Publicité
Loreto Junior School
La motion de Frédéric Pavaday débattue aujourd’hui
Par
Partager cet article
Loreto Junior School
La motion de Frédéric Pavaday débattue aujourd’hui
Frédéric Pavaday, habitant Riche-Terre et âgé de 50 ans, a été arrêté le mardi 24 février à la suite d’une plainte déposée la veille par une élève de 12 ans scolarisée au Loreto Junior School de Curepipe. L’enfant, accompagnée de sa mère, a affirmé avoir été victime d’attouchements et de comportements jugés inappropriés alors que le quinquagénaire exerçait encore comme professeur de musique.
Frédéric Pavaday s’est présenté de lui-même au poste de police de Curepipe mardi. Il était accompagné de ses avocats, Mᵉˢ Sanjeev Teeluckdharry et Sacheen Boodhoo. Après avoir été informé des accusations portées contre lui, il a été placé en état d’arrestation. L’enquête policière est en cours afin d’établir les circonstances exactes de cette affaire. Pour Mᵉ Teeluckdharry, il convient de faire preuve de prudence à ce stade. «Sa motion sera débattue demain (aujourd’hui, NdlR). Il ne faut pas juger aussi vite que cela sans connaître les allégations ni sa version des faits. On l’a traité partout de pédophile, entre autres, sans connaître les faits de l’affaire. On s’est empressé de juger», a-t-il déclaré.
Soulagement mêlé de prudence chez les parents
Du côté des parents, l’arrestation est perçue comme une première étape importante. Jean-Luc Rancier, président de la Parent Teacher Association et parent d’élève à l’établissement, estime que cette évolution apporte un certain soulagement. «Je pense que c’est un soulagement pour les parents et aussi pour les proches de la victime», déclare-t-il. Il appelle toutefois à la retenue : «Il faut laisser la justice suivre son cours. Ce n’est pas à nous de faire le procès de qui que ce soit. Ce sera aux instances concernées de faire leur travail.»
Intervenant en tant que parent, il souligne également l’importance de la vigilance au sein des établissements scolaires. «Que cela serve de leçon et que cela alerte les directions d’école. Il ne faut pas rester passif face à ce type de situation.» Selon lui, d’autres témoignages pourraient éventuellement émerger. «Peut-être que d’autres parents viendront de l’avant. Nous demandons que tout se fasse dans la transparence. S’il y a eu des manquements, les responsabilités devront être établies. Mais avant tout, il faut que justice soit rendue pour les victimes.»
Silence de l’établissement et débat en ligne
À ce stade, aucune communication officielle n’a été émise par l’établissement scolaire malgré plusieurs sollicitations. Sur les réseaux sociaux, l’affaire suscite de nombreuses réactions et les avis restent partagés. Certains internautes condamnent déjà le suspect présumé, tandis que d’autres appellent à la prudence et au respect de la présomption d’innocence. «On ne peut pas juger une personne sur une seule version. Si les allégations s’avèrent fausses, la réputation de cette personne est en jeu», avancent certains internautes, tandis que d’autres dénoncent ce qu’ils considèrent être un «procès médiatique» prématuré.
Pour l’heure, l’enquête policière se poursuit afin de faire la lumière sur les accusations. Les autorités devront déterminer les faits et établir les responsabilités éventuelles. En attendant, cette affaire relance les préoccupations autour de la sécurité des élèves et de la nécessité d’un encadrement strict au sein des établissements scolaires, tout en rappelant l’importance de laisser la justice suivre son cours.
Publicité
Publicité
Les plus récents