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Affaire Frédéric Pavaday
La liberté conditionnelle de l’ex-enseignant décidée aujourd’hui
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Affaire Frédéric Pavaday
La liberté conditionnelle de l’ex-enseignant décidée aujourd’hui
■ Frédéric Pavaday a été reconduit en cellule policière après l’audience d’hier, mercredi 4 mars 2026, en cour de Curepipe.
Le débat sur la demande de liberté conditionnelle de Frédéric Pavaday s’est tenu hier après-midi à la cour de Curepipe. Accusé provisoirement de child ill-treatment, l’ancien professeur de musique continue de clamer son innocence. La magistrate rendra sa décision aujourd’hui à 11 h 30. L’affaire remonte à fin février, quand Frédéric Pavaday est arrêté et accusé provisoirement de child ill-treatment à la suite d’une plainte déposée par une élève mineure. Le dossier suscite rapidement une attention particulière de par la nature des allégations et le fait que celles-ci concernent un établissement scolaire.
Au cours du débat sur la liberté conditionnelle hier, plusieurs éléments ont été avancés devant la cour. La directrice de l’ONG Pedostop a été appelée à la barre comme témoin. Elle a affirmé que deux victimes présumées se sont manifestées auprès de son organisation. Selon ses déclarations, ces personnes résident à l’étranger mais seraient disposées à venir témoigner au procès. Elle a précisé qu’une levée de fonds est déjà en cours pour financer le billet d’avion de l’une d’elles, alors que l’autre présumée victime prévoit de venir par ses propres moyens.
La défense, représentée par Mᵉ Sanjeev Teeluckdharry, a tenté de convaincre la cour que l’accusé serait prêt à se soumettre à toutes les conditions d’une éventuelle remise en liberté. À la barre, l’avocat a interrogé son client sur sa volonté de respecter des mesures strictes. Parmi les conditions évoquées figurent l’interdiction de quitter sa localité ; un couvre-feu de 18 heures à 6 heures; ou même l’obligation de changer de lieu de résidence pour une localité déterminée par la cour.
À chacune de ces hypothèses, Frédéric Pavaday a répondu qu’il respecterait toutes les conditions – même les plus strictes – que la cour lui imposerait. Il a également réaffirmé : «Je n’ai rien fait, je suis innocent dans cette affaire.» Durant les débats, l’avocate de la plaignante a exprimé de fortes réserves quant à une éventuelle remise en liberté. Elle a soutenu qu’il existait un risque de fuite de l’accusé, qui pourrait ne pas se présenter à son procès.
Frédéric Pavaday a alors répondu à cet argument en déclarant que s’il voulait fuir, il aurait pu le faire depuis longtemps car l’affaire remonterait à près d’un an, quand l’établissement scolaire a initié une enquête interne le concernant. Malgré cette situation, il dit n’avoir jamais cherché à quitter le pays, ni à interférer dans ces démarches. Il a laissé les investigations suivre leur cours parce qu’il dit croire en la justice, tout en soulignant qu’il n’a jamais tenté d’influencer des victimes ou témoins. Il a également insisté sur le fait qu’il ne chercherait pas maintenant à fuir ou à interférer.
À l’issue des plaidoiries et interventions, la magistrate a indiqué qu’elle rendrait sa décision aujourd’hui à 11 h 30. En attendant, l’affaire continue de susciter un vif intérêt alors que l’enquête se poursuit et que d’éventuels témoignages supplémentaires pourraient émerger.
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