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Believe in – Tranquebar

Josic Fineau : «J’aime que les enfants ne manquent de rien»

27 octobre 2026, 20:00

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Josic Fineau : «J’aime que les enfants ne manquent de rien»

Employée de l’école Guy Rozemont et éducatrice au grand cœur, Josic Fineau est l’un des maillons indispensables de l’équipe Believe In de l’association Synergeo. Sa mission : proposer des activités créatives de qualité aux enfants de Tranquebar. Afin que cette action puisse prendre une nouvelle dimension pendant les vacances scolaires, Josic Fineau lance un appel urgent aux dons en ligne sur Small Step Matters.

⚫ Comment est né le programme Believe In ?

J’étais membre du Club des parents organisé par l’organisation non gouvernementale (ONG) TIPA à l’école Guy Rozemont. L’objectif était de prolonger à la maison le programme dont bénéficiaient les élèves, afin d’assurer une continuité dans leur apprentissage avec leurs parents. Par exemple, les formateurs abordaient la transmission des valeurs, les responsabilités des adultes et celles des enfants… Les adultes participaient également à des ateliers artistiques.

Puis TIPA a proposé aux mamans de différentes localités une formation plus approfondie. Nous abordions, par exemple, la manière d’encourager la participation des enfants aux activités créatives, de leur donner la parole et de reconnaître les signes d’alerte lorsqu’un élève ne se sent pas bien… Il est primordial de prendre en compte la santé mentale des enfants, y compris lorsqu’on est amené, à son tour, à animer un atelier artistique. Grâce notamment à Nathalie Philogène, alors formatrice pour l’ONG TIPA, j’ai énormément appris.

⚫ Quelle action menez-vous à Tranquebar ?

Avec cinq autres mamans, nous accueillons, au sein du groupe Believe In, accompagné par l’association Synergeo, une quarantaine d’enfants deux samedis par mois pour des activités créatives visant à transmettre les valeurs citoyennes. Au départ, le programme a été lancé chez moi, puis nous avons demandé l’autorisation de travailler au centre de jeunesse. Jusqu’à 42 enfants sont au rendez-vous ! Et nous ne touchons qu’un seul des trois quartiers de Tranquebar, celui de Crown Land Tory.

⚫ Cela représente une logistique importante ?

Oui, car il faut à la fois prévoir les fournitures nécessaires au déroulement des activités, mais également une collation et un repas après chaque session. Par exemple, les enfants adorent le dal pita et les saucisses caramélisées servies avec du riz. Nous servons aussi des jus faits maison, comme le jus de tamarin. Bien entendu, nous ne proposons pas de boissons gazeuses, sauf exceptionnellement, lors des grandes fêtes.

⚫ Tout cela a un coût. Comment gérez-vous le budget ?

L’an passé, Believe In et Synergeo ont mené ensemble une campagne sur la plateforme Small Step Matters. Cette année, nous renouvelons l’expérience. La priorité reste l’achat de produits alimentaires. Il est prévu que chaque éducatrice reçoive une indemnité (stipend) si les dons sont suffisants, mais même sans cela, nous resterons très motivées.

Aujourd’hui, j’aimerais également lancer un appel aux dons en nature : des denrées alimentaires non périssables, des fournitures pour les activités créatives, des fournitures scolaires et, si possible, un petit cadeau de Noël pour chaque enfant de notre programme.

⚫ Vous avez aussi des besoins spécifiques pour ce programme «spécial vacances». Lesquels ?

Pour assurer une continuité avec l’année scolaire, nous réunirons les enfants au moins une fois par semaine pendant les vacances. Nous prévoyons même deux rencontres certaines semaines, lorsque des sorties sont organisées.

Express.mu (620 x 330) (61) Jusqu’à 42 enfants participent aux activités proposées par l’équipe Believe In, à Tranquebar.

Au programme : des échanges avec d’autres associations, comme le Cirque social de Résidence La Chaux, à Mahébourg, ou encore une visite à des personnes âgées vivant en maison de retraite. Nous avons donc besoin de fonds supplémentaires, notamment pour financer les déplacements en bus.

⚫ Pourquoi avez-vous choisi d’emmener les enfants visiter une maison de retraite ?

Il est important que les enfants éprouvent de l’amour pour les gran-dimounn. Nous leur expliquons que les seniors appartiennent à la génération de leurs parents et qu’ils ont contribué à faire prospérer le pays. Il faut respecter les grands-pères et les grands-mères ! Cela fait aussi partie de notre programme de transmission des valeurs.

⚫ Quel regard les parents des enfants que vous accueillez portentils sur l’initiative Believe In ?

Les adultes sont très reconnaissants que leurs enfants soient encadrés deux samedis matin par mois. Ainsi, ils ne s’ennuient plus à la maison et sont éloignés des dangers de la rue. Les parents savent que leurs enfants sont en sécurité avec nous et qu’ils apprennent de bonnes choses. Parfois, les adultes nous font même part de changements dans le comportement de leur enfant à la maison. Notre quartier de Tranquebar est confronté à des fléaux qui touchent malheureusement de nombreux quartiers de Maurice aujourd’hui. La mobilisation des adultes est donc importante. Les parents me respectent, les enfants me respectent… Tou zanfan kriy mwa «Ma», ou «Miss» pour les petits nouveaux.

J’ai l’habitude d’expliquer aux adultes qu’ils doivent veiller à la manière dont ils se parlent entre eux et dont ils s’adressent à leurs enfants… Comme je le dis : «Nou zanfan, nou laglas.» Les enfants sont le reflet de leurs parents, qui les éduquent, mais aussi des adultes qui les entourent. Chacun doit prendre son rôle au sérieux.

⚫ Les enfants vous appellent «Ma», probablement parce que vous remplissez votre mission avec un cœur de maman. Un message pour conclure ?

J’espère que les citoyens et les entreprises feront preuve de générosité envers la campagne de collecte de fonds de Believe In sur la plateforme solidaire Small Step Matters. J’aime que les enfants ne manquent de rien et que nous leur donnions le maximum de possibilités pour grandir, s’épanouir, apprendre et cultiver leurs talents…

J’ai connu la douleur du manque. Alors, lorsque je vois certains enfants de l’école de Tranquebar qui, quelques jours avant les examens du Primary School Achievement Certificate, n’avaient pas de crayon, ou d’autres qui n’avaient pas de cahier pour prendre leurs notes, cela me faisait vraiment mal.

Je distribue le lait à l’école. Alors, lorsqu’un enfant n’a pas de cahier, je demande à quelqu’un d’aller en chercher un dans le petit stock que je garde à la maison. De même, lorsque nous réunissons les enfants le samedi matin, s’il n’y a pas assez à mettre sur la table, les animatrices de Believe In puisent dans leurs propres provisions mensuelles, destinées à leurs enfants.

Mais, coûte que coûte, notre initiative doit perdurer.

***** 

Soutenir Josic et Believe In dans leur action sur le terrain

Coordinatrice de l’association Synergeo, Elarie Pitois accompagne l’équipe Believe In dans sa recherche urgente de fonds. Voici quelques pistes concrètes pour assurer la continuité du projet au cœur de Tranquebar, y compris pendant les vacances scolaires.

«Le moyen le plus simple et le plus rapide de donner est par Juice», explique Elarie Pitois. «Pour les dons en nature, le public et les entreprises peuvent prendre directement contact avec Synergeo par courriel : [email protected].»

Chaque roupie compte. Comment donner ?

• Par Juice, en sélectionnant Small Step Matters dans Pay a Merchant. Référence : Believe In.

• Par virement bancaire : Numéro de compte MCB - Small Step Matters : 000444289887. Référence : Believe in.

• Pour les entreprises, avec une contribution CSR, merci de prendre contact par mail : manager@ smallstepmatters.org

Pour les contribuables individuels, à noter que toute donation électronique jusqu’à un montant de Rs 100 000 à une institution charitable reconnue par la MRA (comme Small Step Matters) est déductible de la taxe.

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