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La planète entre en 2025
Entre espoirs de paix et retour annoncé de Trump
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La planète entre en 2025
Entre espoirs de paix et retour annoncé de Trump
Décorations du Nouvel an à Moscou, le 16 décembre.
Le monde a réveillonné hier soir sous les feux d’artifice pour célébrer 2025 au terme d’une année marquée par l’or olympique, le retour tonitruant de Donald Trump mais aussi de nouveaux bouleversements au Moyen-Orient et en Ukraine, faisant espérer la paix aux populations civiles.
L’année 2024, qui sera certainement la plus chaude jamais enregistrée, a également vu se produire des catastrophes naturelles aggravées par le réchauffement climatique, de la canicule meurtrière du pèlerinage de La Mecque aux tragiques inondations de la vallée de Katmandou. Hier après-midi à Sydney, sur l’un des fuseaux horaires les plus à l’est de la planète, de nombreux Australiens se disaient soulagés de dire adieu à 2024. «Il y a bien sûr beaucoup de guerres et de chahut dans de nombreux endroits», a déploré auprès de l’AFP Stuart Edwards, 32 ans, employé du secteur des assurances, alors que la foule s’accroissait le long du rivage. «Ce serait bien pour le monde si les choses s’arrangeaient d’elles-mêmes.» Plus d’un million de spectateurs, réunis dans la ville autoproclamée «capitale mondiale du Nouvel an», ont vu s’élancer à minuit neuf tonnes de feux d’artifice depuis son incontournable opéra et son Harbour Bridge.
La foule, la star américaine de la pop, Taylor Swift, a pu l’expérimenter en 2024, avant de mettre un point final à sa tournée mondiale de tous les records, The Eras Tour. Le bébé hippopotame pygmée, Moo Deng, s’est quant à lui emparé des réseaux sociaux, tandis que le tout jeune prodige du football, Lamine Yamal, a porté l’Espagne jusqu’au sommet de l’Euro-2024. Les Jeux olympiques et paralympiques de Paris ont réuni tous les continents à l’été, une parenthèse de fête bienvenue marquée par une spectaculaire cérémonie d’ouverture sur la Seine et des sites aux allures de cartes postales, du beach-volley sous la tour Eiffel à l’équitation au château de Versailles. Des millions d’habitants se sont également rendus aux urnes dans plus de 60 pays. En Russie, Vladimir Poutine a de nouveau remporté un scrutin présidentiel malgré des accusations de fraude, tandis qu’au Bangladesh, tandis qu’au Bangladesh, un mouvement étudiant a détrôné la Première ministre, Sheikh Hasina, malgré une violente répression. Aucun vote n’a été aussi scruté que celui du 5 novembre aux États-Unis, remporté l’ancien président Donald Trump, ciblé par deux tentatives d’assassinat et condamné au pénal. Du Mexique au Moyen-Orient, le retour de Trump à la Maison Blanche en janvier génère déjà de l’agitation : le président élu a promis une offensive douanière face à la Chine, s’est engagé à soutenir pleinement Israël et a dit vouloir mettre fin à la guerre en Ukraine en «24 heures».
Espoirs de «paix»
2024 aura été une année de bouleversements au Moyen-Orient, avec la fin de plus de cinquante ans du règne sans partage du clan Assad sur la Syrie, mais aussi le retour de l’armée israélienne dans le sud du Liban et des explosions simultanées de bipeurs lors d’une vague d’assassinats dans les rangs du Hezbollah. Dans la bande de Gaza, les civils se disent exténués par la guerre entre Israël et le mouvement islamiste palestinien Hamas, déclenchée par l’attaque du 7 octobre 2023, et la grave crise humanitaire qui en découle. «L’année 2024 a été l’année la plus difficile», relate pour l’AFP Wafaa Hajjaj à Deir el-Balah, dans le centre du territoire, où les déplacés s’entassent dans des tentes pleines à craquer. «J’ai perdu beaucoup d’êtres chers, notamment mon père et des amis proches», raconte-t-elle, avant de souhaiter «que la sécurité revienne et que la guerre arrive enfin à son terme». En Syrie, l’approche de la nouvelle année suscite espoir et attente, après le renversement du président Bachar al-Assad par une coalition menée par les islamistes de Hayat Tahrir al-Sham. «Nous étions hésitants à sortir cette année en raison de la situation sécuritaire, mais nous avons décidé de surmonter nos peurs et de ne pas changer nos habitudes», raconte Maram Ayoub, 34 ans, à Damas. Dans l’est de l’Europe, l’invasion russe de l’Ukraine s’achemine pour sa part vers son 3e anniversaire. En difficulté dans l’est, Kiev va devoir composer avec Donald Trump, dont l’élection a semé le doute sur l’avenir de l’aide américaine. Dans une rue de la capitale, l’enseignante Kateryna Tchemeryz dit vouloir «la paix» pour l’Ukraine et que «les gens cessent de mourir».
Après une année 2024 encore plus chaude que la précédente, 2025 devrait être l’une des trois aux températures les plus élevées jamais enregistrées, selon les projections de l’agence météorologique britannique Met office. La récente succession de records est telle que les scientifiques se demandent de plus en plus si nous sommes entrés en terrain inconnu. «Si les températures ne redescendent pas plus franchement en 2025, il faudra se poser des questions», dit à l’AFP le climatologue Robert Vautard.
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