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Éducation

Épreuve annulée, candidats angoissés

18 octobre 2026, 18:00

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Épreuve annulée, candidats angoissés

■ Le ministre de l’Éducation, Mahend Gungapersad, lors de sa rencontre avec la presse hier à Phoenix. © Rishi Etwaroo

Ils ont passé des mois, voire des années, à se préparer. Mais le 13 octobre, une épreuve de leurs examens du School Certificate (SC) ou du Higher School Certificate (HSC) n’a finalement pas eu lieu. Depuis, une question domine chez plusieurs candidats : comment cette situation exceptionnelle sera-t-elle prise en compte dans leurs résultats ? Entre inquiétude, frustration et incertitude, ils attendent des réponses du ministère de l’Éducation et des garanties quant à leur avenir académique.

Pour les élèves concernés, l’enjeu dépasse largement une épreuve annulée. C’est tout un parcours qui pourrait être affecté. «Nos examens ne sont pas simplement des papiers ; ils représentent des années de travail, de sacrifices et de préparation», soulignent plusieurs candidats dans un message adressé aux autorités.

Une nouvelle date d’examen, d’autres modalités d’évaluation ou encore une prise en compte des performances antérieures : plusieurs pistes sont évoquées par les élèves, sans qu’une solution définitive ait été annoncée. Ils réclament avant tout des dispositions équitables, afin de ne pas être pénalisés par des circonstances indépendantes de leur volonté.

L’inquiétude est d’autant plus vive que les résultats du SC et du HSC peuvent conditionner l’accès à certaines formations, la poursuite des études supérieures et les projets professionnels. Dans un contexte national particulièrement tendu ces derniers jours, certains élèves disent également avoir éprouvé des difficultés à se concentrer sur leurs révisions et leurs examens. «Nous ne demandons pas de traitement de faveur», insistent-ils. Leur principale revendication : obtenir de la visibilité sur les prochaines étapes et s’assurer que cette épreuve manquée ne compromettra pas leurs perspectives.

Le MES en consultation avec Cambridge

Sollicité sur la question, Ashok Goonjur, Principal Examinations Officer au Mauritius Examinations Syndicate (MES), indique que les discussions avec Cambridge sont toujours en cours. «Nous sommes encore en consultation avec Cambridge et nous attendons leur réponse. Ils doivent consulter plusieurs personnes et différents comités», explique-t-il.

Concernant les dispositions susceptibles d’être prises, il précise que les corrections sont effectuées selon le marking scheme, tout en évoquant la possibilité de soumettre des demandes de special consideration à Cambridge. Cette démarche nécessite toutefois une intervention formelle des établissements concernés.

«Il faut que les écoles concernées, par l’intermédiaire de leurs recteurs, nous adressent une demande. Nous pourrons alors soumettre une requête à Cambridge», précise-t-il. Il invite ainsi les candidats qui estiment pouvoir être pénalisés par la situation à en discuter avec leur recteur, afin que leur cas puisse être officiellement signalé au MES.

À ce stade, aucune décision définitive n’a donc été communiquée sur les modalités qui seront retenues pour les candidats concernés. Pour ces jeunes, l’enjeu est bien plus qu’une épreuve manquée : c’est la suite de leur parcours académique qui est en question.

image (3) ■ Les dates à retenir pour les examens des grades 4 et 5 et du NCE.

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Examens : Le ministère veut tourner la page après une semaine sous tension

Après une semaine marquée par le report de plusieurs épreuves, la fermeture temporaire d’établissements et l’inquiétude des familles, le ministre de l’Éducation, Mahend Gungapersad, a fait le point hier à Phoenix. Le ministère assure avoir pris les mesures nécessaires pour une reprise dans les meilleures conditions.

«Suite aux événements survenus, nous avons eu à revoir le calendrier scolaire», a expliqué le ministre, une décision motivée avant tout par la sécurité des élèves. La grande majorité des candidats du SC et du HSC ont pu rejoindre leurs centres à temps, selon les chiffres du ministère. Le 14 octobre, sur 1 347 candidats en «Computer Science» (HSC), 18 sont arrivés en retard mais ont pu prendre part à l’épreuve. En mathématiques (SC, syllabus A et D), quatre retardataires sur 12 522 candidats ont également pu passer l’épreuve. Le lendemain, les 20 candidats de «Psychology» (HSC) sont arrivés à l’heure, et deux des 2 303 candidats d’«Accounting» ont été retardataires, sans conséquence sur leur épreuve.

Le ministre a insisté sur l’impact psychologique des événements. Le «Health and Wellness Department» prépare un accompagnement pour les élèves affectés. Il a aussi voulu clarifier les rumeurs de fuites de sujets, rappelant l’interdiction des téléphones portables et des montres connectées en salle d’examens, conformément aux recommandations de Cambridge. Selon lui, un incident lié à une photo aurait alimenté une «psychose» chez certains jeunes. À la reprise lundi, les établissements devront aussi veiller à la présence d’horloges murales dans les salles. Une école privée du Nord qui avait ouvert malgré les événements a fait l’objet d’une réaction de la Private Secondary Education Authority : intervention de la police et lettres d’avertissement. Une école primaire et un collège ont subi des dégâts partiels, mais fonctionneront normalement lundi. Le ministre appelle les élèves à poursuivre leurs révisions et rappelle que cette période est éprouvante à la fois pour les parents et pour les enfants. «Ce sont des moments difficiles.»

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