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Pour venir en aide à Carpe Diem Art Therapy et Link to Life
Diego Acquillina se lance un nouveau défi solidaire
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Pour venir en aide à Carpe Diem Art Therapy et Link to Life
Diego Acquillina se lance un nouveau défi solidaire
Le jeune marathonien espère aller au bout de son objectif.
Bis repetita. L’année dernière, Diego Acquillina s’était lancé le défi de parcourir 100 km en trois jours pour soutenir l’association Ti Rayons Soleil, qui facilite la scolarité d’enfants issus de milieux défavorisés. Cette fois, il place la barre un peu plus haut. À 16 ans, il va tenter de faire le tour de Maurice en sept jours, soit 227 km de course à pied.
«Mon objectif est de récolter Rs 208 000, soit Rs 1 000 pour chaque kilomètre parcouru, au profit de Carpe Diem Art Therapy et de Link to Life, notamment dans le cadre du Pink Project autour du cancer du sein», peut-on lire sur la page de [collecte en ligne](www. crowdfund.mu/diego-runs-fora-cause-2026-2759.html), où chacun peut contribuer à cette belle initiative par un don.
«Je reviens cette année pour faire le tour de l’île, soit le double de la distance que j’avais parcourue en 2025. La dernière fois, c’était pour les enfants ; cette fois, c’est pour les femmes. Carpe Diem aide à la réinsertion de femmes qui ont été incarcérées grâce à l’art-thérapie. Link to Life, de son côté, œuvre pour le dépistage et la lutte contre le cancer du sein, qui touche les femmes, mais aussi les hommes. Ces valeurs sont importantes pour moi», explique Diego, qui entamera son nouveau périple ce vendredi.
Pourquoi prendre un tel engagement à 16 ans ? «J’aime beaucoup Maurice. J’y suis né et j’aimerais aider davantage les personnes qui n’ont pas eu la même chance que moi dans la vie», affirme-t-il.
«C’est vraiment magnifique qu’un jeune se lance dans une telle aventure», réagit Vanessa Florens, coach de squash et coordinatrice de projet au sein de l’ONG Carpe Diem. «Au sein de l’association, nous sommes très fiers du soutien de Diego ! Je suis sportive moi aussi, donc je sais ce que cela demande en matière d’entraînement et d’efforts pour relever un tel défi.»
La musique pour compagnon de route
Contrairement aux apparences, Diego ne courra pas tout à fait seul… Kurt Cobain l’accompagnera. Pour ne pas trouver le temps trop long sur la route, alors qu’il s’apprête à parcourir une moyenne d’environ 32 km par jour, il pourra compter sur la musique dans ses écouteurs. «La seule chose qui me permet de courir, c’est la musique dans mes écouteurs. Sans cela, je ne peux pas y arriver. J’écoute essentiellement du rock et mon artiste préféré est Kurt Cobain», confie-t-il.
Ses amis seront également de la partie et le suivront en voiture lors des différentes étapes.
Ce qui lui donne aussi du courage, c’est de savoir que la course à pied ne sera bientôt plus qu’un lointain souvenir ! «J’ai toujours détesté courir», lance-t-il. Comment est-ce possible ? «Je n’aime pas trop quand c’est long. Les délires de marathon, c’est fini pour moi», affirme celui qui se réjouit de pouvoir ensuite se consacrer à sa passion première : le coaching.
Après avoir animé des stages pour de jeunes footballeurs l’année dernière, il occupe désormais un véritable poste d’entraîneur des U10 à Western Tamarin, dans le cadre d’un projet encadré par Christopher Caserne, gardien de but du Club M.
Quel type d’entraînement faut-il suivre pour parcourir les 227 km de ce tour de Maurice à pied ? «Il n’y a pas vraiment de secret en course à pied», explique l’adolescent. «Il faut simplement s’entraîner ; tout est dans la tête. Je me suis bien entraîné pendant les grandes vacances, en juillet et en août, ainsi qu’en septembre. Je courais 120 km par semaine, six jours sur sept. Le matin, j’assurais mes entraînements de football et, l’après-midi, je courais pendant trois heures. Désormais, je n’ai plus de courbatures le lendemain. Mon corps s’est habitué.»
Ayant changé de lycée cette année, passant du Lycée des Mascareignes, à Moka, au Lycée La Bourdonnais, à Curepipe, il ne rentre plus chez lui à pied après les cours pour s’entraîner. Il prend désormais le bus comme tout le monde… «Il faut dire qu’avec les chiens errants et tout, c’était un peu dangereux», conclut-il.
Mais trêve de bavardage, place à la course ! L’objectif est de récolter Rs 208 000 grâce au financement participatif. Mardi, la cagnotte avait déjà atteint Rs 65 000. Court, Diego, court ! Le jeu en vaut vraiment la chandelle : se dépasser tout en ayant la satisfaction de faire plaisir aux autres…
Mieux connaître Carpe Diem
Vanessa Florens, coordinatrice de projet à Carpe Diem, nous explique que cette ONG est «une association qui utilise l’art comme outil thérapeutique pour aider à la réinsertion des personnes condamnées à la prison, ainsi que des communautés en difficulté. Par exemple, nous sommes intervenus à Tranquebar, auprès de l’APEIM ou encore à l’école Espérance 2000. Nous utilisons les bienfaits de l’art pour aider les personnes qui en ont grandement besoin».
Carpe Diem a été créée en 1999, mais n’est reconnue comme ONG que depuis 2015, grâce à sa présidente, Angel Angoh, l’une des pionnières des programmes de réhabilitation en milieu carcéral. Tous les membres de Carpe Diem sont bénévoles et l’intégralité des fonds récoltés lors des levées de fonds annuelles est destinée aux bénéficiaires.
Carpe Diem et Link to Life sont toutes deux bénéficiaires de l’initiative solidaire de Diego Acquillina, qui entame son tour de Maurice ce vendredi.
Le parcours de Diego
Vendredi : Baie-de-Tamarin – Chemin-Grenier, 35 km
Samedi : Chemin-Grenier – Aéroport, 35 km
Dimanche : Aéroport – Beau-Champ, 32 km
Lundi : Beau-Champ – Azuri, 34 km
Mardi : Azuri – Péreybère, 27 km
Mercredi : Péreybàre – Baie-du-Tombeau, 28 km
Jeudi : Baie-du-Tombeau – Baie-de-Tamarin, 36 km
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