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Menace Iranienne

Des tensions autour de la base militaire de Diego Garcia

20 août 2025, 08:15

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Des tensions autour de la base militaire de Diego Garcia

Des réservoirs de carburant situés en bordure d’une piste militaire sur Diego Garcia.

Les tensions au Moyen-Orient ont pris une nouvelle dimension avec la menace directe de l’Iran de viser la base militaire de Diego Garcia, dans l’archipel des Chagos, si les États-Unis lançaient une attaque contre Téhéran. Cette déclaration, relayée par le journal britannique GB News et confirmée par The Telegraph, souligne la fragilité de la situation géopolitique et place les forces britanniques et américaines stationnées dans l’océan Indien au cœur des enjeux.

Un haut responsable militaire iranien a affirmé que toute offensive américaine déclencherait une riposte immédiate. «Il n’y aura aucune distinction entre forces britanniques et américaines si l’Iran est attaqué», a-t-il déclaré, ajoutant que les bases utilisées par Washington seraient ciblées sans exception, quelle que soit la nationalité des soldats présents. Diego Garcia a été explicitement mentionnée comme cible potentielle, aux côtés d’autres installations, notamment la base navale américaine de Bahreïn.

Cette menace survient alors que des images satellites ont montré l’arrivée récente de trois bombardiers furtifs B-2 Spirit sur Diego Garcia. Ces appareils, capables de frapper les installations souterraines iraniennes, renforcent la perception de la base comme un élément central de la stratégie militaire américaine.

La presse iranienne a assuré que le pays dispose d’armes suffisantes pour mener de telles attaques à partir de son territoire, citant notamment les missiles Khorramshahr de nouvelle génération et des drones suicides.

Du côté britannique, la réaction n’a pas tardé. Un porte-parole du gouvernement a condamné «dans les termes les plus forts» les menaces iraniennes, rappelant que «la base de Diego Garcia est vitale pour la sécurité du Royaume-Uni et des États-Unis et joue un rôle crucial dans la stabilité régionale et internationale».

Depuis son retour à la Maison-Blanche, Donald Trump a relancé sa politique de «pression maximale» contre l’Iran, cherchant à étouffer les exportations pétrolières de la République islamique pour la contraindre à renégocier un accord nucléaire. Le président américain a récemment averti que «de très mauvaises choses arriveront» si Téhéran refuse de négocier, tout en affirmant préférer une solution diplomatique.

L’Iran, par la voix de son guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, a interdit tout contact direct avec Washington. Toutefois, certains responsables, comme l’ancien ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi, ont indiqué que des canaux indirects demeurent possibles, notamment par l’intermédiaire d’Oman.

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