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Affaire Palmar

Huit suspects en cour, allégations de brutalité policière et rebondissements

27 janvier 2026, 08:28

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Huit suspects en cour, allégations de brutalité policière et rebondissements

Nouveau développement dans l’affaire de l’intervention policière ayant dégénéré à la plage publique de Palmar. Huit personnes comparaîtront devant la cour de Flacq aujourd’hui, mardi 27 janvier, dans le sillage des incidents survenus lors d’une opération visant à sanctionner des nuisances sonores.

Selon les informations disponibles, sept des huit accusés étaient toujours en détention hier. Le huitième suspect a, quant à lui, été libéré sur parole et devra se présenter en cour aujourd’hui. La comparution permettra de formaliser les accusations provisoires retenues contre eux, notamment en lien avec la nuisance sonore, l’entrave à une intervention policière et les dégradations commises sur un véhicule de service. Pour rappel, l’intervention policière avait été déclenchée à la suite de plaintes concernant de la musique diffusée à très fort volume depuis des véhicules stationnés à proximité de la plage. La situation avait rapidement dégénéré. Des insultes auraient été proférées à l’encontre des agents, des projectiles lancés et la plaque d’immatriculation du véhicule de police arrachée. Face à une foule hostile, les policiers avaient finalement dû se retirer. lexp - 2026-01-27T152724.669.jpg

Un neuvième individu avait également été convoqué par la police. Présenté initialement comme un membre de l’Anti-Drug and Smuggling Unit (ADSU), il a finalement été mis hors de cause. Après vérifications, les enquêteurs ont conclu qu’aucun élément ne permettait de l’incriminer dans les incidents survenus à Palmar. En revanche, l’enquête a révélé qu’une autre personne parmi les sept initialement arrêtées se serait présentée comme membre de l’ADSU lors des événements. Après vérification, les autorités ont établi qu’il ne s’agissait pas d’un officier de cette unité, mais d’un simple chauffeur. Les circonstances exactes dans lesquelles cette fausse déclaration aurait été faite restent à éclaircir.

Allégations de brutalité policière

L’affaire connaît par ailleurs un nouveau tournant avec des allégations de brutalité policière. L’avocat d’Akshaye Keerpah, l’un des accusés, Me Pravesh Nuckcheddy, affirme que son client aurait subi des violences lors de son interpellation et/ou de sa détention. Des captures d’écran de courriels adressés au commissaire de police ainsi qu’au ministère de la Santé circulent actuellement. Dans ces correspondances, l’homme de loi demande qu’une attention particulière soit accordée à l’état de santé de son client. Il sollicite notamment un examen médical approprié et indépendant, au vu des blessures constatées. Il réclame également qu’une enquête soit initiée afin de faire toute la lumière sur les circonstances de l’arrestation.

À ce stade, aucune déclaration officielle n’a été émise par la police concernant ces accusations. Il n’a pas été confirmé si une enquête interne distincte a été ouverte à ce sujet.

L’affaire de Palmar continue de susciter de vives réactions dans l’opinion publique et sur la scène politique. Plusieurs responsables ont réclamé des sanctions sévères à l’encontre des auteurs des violences et des dégradations visant les forces de l’ordre.

Parallèlement, la Police Fighters Union maintient sa demande d’introduction de Bodycams pour les policiers en intervention, estimant que ces dispositifs permettraient d’apporter davantage de transparence et de protection, tant pour les agents que pour les citoyens.

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