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Gouvernance mondiale
La Chine propose sa vision d’une réforme du multilatéralisme
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Gouvernance mondiale
La Chine propose sa vision d’une réforme du multilatéralisme
Le «Global Governance Forum» se tient depuis vendredi et se clôt aujourd’hui, à Xiong’an New Area, dans la province du Hebei.
«Rebuilding Confidence and Cooperation: Reforming and Improving Global Governance in a Transforming World». Tel est le thème du Global Governance Forum de 2026, qui s’est ouvert le 23 octobre à Xiong’an New Area, dans la province du Hebei, au nord de la Chine, et se termine aujourd’hui.
Organisé par le Chinese People’s Institute of Foreign Affairs (CPIFA), avec la participation du People’s Government of Hebei Province, du Xiong’an New Area Administrative Committee, de la United Nations Association of China, du China Institute of International Studies et de la China Foreign Affairs University, le Forum réunit des représentants des milieux politique, stratégique, académique, économique et médiatique, ainsi que des jeunes leaders.
Les échanges portent notamment sur les Nations unies, le changement climatique, l’intelligence artificielle et le commerce multilatéral.
Selon le CPIFA, quelque 180 participants étrangers sont venus de plus de 90 pays assister au forum, aux côtés de 180 participants chinois environ. Le programme comprenait une cérémonie d’ouverture, une session plénière, 22 discussions et tables rondes réparties en cinq sessions, ainsi que plusieurs événements parallèles.
Les propositions chinoises
La réforme de la gouvernance mondiale figure parmi les sujets défendus par la Chine dans les enceintes multilatérales. En mai dernier, le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, a présenté neuf orientations de réforme lors d’une réunion du Group of Friends of Global Governance, tenue le 28 mai au siège de l’ONU à New York. Ce groupe, promu par la Chine dans le cadre de la Global Governance Initiative (GGI), rassemble plus de 60 pays, selon le ministère chinois des Affaires étrangères.
Les neuf orientations présentées par Wang Yi portent notamment sur la réforme de l’ONU, le renforcement de l’autorité et des capacités du United Nations Security Council, l’adaptation des opérations de maintien de la paix, le financement du développement, la gouvernance des droits humains, la réforme du système économique et financier international, ainsi que la gouvernance de l’intelligence artificielle.
Sur l’intelligence artificielle, Wang Yi a notamment proposé de soutenir le rôle de l’ONU comme principal canal de coopération, de prévenir l’élargissement de la fracture numérique et d’établir des garde-fous pour les applications militaires et la gouvernance de l’IA. La Chine a également proposé la création d’une World Artificial Intelligence Cooperation Organisation.
Sur le plan économique et financier, les propositions chinoises comprennent une révision de la répartition des parts au sein de la Banque mondiale et des quotas du Fonds monétaire international, ainsi que la restauration du mécanisme de règlement des différends de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Wang Yi a également proposé une mise à jour des règles de l’OMC afin de tenir compte des évolutions de l’économie mondiale.
Le «North-South divide»
La représentation des pays en développement constitue également l’un des volets de ces propositions. La Chine souhaite notamment renforcer leur voix au United Nations Security Council et accorder une attention particulière à la représentation de l’Afrique. Wang Yi a aussi appelé à réduire le «North South divide» dans le cadre de la réforme de la gouvernance mondiale.
Lors de la même réunion à New York, Amina Mohammed, la vice-secrétaire générale de l’ONU, a estimé que l’architecture internationale n’était plus adaptée aux réalités actuelles. Elle a notamment évoqué la nécessité de faire évoluer les institutions financières internationales et le United Nations Security Council, estimant qu’un Conseil conçu en 1945 devait évoluer pour rester représentatif du monde de 2026. Elle a également souligné l’absence de représentation permanente de l’Afrique au Conseil de sécurité.
La vice-secrétaire générale de l’ONU a par ailleurs indiqué que les neuf propositions présentées par Wang Yi devraient faire l’objet de discussions supplémentaires.
Le 29 mai, au lendemain de la réunion, un communiqué conjoint du Group of Friends of Global Governance a fait état de plusieurs points de consensus, notamment la démocratisation des relations internationales, le respect de la charte des Nations unies et du droit international, le rôle central de l’ONU, la réduction du fossé NordSud et la recherche de résultats concrets en matière de gouvernance mondiale.
Le Forum de Xiong’an s’inscrit dans ce processus. Selon le CPIFA, il doit permettre de poursuivre les réflexions sur la réforme de la gouvernance mondiale et d’explorer des voies et des solutions concrètes pour transformer les consensus en actions.
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