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Fiscalité : Rs 58,9 milliards attendues des entreprises en 2026-2027
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Fiscalité : Rs 58,9 milliards attendues des entreprises en 2026-2027
Faut-il imposer une nouvelle taxe de solidarité temporaire aux grandes entreprises pour financer les priorités nationales ? La question a été soulevée hier par le député Ram Etwareea. Interpellé sur les performances financières des secteurs bancaire, de l’assurance, de la distribution pétrolière, du tourisme et du commerce, le PM et ministre des Finances a défendu les mesures fiscales déjà mises en place, tout en appelant à la prudence face à une éventuelle hausse de l’impôt.
Le chef du gouvernement a rappelé que les deux derniers Budgets avaient déjà sollicité des efforts supplémentaires du secteur privé. Une Fair Share Contribution pouvant atteindre 5 % du revenu imposable a notamment été introduite pour trois ans sur les entreprises locales dont le revenu imposable annuel dépasse Rs 24 millions. Dans le secteur bancaire, une contribution additionnelle de 2,5 % a également été instaurée sur les revenus imposables provenant des activités domestiques. Le plafonnement de la taxe spéciale sur les banques a par ailleurs été supprimé.
Selon Navin Ramgoolam, les recettes fiscales provenant des entreprises ont atteint Rs 49,2 milliards durant l’exercice 2025-2026, hors la Corporate Social Responsibility, dont Rs 13,7 milliards provenant des banques. Les contributions Fair Share et Additional Fair Share ont, à elles seules, généré Rs 4,3 milliards supplémentaires.
Pour l’exercice 2026-2027, le gouvernement prévoit Rs 2,7 milliards de recettes additionnelles, dont Rs 1,5 milliard grâce à la Corporate Climate Responsibility Levy, Rs 700 millions provenant de la suppression du plafonnement de la taxe spéciale bancaire et Rs 500 millions liés à une hausse de l’impôt sur les entreprises exportant des animaux vivants. Les recettes fiscales totales attendues du secteur des entreprises devraient atteindre Rs 58,9 milliards.
Le PM a toutefois averti qu’une taxation excessive pourrait nuire à la compétitivité des entreprises, particulièrement dans les secteurs bancaire et financier, et encourager la délocalisation de certaines activités. Il a également rappelé l’introduction d’un impôt minimum alternatif visant notamment les hôtels, les assurances et les télécommunications, afin d’assurer une taxation minimale de 10 % des bénéfices comptables ajustés.
Un comité de haut niveau, présidé par le Financial Secretary, a été constitué pour revoir le système fiscal mauricien, avec pour objectifs d’améliorer son équité, son efficacité et sa compétitivité internationale.
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