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Entre «guillemets»

11 novembre 2015, 08:00

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Entre «guillemets»

On apprend, ce samedi, les démêlés d’un employé d’hôtel, un cadre étranger, pour obtenir le permis de résidence de son épouse, alors que lui est déjà installé dans l’île. Il s’agit, en fait, d’une «épouse», puisqu’ils sont, biologiquement parlant, pas faits l’un pour l’autre, alors qu’ils se sont légalement «mariés» dans leur pays d’origine. Les autorités dites «compétentes» de notre beau pays ont, semble-t-il, «rejeté» la demande pour le moment. Dans ce monde de plus en plus complexe, vous avez remarqué l’usage de plus en plus nécessaire des «guillemets» ?

 

La question, en effet, est compliquée. Considérez : le précédent nous vient de l’ancien gouvernement, ce qui n’arrange rien évidemment. En effet, l’ancien ministre des Affaires étranges, pardon étrangères, M. Boolell, accrédite le nouvel ambassadeur britannique, M. Jonathan Drew, ainsi que la présence de son compagnon, au motif libéral que ce qu’ils ont comme vie personnelle ne nous regarde pas. N’empêche que ce faisant, on crée un précédent, soit celui de reconnaître la primauté de la loi du pays d’origine de nos visiteurs ? Devrions-nous dès lors reconnaître la sharia pratiquée à titre privé par un visiteur venant d’un pays qui y croit ? Sûrement pas ! La souveraineté des lois nationales étant bien sûr capitale, ne serait-ce que pour notre dignité. Alors ? On peut supposer qu’il s’agit d’appliquer notre discernement et de reconnaître que notre flexibilité dans une situation «diplomatique» ne doit pas être étendue à tout visiteur de passage chez nous ? D’autant qu’au-delà de notre million de touristes, il s’agira d’accueillir bientôt 150 000 «étrangers» si l’on veut faire vivre les «smart cities». À préciser donc !

 

* * *

 

Dimanche, l’express nous apprend que la SMF a commencé à tuer les chauves-souris. Ils ont commencé plutôt modestement en choisissant d’abord un terrain plat, soit la forêt Daruty à Petit-Raffray, en- suite en alignant «une centaine» de ces mammifères fructivores, ce qui, en langage décodé, veut certainement dire moins de cent… Les soldats ont dû «ajuster leur tir à plusieurs reprises», écrit-on. Ce n’est pas sur prenant ! Un canon lisse de calibre 12, ça ne se tire pas comme un fusil de soldat : c’est moins puissant, le petit plomb éclate comme une «balle fanée» et la trajectoire balistique s’incurve vers le sol beaucoup plus rapidement. De plus, l’objectif n’est pas, évidemment, coopératif et à chaque coup de fusil, c’est la nuée de chauves-souris dans le ciel où il est beaucoup plus difficile de les aligner. Les soldats ont pourtant été aidés par des employés du ministère de l’Agro-industrie. Vous savez pour quoi ? Pour apparemment ramasser les chauves-souris mortes et les transporter jusqu’à un incinérateur situé à la mer morte, pardon rouge ! Étrange comportement, puisque ces bêtes mortes auraient pu être vendues au public qui en raffolait (jusqu’à l’interdiction de leur chasse) ou concédées gratuitement aux cuisines de nos divers hospices qui auraient pu ainsi rappeler le goût du salmis de chauves-souris à leurs protégées à eux (sans jeux de mots ni insinuations).

 

Mais l’on parle d’un problème inattendu. En effet, quoi faire des petits, parfois encore vivants, accro- chés au pelage de leur mère morte ? La fourrière aussi ? Ou va-t-on compliquer le travail de la SMF en leur demandant désormais de ne tuer que les mâles ? Il paraît qu’on les reconnaît à une petite tache noire sur le pubis… À la saison des amours, s’entend.

 

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Finalement, Week-End, dans sa rubrique «Ça va se savoir», annonce qu’il sera désormais peut-être nécessaire de déclarer à la MRA tous les «coffres» que l’on possède. Clairement, c’est la vente de matelas qui va en bénéficier ! 

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