement des vaccins contre la COVID-19 (par exemple, le criblage des antigènes, la réponse immunitaire) ont été étudiés à l'aide de cultures cellulaires, d'organoïdes (« mini-organes ») et de systèmes microphysiologiques.

Les primates non humains ont été utilisés dans le processus à cette époque uniquement en raison des exigences réglementaires, qui ont depuis changé

Conclusions finales:

Nous sommes l’année 2025 : toutes les connaissances des XXe et XXIe siècles pour une meilleure santé humaine, une science de pointe et une croissance économique sûre et stable sont à notre disposition. - Utilisons-les!

Des possibilités existent pour faire des avancées visionnaires conformes à la science et à la recherche actuelles ainsi qu’au développement économique de Maurice.

Rendons à Mauice sa grandeur !


Annotations:

“The Flaws and Human Harms of Animal Experimentation”

National Library of Medicine | Prof. A. AKHATAR (Vice President of the Max Planck Society's Biology and Medicine section, Director at the Max Planck Institute of Immunobiology and Epigenetics in Freiburg, Honorary Professor at the Albert Ludwigs University and recipient of the 2025 FEBS | EMBO Women in Science Award), Guest Editors: Tom L. Beauchamp,David DeGrazia

“Lost in translation?” Animal research in the era of precision medicine”

National Library of Medicine | Hamideh Frühwein ✉, Norbert W Paul ((Institute for History, Philosophy and Ethics of Medicine, University Medical Center, 55131 Mainz, Germany)

Limitations of Animal Studies for Predicting Toxicity in Clinical Trials*

National Library of Medicine | Gail A Van Norman (MD, Department of Anesthesiology and Pain Medicine, University of Washington, Seattle, Washington)

“It’s Time to Review the Three Rs, to Make them More Fit for Purpose in the 21st Century”

Sage Journals | Jarrod Bailey

Animal Carcinogenicity Studies: 1. Poor Human Predictivity

Sage Journals | Andrew Knight , Jarrod Bailey, Jonathan Balcombe

Animal Carcinogenicity Studies: 2. Obstacles to Extrapolation of Data to Humans

Sage Journals | Andrew Knight , Jarrod Bailey, Jonathan Balcombe

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