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Tensions à travers le pays
Filière sucrière : 17 450 tonnes de canne parties en fumée
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Tensions à travers le pays
Filière sucrière : 17 450 tonnes de canne parties en fumée
Photo d'illustration.
Quelque 17 450 tonnes de canne à sucre ont été détruites par des incendies entre le lundi 12 et le mercredi 14 octobre. Ce bilan a été précisé par le ministre de l’Agro-industrie, de la sécurité alimentaire, de l’économie bleue et de la pêche, Arvin Boolell, à l’issue d’une réunion tenue hier avec les petits planteurs, les groupes sucriers et les autres acteurs du secteur. Les feux, signalés notamment à Cascavelle, Gros-Cailloux, Solférino, Montebello et Chemin-Grenier, ont été maîtrisés.
Le ministre a estimé que les circonstances laissaient penser que la plupart des incendies dans les champs étaient d’origine criminelle. Il a également évoqué des cannes déjà récoltées et transportées vers les usines qui ont été touchées. Rappelant que l’industrie sucrière et cannière constitue un service essentiel, il a insisté sur la nécessité d’une concertation avec les autorités et la police pour assurer la sécurité des travailleurs et permettre la poursuite des activités. Il a aussi appelé à ne pas tolérer de tels actes, dont les auteurs s’exposent aux sanctions prévues par la loi. Dans son communiqué publié mercredi, la Chambre d’agriculture estime la récolte sucrière 2026 à 2,38 millions de tonnes, avec près de la moitié des cannes encore à couper. Les cannes brûlées n’étaient pas toutes arrivées à maturité : la perte en sucre est évaluée entre 500 et 800 tonnes, contre environ 1 000 tonnes en conditions normales.
Les dégâts touchent aussi les repousses récemment fertilisées, susceptibles d’affecter la récolte 2027. La priorité est de récupérer rapidement les cannes brûlées et de réparer les systèmes d’irrigation endommagés. Les trois usines sucrières ont repris leurs opérations normalement mercredi matin.
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