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Émigration : 76 % des 18-25 ans envisagent de quitter Maurice

29 octobre 2026, 11:15

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Émigration : 76 % des 18-25 ans envisagent de quitter Maurice

Le chiffre interpelle. Selon le rapport Afrobarometer 2026, 76 % des Mauriciens âgés de 18 à 25 ans interrogés envisagent d’émigrer. Une situation préoccupante soulevée par le député de l’opposition, Adrien Duval. Interpellé sur les mesures envisagées pour retenir les jeunes diplômés et encourager le retour de la diaspora, Navin Ramgoolam a reconnu l’ampleur du défi. Il a souligné que l’émigration des jeunes nécessite une réponse à plusieurs niveaux, notamment en matière d’emploi, de formation et d’entrepreneuriat. Il a évoqué le lancement, en septembre 2026, du Skills Development Scheme for Professionals par le Human Resource Development Council, destiné à financer des formations spécialisées.

Le gouvernement prévoit également la création d’une zone économique spéciale de haute technologie à Côte-d’Or, axée sur l’intelligence artificielle, les technologies numériques et la fabrication avancée. Une plateforme numérique développée par SME Mauritius devrait aussi faciliter l’accès des entrepreneurs aux aides financières et aux dispositifs de soutien.

Concernant la diaspora, Navin Ramgoolam a annoncé qu’une plateforme nationale, baptisée National E-Diaspora Platform, devrait être opérationnelle en janvier 2027. Un Diaspora and Global Advisory Council sera également institué sous l’égide du Bureau du Premier ministre.

Lors des questions supplémentaires, Adrien Duval a insisté sur le taux de chô- mage des 18-25 ans, qu’il situe à 20 %, soit quatre fois la moyenne nationale. Il a éga- lement évoqué le chiffre de 44 000 jeunes qui ne seraient ni en formation ni dans le système éducatif. Le député a ainsi réclamé le retour du Youth Employment Programme, lancé en 2013, qui aurait permis à plus de 50 000 jeunes de trouver un emploi grâce à des subventions gouvernementales pouvant atteindre 50 %.

Navin Ramgoolam a indiqué que le gouvernement envisage de relancer ce programme, tout en soulignant les contraintes budgétaires. «We cannot afford to subsidise everything in this country», a-t-il déclaré. Il a également évoqué le risque d’une dégradation de la notation souveraine de Maurice par Moody’s, insistant sur la nécessité d’évaluer le coût d’une éventuelle relance du dispositif.

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