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Sénégal
Droits humains : Rajen Narsinghen défend le bilan de Maurice à Dakar
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Droits humains : Rajen Narsinghen défend le bilan de Maurice à Dakar
■ Le «junior minister» aux Affaires étrangères, Rajen Narsinghen, a participé à la 89ᵉ session ordinaire de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples à Dakar, au Sénégal.
Maurice a réaffirmé son engagement en faveur des droits humains. C’était lors de la 89ᵉ session ordinaire de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples, tenue à Dakar, au Sénégal, où le junior minister aux Affaires étrangères, Rajen Narsinghen, a présenté le 15 octobre le 11ᵉ rapport périodique du pays sur l’application de la Charte africaine.
La mission mauricienne a porté sur les progrès réalisés en matière de protection des libertés fondamentales, ainsi que sur les réformes législatives et institutionnelles engagées depuis l’arrivée au pouvoir du nouveau gouvernement en novembre 2024.
Devant les commissaires africains, Rajen Narsinghen a mis en avant la réforme constitutionnelle de 2025 consacrant l’interdiction absolue de la torture et des traitements inhumains ou dégradants. «Notre engagement en faveur des droits humains ne saurait se limiter aux principes constitutionnels et aux textes de loi. Il doit se traduire concrètement dans la vie quotidienne de nos citoyens, à travers la protection de leur dignité, le respect de leurs libertés fondamentales et un meilleur accès à la justice», a plaidé Rajen Narsinghen. Il a également évoqué les modifications apportées au Code pénal, le renforcement de l’aide juridictionnelle et les mesures visant à améliorer l’accès à la justice.
La Commission a interrogé la délégation mauricienne sur plusieurs dossiers, dont l’indépendance de la Commission nationale des droits de l’homme, les droits des enfants, la protection des femmes, les conditions de détention et les libertés de réunion et de manifestation. Maurice a indiqué que des réformes étaient envisagées pour renforcer l’autonomie et l’indépendance de la Commission nationale des droits de l’homme.
Rajen Narsinghen a précisé : «Maurice réaffirme sa volonté de poursuivre un dialogue constructif avec la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples. Ses recommandations constituent une contribution importante à nos efforts visant à renforcer nos institutions et à garantir une protection toujours plus effective des droits humains.»
La question de l’archipel des Chagos a également occupé une place importante dans les échanges. La délégation a réaffirmé que l’archipel fait partie intégrante du territoire mauricien, en s’appuyant notamment sur l’avis consultatif rendu en 2019 par la Cour internationale de justice. Elle a présenté les mesures prévues en faveur de la communauté chagossienne, dont la création d’un fonds fiduciaire et les préparatifs d’un éventuel programme de réinstallation.
Les autorités mauriciennes ont par ailleurs exposé les mesures relatives aux droits des personnes handicapées, à l’égalité entre les sexes, à la protection des personnes âgées et à la lutte contre les violences domestiques.
Faute de temps pour répondre à l’ensemble des questions soulevées, la délégation s’est engagée à transmettre des réponses écrites dans un délai de 30 jours.
La Commission doit ensuite formuler ses observations finales au début de 2027, marquant une nouvelle étape dans l’examen du respect par Maurice de ses obligations au titre de la Charte africaine.
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